A la COP22 de Marrakech, il y aura véritablement des solutions qui seront proposées [en]

Energies renouvelables en Afrique - Allocution du Président de la République française - Le 20 septembre à New York

Messieurs les chefs d’Etat, de gouvernement,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Madame la Présidente de la COP,

Nous voulions en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies organiser cette réunion sur les énergies renouvelables en Afrique parce que c’est la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Comme je l’ai dit à la tribune de l’Assemblée, il y a maintenant urgence à mettre en œuvre ce que nous avons décidé à Paris, ce qui suppose de ratifier, et je sais qu’ici vous y êtes très attentifs dans chacun de vos pays, de manière à ce que l’on puisse disposer à la fin de l’année des instruments de ratification : 55 Etats pouvant représenter 55 % des émissions. Mais, je veux qu’à Marrakech, et je salue ici le Ministre des Affaires étrangères du Maroc, nous puissions être en capacité de dire : voilà, l’Accord est d’ores et déjà mis en œuvre et nous pouvons lancer des initiatives.

Il est très intéressant de relever que nous n’avons pas attendu la COP22 pour agir et pour présenter les projets. La présidente de la COP Ségolène Royal s’est engagée à visiter un grand nombre de pays et je peux confirmer que nous ne la voyons quasiment plus à Paris, elle est partout en Afrique. Je crois qu’elle a visité pas moins de 17 pays, nous avons fait en sorte que nous puissions préparer, et je remercie tous ceux qui y ont contribué, Jean-Louis Borloo, le Président de la BAD, tous les projets possibles qui pourraient démarrer le plus rapidement possible. Nous pouvons aussi évaluer les engagements financiers.

Les bailleurs ont apporté 10 milliards de dollars, la France s’est engagée autour de 2 milliards d’euros, je salue le Président Sissi puisqu’il co-préside avec la France cet événement. Nous avons fait en sorte de mobiliser les fonds européens, et je crois que nous pouvons maintenant lancer de nombreux investissements. C’est d’autant plus nécessaire qu’en un an, rien qu’en un an, les prix des énergies renouvelables ont considérablement baissé. Les solutions techniques se sont, là encore, largement diffusées et l’innovation a été capable de rendre possible ce qui jusqu’à présent n’était pas considéré comme suffisamment rentable, ou suffisamment accessible dans une durée raisonnable. Je note ainsi la présence de centrales solaires au Sénégal, au Mali, en Egypte, en Zambie, des projets considérables qui sont en Ethiopie, en Namibie, au Kenya. Bref, je vais ne pas oublier un pays, j’aurais scrupule, mais nous avons au Cameroun, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso plein d’expériences que nous pouvons partager.

Quarante projets sont d’ores et déjà financés entièrement ou en partie par l’Agence française de développement, donc par la France, et nous pouvons considérer qu’ils pourront être mis en œuvre très rapidement, je pense à une ferme éolienne au Kenya, à une ferme solaire au Sénégal, au barrage hydro-électrique au Cameroun. Nous avançons aussi au-delà des projets, au-delà des financements, sur la gouvernance de l’initiative, et ça c’était aussi un point très important. Qui va mettre en œuvre ce que nous avons décidé ? Un conseil d’administration au niveau des chefs d’Etats se met en place, un comité technique et l’unité de mise en œuvre c’est la Banque africaine de développement, sous l’autorité de Monsieur Adésina, son président.

Je félicite Alpha Condé parce qu’il a fait en sorte de déployer tous ces projets au nom de l’Afrique pendant qu’il en avait la responsabilité, Madame Zuma au titre de la Commission de l’Union africaine et nous pouvons donc annoncer qu’à la COP22 de Marrakech il y aura véritablement des solutions qui seront proposées. Et c’est pour donner ce caractère concret, pratique de la COP, que je demande maintenant à Ségolène Royal de pouvoir montrer d’ores et déjà les conclusions de son rapport, puisque son rapport permet maintenant d’avoir une idée extrêmement précise de ce qu’est le plan énergies renouvelables pour l’Afrique.

Dernière modification : 01/11/2016

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