#1diplomate1question

Chaque mois, un diplomate de la Mission permanente de la France auprès des Nations unies répond aux questions des internautes.

Tout au long du mois de juillet, Guillaume Dabouis, Conseiller politique en charge de dossiers stratégiques comme celui de l’Ukraine, a répondu aux questions sur sa carrière, le climat ou encore la diplomatie.

Guillaume a tout d’abord choisi de répondre à une question sur le changement climatique, question d’actualité à l’approche de la COP21.

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Hcjc-Libiih Yanou Frederic : « Pensez-vous réellement que le principe pollueur-payant soit une mesure adéquate pour réussir à freiner les effets du changement climatique sur le plan mondial ? Sinon quelles doivent être concrètement les mesures curatives à prendre à court, moyen et long terme par les pays développés et en voie de développement ? »



- Guillaume Dabouis : « Bonjour et merci pour cette question !

Chacun doit participer à la lutte contre le changement climatique. Pour permettre le passage à une économie décarbonnée et moins polluante, nous pensons qu’il est important d’encourager les acteurs économiques à poursuivre leurs efforts en matière environnementale, et qu’il faut donc créer un cadre de réglementations et d’incitations.

A court terme, la priorité pour la France est de faire de la conférence qui aura lieu à Paris en décembre 2015 un succès. A quoi peut servir une conférence pour sauver la planète ? A faire le point des positions et des engagements de chacun et donc, comme pour tous les rendez-vous diplomatiques, à se projeter vers l’avant avec la certitude d’avoir déjà franchi une étape. A ce titre, la COP 21 sera un aboutissement mais aussi un point de départ. Elle nous donnera l’occasion d’accélérer une dynamique qui me semble déjà bien amorcée.

Chaque pays prend déjà des mesures concrètes, par exemple la loi pour la transition énergétique en France, l’investissement dans les énergies renouvelables en Inde, la fermeture des centrales à charbon les plus polluantes aux Etats-Unis, etc.

Les Etats ont aussi été appelés à annoncer leur stratégie pour réduire leurs émissions, avec des plans détaillés et concrets, ce qu’ont déjà fait de nombreux pays parmi les plus gros pollueurs, comme les Etats-Unis, la Chine ou les pays de l’Union européenne.

La situation des pays les moins avancés et des pays les plus exposés aux risques climatiques, notamment les îles, est bien évidemment prise en compte pour définir ce que chacun peut et doit s’engager à accomplir.

Ces efforts ne sont que le début mais la dynamique est bien lancée. Je suis optimiste. »

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Ensuite, Guillaume Dabouis a choisi de répondre à une des questions sur les carrières à l’ONU.

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Sophie Cl Bdno : « Bonjour Monsieur. Pour intégrer l’ONU en tant qu’expert, est-il nécessaire de détenir un doctorat ? Si oui, le sujet doit-il être académique ou professionnel ? Si non, détenir un doctorat est-il un désavantage au moment de la présentation de sa candidature ? En vous remerciant, bien respectueusement. »



- Guillaume Dabouis : « Bonjour, je vous remercie pour votre question. Pour des postes de spécialistes, les Nations Unies recrutent à plusieurs niveaux. Il existe en effet des postes de niveau :

— P2 (2 ans d’expérience professionnelle pertinente au minimum). A noter, ces postes sont généralement réservés aux lauréats du concours « Young Professionals Programme » (YPP),
— P3 (5 ans d’expérience pertinente minimum),
— P4 (7 ans d’expérience pertinente minimum),
— P5 (10 ans d’expérience pertinente minimum)
— et D1/D2 (15 ans d’expérience pertinente minimum).

Pour tous ces postes, quel que soit le niveau, il est simplement exigé un diplôme universitaire de niveau maîtrise ou équivalent (Bac+4). Les Nations Unies se fondent, pour ce qui est de l’équivalence des diplômes, sur une base de données élaborée par l’UNESCO.

Il n’est donc pas nécessaire d’obtenir un doctorat, qui ne sera ni un avantage ni un désavantage pour décrocher un poste aux Nations Unies. Dès lors que vous êtes titulaire au minimum d’un diplôme reconnu de niveau Bac +4, le critère qui fera la différence sera votre expérience professionnelle, et sa pertinence par rapport au poste visé.

Vous pouvez consulter la base de données de l’UNESCO en créant un profil et vous connectant sur le portail des carrières des Nations Unies (https://careers.un.org/). »

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Enfin, Guillaume Dabouis a choisi de s’adresser directement aux internautes pour répondre à leurs dernières questions.

Sandrine Virtuelle : « Quelles qualités sont utiles pour faire le métier que vous faites ? »
Thomas Corgnet : « Quelle est votre plus grande fierté en tant que diplomate ? »


La réponse en image !

#1diplomate1question

[Les diplomates répondent à vos questions - #1diplomate1question]Guillaume Dabouis, Conseiller politique à la Mission française, a choisi pour finir de s'adresser directement à vous pour répondre aux questions de Sandrine Virtuelle et Thomas Corgnet.Quelles qualités faut-il pour être diplomate comme lui ? Quelle est sa plus grande fierté ? La réponse en image !Encore merci à vous pour toutes vos questions

Posted by Mission permanente de la France auprès des Nations unies on Friday, July 31, 2015


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Dernière modification : 04/08/2015

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