Intervention de M. Vallini sur les ODD

Session plénière de l’événement de haut niveau sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable - Intervention de M. Vallini, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie - 21 avril 2016

Monsieur le Président de l’Assemblée générale,

Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,

Mesdames et Messieurs,

L’adoption des Objectifs de développement durable par les Nations unies restera dans l’histoire comme l’un des actes les plus importants de notre organisation et c’est un grand honneur pour moi de vous présenter la manière dont la France s’est engagée dans leur mise en œuvre.

La France a choisi un pilotage de ce dispositif qui soit cohérent, inclusif et efficace. La déléguée interministérielle au développement durable, rattachée au Premier ministre, coordonnera sa mise en œuvre afin d’assurer la continuité entre les actions nationales et les actions de solidarité internationale.

Cette nouvelle feuille de route fait suite à notre engagement à l’initiative de Mme Ségolène Royal, Présidente de la COP21 et qui est aussi Ministre française de l’Environnement, d’un engagement en faveur d’une transition énergétique solide et ambitieuse pour une croissance verte, qui va permettre à la France de contribuer efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique. Elle permettra aussi de renforcer son indépendance énergétique en équilibrant mieux ses différentes sources d’approvisionnement. Nous avons aussi rénové notre politique de développement et de solidarité internationale afin de poursuivre nos actions envers les pays et les populations les plus vulnérables.

Le Président de la République française, Monsieur François Hollande, a annoncé ici même lors de l’Assemblée générale des Nations unies en 2015, que la France accroîtrait de 4 Mds€ d’ici 2020 ses engagements en faveur du développement, dont 2 Mds€ seront consacrés au climat. Ces engagements permettront à la France de jouer tout son rôle dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

La transversalité de notre Agenda implique donc une mobilisation de l’ensemble des corps de l’Etat bien sûr, mais aussi de tous les acteurs de la société civile : les entreprises, les associations, les collectivités locales, le monde de la recherche, celui de la culture, et le tout de façon inclusive et innovante. A travers différentes enceintes, et un vaste panel d’acteurs, la France a donc engagé la société civile à ses côtés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030. C’est ce que nous entendons démontrer lors de notre rapport au Forum politique de haut niveau qui se tiendra ici même, en juillet prochain.

Enfin, ce sera mon dernier point, les ODD offrent aussi, et c’est une de leurs particularités, un cadre de redevabilité qui nous engage tous. Comme je vous l’ai dit, la France présentera cette année une revue de la mise en œuvre nationale des objectifs de développement durable et de leur intégration dans son action internationale. Ce sera l’occasion de présenter pour chaque ODD un état des lieux de ce que fait la France, et ainsi de se projeter dans les quinze prochaines années.

Nous avons décidé de dessiner ensemble un monde « zéro carbone et zéro pauvreté ».

Nous devons relever ces défis sur le long terme, tous ensembles : les Etats, les entreprises, la société civile, les ONG et les collectivités territoriales, à travers une démarche inclusive et participative.

Avant de conclure, je souhaiterais vous inviter à réfléchir à un deux chiffres : en 2013, on a évalué le volume des flux financiers illicites à 1 100 milliards de dollars, à comparer aux 135 milliards de l’aide publique au développement. La lutte contre toutes les formes de fraude et d’évasion fiscales est donc une question dont chaque Etat doit se saisir. C’est d’abord un enjeu de morale publique. C’est aussi un enjeu de régulation économique. C’est enfin, et c’est peut-être surtout, un enjeu de développement solidaire.

Je vous remercie.

Dernière modification : 21/04/2016

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