La société civile, partie intégrante de la diplomatie des droits des femmes

60ème session de la Commission de la Condition de la Femme - Intervention de Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes - mercredi 16 mars 2016

Merci Monsieur le Président,

Je voudrais d’abord me féliciter de la tenue – pour la toute première fois - de cette session d’échanges avec la société civile dans le cadre de la Commission annuelle de la Condition de la Femme.

La France considère la société civile comme une partie intégrante de sa diplomatie des droits des femmes. Les combats que les associations féministes ont porté depuis des décennies en France, ont permis de construire la politique de l’égalité femmes-hommes dans notre pays.

Pour la diplomatie des droits des femmes, la France agit au nom d’un principe de solidarité internationale envers les femmes du monde entier. Nos ONG sont mobilisées sur tous les fronts, et nous alerte de situations où les droits des femmes sont en danger.

C’est pourquoi nous tenons à ce que les ONG ainsi que les acteurs du secteur privé puissent participer pleinement aux négociations internationales. C’est un principe qui est désormais ancré dans nos pratiques.

Nous veillons à ce que les ONG françaises soient membres de la délégation française à chaque Commission de la Condition de la Femme. Et je tiens d’ailleurs à saluer le travail qu’elles accomplissent chaque année. Elles apportent une dynamique particulière à la négociation et organisent, d’ailleurs, de nombreux évènements parallèles à la tenue officielle de cette Commission.

Elles construisent des relations à l’échelle internationale. Développer des échanges permet à la fois de développer une réflexion d’ampleur mais également d’unir leurs forces autour d’objectifs communs.

Nous considérons que la participation de la société civile est une exigence pour assurer la pertinence et le bon déroulement de ces négociations. Il s’agit donc d’un principe que la France porte avec conviction face aux tentatives d’écarter les ONG.

A l’échelle internationale, il faut rappeler que l’Agenda de Pékin est aussi la victoire des associations féministes. Cet accord avait alors marqué le rassemblement des représentants des Etats et des gouvernements et la nécessité d’améliorer la condition des femmes.

Une fois que les Etats et les Gouvernements se sont accordés au niveau international, la société civile constitue l’échelon de proximité qui participe à la mise en œuvre concrète des accords. Nous pouvons également compter sur elles pour assurer un suivi attentif de la mise en œuvre, sensibiliser et interpeller les pouvoirs publics.

L’implication de la société civile est une garantie supplémentaire pour faire véritablement évoluer les comportements et les politiques publiques.

Dernière modification : 16/03/2016

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