Colombia : put an end to the war and create conditions for lasting peace [fr]

Colombia / Mosul / Burundi - Remarks to the press by Mr. François Delattre, Permanent Representative of France at the United Nations - 18 October 2016

(Q sur la Colombie)

Sur la Colombie, le but c’est vraiment de maintenir l’engagement du Conseil de sécurité, en appui du processus de paix. C’est vraiment de garder le cap. C’est ça l’objectif. C’est une réunion importante de ce point de vue-là : on va entendre Jean Arnault, notre compatriote, qui fait un excellent travail de l’avis unanime, et que l’on soutient à fond. Encore une fois l’idée c’est la continuité, c’est-à-dire, après l’échec du référendum du 2 octobre, accompagner les parties qui continent à travailler main dans la main. Le but de mettre un terme à la guerre et de créer les conditions d’une paix durable est plus que jamais partagé en Colombie. C’est évidemment un engagement très important. L’objectif est bien sur cette base de montrer l’engagement continu du Conseil de sécurité.

Q: A new resolution on Colombia?

Dans le cadre des résolutions existantes, nous avons - c’est notre raisonnement à ce stade en tout cas - tout ce qu’il faut pour travailler et poursuivre le soutien exprimé par le Conseil de sécurité. Les résolutions existantes se suffisent à elles-mêmes et tracent un cadre et une perspective très clairs.

Q: On the operation in Mosul, do you see any chance or any need of France involvement in operation to help to fight Isis on the ground?

But we are very much committed to this fight, as you know.

Q: I mean, to go further and maybe to send more people?

We are very seriously committed militarily as you know. For us it’s a priority, including a national security priority since we have been under attack from terrorists, many of whom come from Mosul and also Raqqa, as you know. So it’s a national security priority, and in this respect we are committed, through the aircraft carrier Charles de Gaulles, through artillery means, through other forces, there is absolutely no doubt about it.

Q: Burundi ?

Sur le Burundi, je trouve qu’il y a un bon esprit autour de la table du Conseil de sécurité. Cela m’a frappé lors des dernières consultations, où Jamal Benomar est venu nous expliquer ce qu’il voulait faire. Il y avait un bon esprit, on sait tous qu’il y a des positions différentes au sein du Conseil. Et là on s’est tous retrouvés pour soutenir M. Benomar et pour engager M. Benomar à aller à Bujumbura, où il est aujourd’hui, pour essayer de renouer les fils du dialogue avec les parties du Burundi, et le gouvernement du Burundi. Donc, je suis encore prudent bien sûr, mais c’est mieux que là où on était il y a quelques semaines. Il y a à la fois au Conseil de sécurité un bon esprit, un esprit constructif, la volonté d’avancer dans le cadre de la résolution 2303, et sur cette base nous attendons donc le retour de Jamal Benomar. C’était très important qu’il aille sur place, qu’il aille au Burundi pour se rendre compte par lui-même, pour passer ses messages, pour écouter aussi le gouvernement et les parties et essayer encore une fois de renouer les fils du dialogue. C’est difficile, bien sûr, mais le mouvement est engagé aujourd’hui.

Dernière modification : 18/10/2016

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