L’Afrique est un continent plein d’avenir et de promesses

Evènement Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et
Décennie pour faire reculer le paludisme dans les pays en développement, particulièrement en Afrique - Intervention de M. Pierre Buhler, secrétaire général de la délégation française à la 71ème Assemblée générale de Nations unies - 14 octobre 2016

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs,

Je voudrais tout d’abord me joindre aux précédents intervenants pour adresser au Secrétaire général, au nom de la délégation française, mes plus vifs remerciements pour les trois rapports, de grande qualité, qu’il présente aujourd’hui à l’Assemblée générale. Ces rapports présentent un tableau très complet des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et des engagements pris en faveur du développement de l’Afrique. Ils apportent également une contribution importante à l’analyse des causes des conflits et des efforts en faveur d’une paix et d’un développement durables en Afrique.

La présentation de ces rapports, qui vient clôturer une « semaine de l’Afrique à l’ONU » très dense et très intéressante, est particulièrement bienvenue :

L’Assemblée générale, placée cette année sous le thème de la mise en œuvre des objectifs du développement durable, doit transcrire en actions les résultats des conférences internationales « historiques » de 2015 sur le développement et le climat, qui témoignent d’un engagement renouvelé en faveur de la coopération internationale : l’Agenda 2030, la Conférence d’Addis-Abeba sur le financement du développement et l’Accord de Paris sur le climat.
Avec l’adoption du premier plan décennal d’application de l’Agenda 2063, qui reprend toutes les priorités du NEPAD, l’Union africaine marque sa volonté de placer résolument l’Afrique sur une nouvelle trajectoire de développement.

Monsieur le Président,

La France salue l’important travail réalisé par l’Agence du NEPAD ainsi que les efforts des pays africains pour exécuter le programme du NEPAD dans ses différents secteurs prioritaires, notamment le développement des infrastructures, l’agriculture, la santé, l’éducation, l’environnement, les technologies et l’innovation, l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes. De nombreux progrès sont enregistrés, qui montrent que l’Afrique est un continent plein d’avenir et de promesses. Nous devons aujourd’hui nous en féliciter.

Mais les défis demeurent importants. Plusieurs freins et obstacles entravent le développement de l’Afrique. Je voudrais citer le dérèglement climatique, qui affecte tout particulièrement l’Afrique, notamment les pays les moins avancés du continent. A cet égard, l’entrée en vigueur le 4 novembre prochain de l’Accord de Paris est une bonne nouvelle pour l’Afrique et je tiens, de nouveau, à souligner le rôle moteur qu’a joué le Secrétaire général pour parvenir à cet accord, que d’aucuns jugeaient impossible.

D’autres préoccupations doivent être soulignées : les problèmes liés aux migrations forcées sur le continent, les conflits, trop nombreux, dont l’Afrique est le théâtre, et le fléau du terrorisme.

Les efforts entrepris pour surmonter ces difficultés doivent donc être accentués. Les rapports présentés aujourd’hui par le Secrétaire général mettent en évidence de nombreuses pistes de travail pour l’avenir.

La France salue en particulier les recommandations qui sont faites pour renforcer l’Architecture africaine de paix et de sécurité, pour s’attaquer aux causes profondes des conflits et pour lutter contre le terrorisme. Elle souligne tout l’intérêt que représentent les mesures préconisées par le Secrétaire général pour renforcer les droits et le rôle des femmes comme moteurs de la paix et du développement durable en Afrique.

Monsieur le Président,

Les obstacles au développement relèvent également du déficit des infrastructures sur le continent. Les gouvernements africains doivent, également selon le rapport du Secrétaire général, accélérer les réformes de leurs cadres réglementaires nationaux, promouvoir des projets d’infrastructures régionaux et y faire davantage participer le secteur privé local. Avec les gouvernements africains, la communauté internationale doit également redoubler d’efforts pour mobiliser des ressources supplémentaires, y compris des financements innovants.

Soulignant l’attachement de la France au développement du continent africain, le Président de la République française a lancé le 20 septembre dernier, depuis la tribune de cette Assemblée générale, un appel en faveur de l’Afrique. Il a proposé un plan permettant à tous les Africains d’accéder à l’électricité. Deux tiers des Africains en sont aujourd’hui privés, ce qui constitue une entrave majeure à la croissance durable de l’Afrique. Il a rappelé l’initiative qu’il a prise pour les énergies renouvelables en Afrique, en faveur de laquelle dix bailleurs se sont déjà engagés à verser 10 milliards de dollars d’ici 2020. La France en prendra à sa charge 20%. Aujourd’hui, je renouvelle, depuis cette tribune, cet appel pour que vos pays rejoignent cette dynamique.

Le président de la République a également rappelé son engagement à poursuivre la lutte contre les trois pandémies en Afrique, notamment en maintenant la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme à hauteur de 1 milliard et 80 millions d’euros pour la période 2017-2019.

Je vous remercie.

Dernière modification : 17/10/2016

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