Mali [en]


Mali - JPEG

Le contexte

Ces dernières années, le Mali a traversé à une crise profonde qui a eu de graves conséquences sur les plans politique, socioéconomique et humanitaire et sur ceux de la sécurité et des droits de l’homme.

À la mi-janvier 2012, un mouvement touareg dénommé Mouvement national pour la libération de l’Azaouad (MNLA) a lancé des attaques contre les forces gouvernementales dans le nord du pays.

A ces offensives se sont ajoutées celles de divers groupes armés islamistes, parmi lesquels le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), ou encore Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), qui s’est rendu responsable de l’enlèvement et de la mort de plusieurs ressortissants français dans la région du Sahel. Ce sont finalement les groupes islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays.

Le 22 mars, à quelques jours des élections présidentielles, une mutinerie de soldats mécontents appartenant aux unités qui avaient été battues par les groupes armés dans le Nord a provoqué un coup d’État et le renversement du Président Amadou Toumani Touré. Ce coup de force a été suivi d’un effondrement de l’armée malienne dans la partie nord du pays.

L’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali

Les négociations de paix entre le gouvernement et les groupes rebelles non terroristes ont été conduites par l’Algérie avec l’appui de la communauté internationale et notamment des Nations unies, à la demande des autorités maliennes. Sur le plan politique, la France a pleinement soutenu ces négociations de paix d’Alger. Elles avaient pour objectif d’aboutir à une paix durable et représentaient donc une occasion historique pour le Mali.

A l’issue des négociations de paix, un accord a été signé le 15 mai 2015 par les autorités maliennes et les groupes armés de la Plateforme. Les groupes rebelles de la Coordination ont pour leur part signé l’accord le 20 juin 2015, ce qui a finalisé le processus de négociations de paix.

L’accord obtenu doit maintenant être appliqué. La France, qui a salué la signature de l’accord par les groupes rebelles de la Coordination, a affirmé soutenir le Mali dans la mise en œuvre de l’accord de paix.

La MINUSMA

Aux Nations unies, la France s’est particulièrement mobilisée pour obtenir le vote de plusieurs résolutions, dont la résolution 2100, le 25 avril 2013, qui a permis la création de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).

Le Conseil de sécurité a confié à la MINUSMA le mandat de soutenir la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, par la résolution 2227 adoptée à l’unanimité le 29 juin 2015. La MINUSMA va donc maintenant superviser l’application du cessez-le-feu, mais aussi soutenir la mise en place des mesures de l’accord visant à assurer la sécurité et la défense au Mali. A cette fin, le Conseil de Sécurité a décidé l’envoi de 40 observateurs militaires au sein de la MINUSMA pour observer la mise en œuvre du cessez-le-feu.

Le Conseil s’est également réservé la possibilité de mettre en place d’un dispositif de sanctions à l’encontre de ceux qui violeraient le cessez-le-feu, feraient obstruction à la mise en œuvre de l’accord de paix ou attaqueraient la MINUSMA.

L’opération Barkhane

A la demande du gouvernement Malien et sur le fondement de la résolution 2085 du Conseil de sécurité adoptée le 20 décembre 2012, la France a lancé l’opération Serval le 11 janvier 2013 pour chasser les groupes terroristes du Nord du Mali, avec l’appui des forces africaines et maliennes.

Les forces françaises ont également reçu du Conseil de sécurité le mandat pour venir en aide à la MINUSMA lorsqu’elle est menacée par un danger grave et imminent, mandat attribué par la résolution 2100 adoptée le 25 avril 2013 et renouvelé par les résolutions 2164 du 25 juin 2014 puis 2227 du 29 juin 2015.

L’opération Barkhane a succédé à Serval le 1er août 2014 pour apporter plus largement le soutien des forces françaises à cinq Etats du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) dans leur lutte contre le terrorisme. Les forces françaises ont ainsi neutralisé près de 200 terroristes dans la région depuis un an.



Mali - JPEG

Visite du Conseil de sécurité au Mali
Mopti - 2 février 2014
Photo MINUSMA/Marco Dormino



Dernière modification : 25/05/2016

Haut de page