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Libye

Après avoir franchi d’importantes étapes de sa transition, la Libye traverse actuellement une grave crise politique et sécuritaire. La France est aujourd’hui mobilisée pour aider les autorités libyennes à mener à bien la transition démocratique. Elle a ainsi été à l’initiative pour rassembler la communauté internationale lors de la conférence de Paris de février 2013.

Contexte : dégradation de la situation sécuritaire et menace terroriste

Alors que des brigades armées se substituent souvent aux forces de sécurité nationales, la menace terroriste se développe, notamment à l’Est et au Sud-Ouest, prenant régulièrement les implantations étrangères pour cibles. Un ressortissant français a ainsi été tué à Benghazi le 2 mars 2014 et un attentat a visé l’ambassade de France à Tripoli le 23 avril 2013. Le 11 septembre 2012, l’ambassadeur J. Christopher Stevens et trois de ses collaborateurs ont été tués au cours d’une attaque contre l’antenne diplomatique américaine de Benghazi.

En 2014, les violences en Libye ont fait environ 2.803 morts, dont des centaines de civils. D’après l’ONU, des violations assimilables à des crimes de guerre ont été perpétrées. La présence de djihadistes se réclamant de Daech à Benghazi, Syrte et Derna, ainsi que de groupes terroristes et criminels dans le Sud du pays fait peser un risque important sur toute la région. L’instabilité libyenne permet également aux groupes terroristes sahéliens de reconstituer leurs forces dans le Sud libyen.

La Libye au Conseil de sécurité

Après l’adoption par le Conseil de sécurité des résolutions 1970 et 1973 permettant l’intervention internationale, l’embargo et les sanctions imposées à la Libye ont été
progressivement assouplis. Conformément à la résolution 1973, la Cour Pénale Internationale enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité imputés à Kadhafi, son fils Seif al-Islam et son chef des renseignements Abdallah Senoussi. Par ailleurs, l’ONU maintient un embargo sur le matériel militaire létal entrant et sortant de Libye.

Adoptée le 27 août 2014, la résolution 2174 du Conseil de sécurité, également votée par la France, rend possible le recours aux sanctions contre les personnes qui portent atteinte à la transition politique.

La médiation onusienne

Les Nations Unies ont lancé dès 2012 une mission d’appui légère (MANUL, 215 personnels civils) dont le mandat est centré sur le processus politique (dialogue national et processus constitutionnel), mais concerne plus largement le développement de l’Etat de droit, la gouvernance et la sécurité. Elle est dirigée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, M. Bernardino León, diplomate espagnol.


Dernière modification : 03/06/2015

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