L’opération Eunavfor Sofia a secouru plus de 25000 personnes [en]

Adoption de la résolution 2312 - EUNAVFOR Sophia - Explication de vote de M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies -
Conseil de sécurité - 6 octobre 2016

Monsieur le Président,

La France salue l’adoption de la résolution 2312, qui reconduit pour 12 mois l’autorisation sur laquelle s’appuie l’action menée par l’opération EUNAVFOR Sophia afin de lutter contre le trafic de migrants en haute mer au large de la Libye. Je remercie la plume britannique pour le travail toujours efficace mené sur ce dossier. Elle a évidemment pu compter sur le plein soutien des membres européens du Conseil tout au long de la négociation.

Alors que, chaque jour, de nouveaux hommes et femmes, souvent accompagnés d’enfants, risquent leurs vies pour tenter de traverser la Méditerranée dans les mains de passeurs qui exploitent cyniquement leur détresse, l’opération européenne Eunavfor Sofia a secouru plus de 25 000 personnes depuis le début de l’année. C’est autant de vies qu’elle a sauvées.

Il ne s’agit évidemment que d’une partie de la réponse à la crise globale des migrants, mais elle n’en reste pas moins utile et nécessaire. L’efficacité de l’action d’EUNAVFOR Sofia repose en large partie sur l’autorisation donnée par ce Conseil, qui lui permet de disposer des moyens adaptés pour lutter efficacement contre le trafic de migrants. Elle s’y emploie dans le cadre d’une coopération plus générale avec le Gouvernement d’entente nationale mené par le Premier ministre Sarraj, qui passera bientôt également par la formation par l’Union européenne de garde-côtes libyens.

Comme cela était le cas pour la résolution 2240, ce nouveau texte définit de manière précise les circonstances dans lesquelles le recours à la force serait autorisé pour faire face à la résistance de trafiquants et inclut des garanties robustes en faveur de la protection des droits des migrants ou des réfugiés qui se trouveraient à bord des navires en question. Rien n’a changé sur ce point déterminant, pour lequel nos exigences restent toujours aussi élevées.

La France considère qu’il est crucial que les Nations unies continuent de se mobiliser pour apporter une réponse globale à la crise des migrants en Méditerranée et aux situations tragiques qu’elle engendre. Ce texte constitue selon nous une partie de la réponse. Notre conviction est que le Conseil ne saurait rester une voix silencieuse dans le contexte dramatique que connait actuellement la Méditerranée.

Je vous remercie

Dernière modification : 06/10/2016

Haut de page