Déclaration à la presse du Conseil de sécurité sur la Syrie (26/03/2015)

Alors que le conflit en Syrie entre dans sa cinquième année, les membres du Conseil de sécurité se sont dits vivement inquiets de la dégradation des conditions de vie du peuple syrien, qui ont des conséquences dévastatrices. Ils se sont également déclarés gravement préoccupés de constater que plus de la moitié de la population d’avant-guerre – soit quelque 12,2 millions de personnes – et plus de 3,9 millions de réfugiés syriens dans les pays voisins avaient désespérément besoin d’une aide humanitaire.

Les membres du Conseil ont souligné que, faute de financement pour l’ONU et ses partenaires opérationnels, les agences humanitaires avaient déjà été contraintes de réduire de 30 % les rations alimentaires destinées aux Syriens et qu’à chaque fois que l’ONU n’était pas en mesure de réunir 1 million de dollars pour des programmes destinés à la Syrie, quelque 227 000 personnes étaient privées de services de santé essentiels. Ils ont également souligné que l’incapacité de réunir des fonds de façon urgente avant mai 2015 empêcherait 1 million d’enfants syriens qui n’étaient pas scolarisés de bénéficier d’un enseignement alternatif.

Les membres du Conseil ont noté que le Plan d’intervention stratégique 2015 pour la Syrie, d’un montant de 2,9 milliards de dollars, n’avait été financé qu’à hauteur de 9 %, tandis que le Plan régional de gestion de la situation des réfugiés et de renforcement de la résilience, d’un montant de 4,5 milliards de dollars, n’avait été financé qu’à hauteur de 6 %.

Les membres du Conseil se sont donc félicités de la tenue prochaine, le 31 mars, de la troisième Conférence internationale d’annonce de contributions pour l’aide humanitaire à la Syrie, organisée par le Koweït, et ont encouragé la communauté internationale à faire de généreuses annonces de contributions sur les plans humanitaire et du développement, afin de répondre aux appels de fonds lancés par l’ONU en 2015.

Dernière modification : 20/01/2016

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