Burundi

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Introduction

Après plus de dix années (1993-2006) de violences ayant fait 300 000 morts et un long processus de paix, le Burundi a retrouvé progressivement un certain équilibre politique grâce à une constitution basée sur le partage du pouvoir (accords d’Arusha de 2000) et la tenue d’élections reconnues par la communauté internationale.

La France entretient avec le Burundi une longue relation d’amitié et de coopération, amorcée dès l’indépendance du pays. Elle s’exprime ces dernières années par le soutien actif que la France apporte au processus de transition, à la consolidation de la paix et à la reconstruction du pays.

Situation intérieure

La réconciliation nationale, la consolidation de la paix et de l’Etat de droit, la reconstruction et le développement économique et social sont les principaux défis du Burundi post-transition.

Les accords d’Arusha signés en 2000 ont permis la mise en place d’une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Les institutions et les partis politiques doivent obligatoirement respecter des quotas entre communautés. Le premier vice-président doit être issu d’une communauté et d’un parti politique autres que ceux du Président de la République. Conformément à la constitution, l’assemblée nationale est composée à 60% de Hutu et à 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes.

Les scrutins électoraux de 2010 se sont déroulés de façon satisfaisante malgré quelques imperfections et le boycott d’une grande partie de l’opposition. Le parti CNDD-FDD a remporté une très large majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat et aux conseils communaux. Son candidat, Pierre Nkurunziza, a été réélu le 28 juin 2010 Président de la République (91,6 % des voix).

Le pays tiendra ses élections législatives, présidentielles, collinaires et communales de mai à août 2015. La situation du Burundi demeure fragile à l’approche des scrutins. Le Président NKURUNZIZA, à la suite d’une décision de la Cour constitutionnelle du 5 mai 2015, briguera un 3ème mandat.

Le bureau des Nation Unies pour le Burundi (BNUB) a été remplacé le 1er janvier 2015 par la mission électorale des Nations-Unies au Burundi (MENUB) chargée du suivi du processus électoral.

Le Burundi et les Nations Unies

Admis aux Nations Unies le 18 septembre 1962, le Burundi a siégé comme membre non-permanent au Conseil de sécurité à une seule reprise (1970-1971).

La situation au Burundi figure à l’ordre du jour du Conseil de sécurité depuis le début des années 2000, avec en particulier la création par la résolution 1545 (21 mai 2004) d’une Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) ayant pour mission de « soutenir et d’accompagner les efforts entrepris par les Burundais pour établir durablement la paix et la réconciliation nationale dans leur pays », comme prévu par l’Accord d’Arusha d’août 2000.

Fin 2006, cette opération de maintien de la paix a laissé place au Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) dont le mandat s’est terminé en décembre 2014. Une mission d’observation électorale (MENUB) a pris le relais en janvier 2015 en vue des scrutins électoraux.

Un cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi a été mis en place en 2007 (Commission de consolidation de la paix présidée par la Suisse). Il définit sept axes prioritaires : la promotion de la bonne gouvernance, l’achèvement de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, la promotion des droits de l’Homme et de l’Etat de droit, le développement socio-économique, l’intégration régionale ainsi que la coordination de l’aide internationale.

Relations politiques

La France a activement soutenu la mise en œuvre des Accords d’Arusha et mobilise la communauté internationale en faveur du Burundi. En raison des liens étroits qui existent entre le Burundi, le Rwanda et la RDC, la réussite de la transition burundaise est un enjeu essentiel, d’autant plus en cette année d’élection, pour la stabilisation de la région des Grands Lacs, à laquelle la France est très attachée.

Visites

Notre relation se traduit par des contacts politiques réguliers : plusieurs visites à Paris des présidents du Burundi entre 2002 et 2006 [Buyoya (16 septembre 2002, février 2003), puis du président Ndayizeye (15-16 février 2004) et du président Nkurunziza (9 et 10 novembre 2006)].

Après la visite de M. Josselin à Bujumbura (octobre 99) et à Arusha (février et août 2000), l’année 2002 a été marquée par la visite conjointe du Ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine et de son homologue britannique Jack Straw (janvier 2002), puis par la tournée dans les Grands Lacs du Ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin (septembre 2002). M. Pierre-André Wiltzer, Ministre de la coopération, a conduit la délégation française à la cérémonie d’investiture du Président Nkurunziza, le 26 août 2005.

Le Ministre des Affaires Etrangères Philippe Douste-Blazy s’est rendu à Bujumbura les 4 et 5 février 2006, la Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l’homme Rama Yade les 26 et 27 février 2009 et le Secrétaire d’Etat au Sport M. Laporte du 21 au 24 mars 2009. Le Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, s’est rendu en à Bujumbura les 8 et 9 juillet 2011.

Le ministre des Relations Extérieures et de la Coopération internationale du Burundi, M. Laurent Kavakure, a effectué un déplacement à Paris au mois de décembre 2011.

Au mois de juillet 2012, le deuxième vice-président de la République du Burundi, M. Gervais Rufyikiri, s’est rendu à Paris afin de préparer la conférence des partenaires du développement du Burundi (qui s’est tenue les 29 et 30 octobre 2012 à Genève).

Le Président Nkurunziza a effectué une visite officielle en France du 10 au 14 mars 2013 lors de laquelle il s’est entretenu avec le Président de la République, François Hollande. Le Ministre délégué au Développement, M. Pascal Canfin, et le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la coopération internationale, M. Laurent Kavakure, ont signé à cette occasion un « document cadre sur les orientations de la coopération au développement franco-burundaise » pour 2013-2015.

Le président Nkurunziza a participé au sommet de l’Elysée le 6 décembre 2013, au sommet UE-Afrique les 2 et 3 avril 2014, ainsi qu’aux deux réunions spéciales sur la RCA organisées en marge de ces deux événements.

Le 27 mars 2014, le 1er vice-président burundais, M. Prosper Bazombaza s’est entretenu avec la Ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.

Plus récemment, l’organisation des élections a donné lieu à des manifestations et affrontements à la suite de l’annonce de la candidature du présidentNkurunziza le 25 avril 2015. Le Conseil de sécurité et les Nations unies suivent avec attention l’évolution de la situation, en lien avec les organisations régionales (EAC, CIRGL, UA).

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Dernière modification : 12/05/2015

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