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- La France entretient traditionnellement avec le Liban des relations privilégiées. Son action correspond à un engagement global qui s’exprime tant par un soutien politique que par une forte coopération économique et culturelle.

- Cet engagement s’illustre notamment par la participation française à la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). La FINUL a été établie par les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité. Elle a été déployée en 1978.

La FINUL a vu son mandat et ses effectifs renforcés et étendus par la résolution 1701, adoptée le 11 août 2006. Celle-ci a permis de mettre un terme au conflit de l’été 2006 entre Israël et les forces du Hezbollah au Liban et a fixé les paramètres d’un cessez-le-feu durable. La FINUL joue, dans ce cadre, un rôle essentiel en soutien à l’armée libanaise.

La mission principale de la Force est de contrôler la cessation des hostilités et le respect de la Ligne bleue et d’apporter une assistance au déploiement des forces armées libanaises (FAL) dans le sud du pays (effectif depuis l’automne 2006) et au rétablissement de l’autorité de ces dernières dans cette zone.

La FINUL a été transformée en une présence militaire renforcée avec un plafond de 15 000 personnels. Elle compte près de 11 400 personnels (décembre 2013). La France, avec environ 900 personnels, fait partie des contributeurs les plus importants derrière l’Indonésie (1 200 hommes) et l’Italie (1 100 hommes).

La résolution 2172 votée le 26 août 2014 a renouvelé le mandat de la FINUL jusqu’au 31 août 2015.

- Une autre opération de maintien de la paix est déployée dans la région : la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) sur le plateau du Golan. Le Golan a été conquis par Israël en 1967 contre la Syrie. La FNUOD a été créée en 1974 pour surveiller le cessez-le-feu demandé par le Conseil de sécurité à la suite de la guerre israélo-arabe de 1973. La force compte environ un millier de soldats.

- La résolution 1757 (2007) a créé sous le chapitre VII de la charte des Nations unies le Tribunal spécial pour le Liban, chargé de poursuivre les personnes responsables de l’attentat du 14 février 2005 qui a entraîné la mort de l’ancien Premier Ministre libanais Rafic Hariri et d’autres responsables libanais. La France s’est félicitée du commencement des travaux du tribunal, intervenu le 1er mars 2009.

La France verse au budget du Tribunal spécial pour le Liban une contribution de 1,5 million d’euros par an depuis sa création. Cela portera le montant total du soutien financier français à plus de 10,5 millions d’euros en 2015.

- Dans sa résolution 1559, le Conseil de sécurité demande que soient "strictement respectées la souveraineté, l’intégrité territoriale, l’unité et l’indépendance politique du Liban, placé sous l’autorité exclusive du Gouvernement libanais s’exerçant sur l’ensemble du territoire libanais". Il "demande instamment à toutes les forces étrangères qui y sont encore de se retirer du Liban" et "demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées".

La résolution 1559 a été réaffirmée par la résolution 1680 (mai 2006). Celle-ci invite la Syrie à aider le Liban à délimiter ses frontières et à établir avec ce pays des relations diplomatiques complètes. Elle rappelle également la nécessité de mener à bien le désarmement des milices présentes au Liban et demande l’arrêt des trafics d’armes.

- La situation au Liban est fréquemment évoquée au Conseil de sécurité :

— La question du Proche-Orient fait l’objet de débats publics trimestriels au Conseil de sécurité, ainsi que de consultations mensuelles, durant lesquels sont également évoquées les questions relatives au Liban (voir fiche sur Israël / territoires palestiniens).

— La mise en œuvre de la résolution 1701 fait l’objet tous les quatre mois d’un rapport du Secrétaire général qui est examiné en consultations privées par le Conseil de sécurité.

— La mise en œuvre de la résolution 1559 fait l’objet d’un rapport semestriel du Secrétaire général qui est examiné en consultations privées par le Conseil de sécurité.

— Le Conseil peut également être amené à examiner la question du Liban si la situation sur le terrain l’exige.

Enfin, la France a un rôle de chef de file sur le Liban et conduit les négociations du Conseil de sécurité sur ce sujet.

- Le Liban a été, du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011, membre du Conseil de sécurité.

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Arrivée du contingent français de la FINUL à Naqoura (Sud Liban)
Août 2006 - Crédits photo : UN photo / Mark Garten



Dernière modification : 06/04/2015

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