230 millions d’enfants vivent en zones de conflit

Événement de sensibilisation à la conférence ministérielle relative
aux enfants dans les conflits armés (Paris, 21 février) - Intervention de M. Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’Etat au développement et à la francophonie - 24 janvier 2017

Monsieur le Directeur exécutif,
Madame le Représentante spéciale du Secrétaire général,
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

Dans quelques jours, nous célébrerons les dix ans des Principes et Engagements de Paris pour la libération et la démobilisation des enfants.
Il nous appartient aujourd’hui de faire cesser toutes les violations dont sont victimes les enfants dans les situations de conflits armés, et pas simplement leur enrôlement.
C’est pourquoi nous organisons, avec l’UNICEF, le 21 février à Paris, la conférence « Protégeons les enfants de la guerre ».

I- Car en effet les enfants sont encore aujourd’hui les premières victimes de conflits.
II-
Monsieur le Directeur Général, vous nous avez rappelé le chiffre de 230 millions d’enfants qui vivent dans des pays ou des zones qui connaissent des conflits armés. 15 millions sont directement affectés par les combats et 13 millions ne peuvent plus aller à l’école du fait des conflits dans la seule région du Moyen-Orient.

Chacun a dans le cœur les exactions dont sont victimes les enfants enrôlés par Daech ou par Boko Haram.

III- Les efforts de la communauté internationale ont permis des avancées importantes.

A l’initiative de la France, le Conseil de sécurité s’est saisi de cette question. Il a adopté des résolutions importantes pour surveiller et alerter sur les violations dont sont victimes les enfants dans des conflits armés.
L’UNICEF a réalisé un travail considérable en contribuant à la libération et à la réintégration de milliers d’enfants dans le monde.
La campagne « Enfants, pas soldats », lancée par la Représentante spéciale pour les enfants, Mme Leila Zerrougui a permis d’agir, avec les Etats concernés, pour cesser les violations.

III- La tâche est immense. Nous devons donc nous montrer solidaires, réactifs et concrets. C’est l’objet de la conférence « Protégeons les enfants de la guerre ».
Condamner avec force les violences barbares ne suffit pas. Il faut nous montrer collectivement plus efficaces sur le terrain.
A Paris, nous réunirons l’ensemble des acteurs concernés : les représentants des Etats, et l’UNICEF, bien sûr, mais aussi des représentants d’organisations internationales et régionales, des grands témoins et la société civile.
Nous promouvrons la mise en œuvre d’un cadre normatif existant et comptons identifier des pistes concrètes de progrès.
Nous encourageons tous les Etats qui ne l’auraient pas encore fait d’adhérer aux Principes et Engagements de Paris. Il y aura d’ailleurs une cérémonie de signature après la conférence.
Les menaces ont évolué, il faut donc adapter notre réponse à la complexité des enjeux.

Trois panels de haut niveau seront organisés :
1. Comment prévenir le recrutement des enfants dans les conflits armés ?
2. Comment prévenir et cesser les violations graves commises à l’encontre des enfants comme les mutilations et les violences sexuelles ?
3. Comment protéger les enfants des impacts des conflits armés ? Sur l’accès à l’éducation et aux soins de santé par exemple, nous aurons à y réfléchir particulièrement.

***

Les violations dont les enfants sont victimes dans les situations de conflits armés continuent de nous interpeller. L’heure est à la remobilisation.
Nous comptons donc sur votre mobilisation à Paris, au plus haut-niveau, pour échanger et réfléchir et surtout renforcer notre action.
Je vous remercie.

Dernière modification : 25/01/2017

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