République centrafricaine [en]

Carte RCA

Contexte en République centrafricaine

A la tête du pays depuis 1993, le président Ange-Félix Patassé est renversé le 15 mars 2003 par le général Bozizé, alors qu’il était en voyage au Niger. Par la suite, François Bozizé organise en 2005 des élections présidentielles qu’il remporte et se voit réélire pour un second mandat en janvier 2011. Sur le plan politique et sécuritaire, le pays connait depuis 2005 et la première élection de Bozizé une série de troubles dans le nord et l’est du pays : divers groupes politico-militaires sont à l’origine de nombreux actes de violence, affrontements et rébellions. Entre 2007 et 2011, des accords de paix sont progressivement signés entre les rebelles et le gouvernement afin d’engager des programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, mettre un terme à l’instabilité régnant dans le pays et rétablir le dialogue national.

Cependant, s’estimant lésée par l’application partielle de ces accords, une coalition de groupes rebelles (CPJP, UFDR et CPSK) composés de miliciens armés, la Séléka, décide de prendre les armes et dépose le 24 mars 2013 le président Bozizé, alors au pouvoir depuis dix ans. Le chef de la coalition Séléka, Michel Djotodia, s’autoproclame président et constitue un nouveau gouvernement composé d’opposants, de membres de la rébellion et de la société civile et émet un mandat d’arrêt international contre l’ancien président, alors en exil au Cameroun. Dans le contexte de ces évènements, la France renforce le contingent de ses soldats déjà sur place afin d’assurer la protection de ses ressortissants, portant ses effectifs de 200 à 550 hommes.

Depuis la prise de pouvoir par la Séléka en mars 2013, les violations des droits de l’Homme se sont multipliées dans le pays et la situation politique, sécuritaire et humanitaire s’est fortement dégradée, conduisant à de nombreux déplacements de populations menaçant de déstabiliser l’ensemble de la région centrafricaine. Le 1er août 2013, afin de recouvrer la stabilité du pays, l’Union africaine décide de déployer la « Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine » (MISCA), force de plus de 3.000 hommes. Cette nouvelle mission vient en renfort à la « Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine » (MICOPAX) afin d’aider le gouvernement transitoire centrafricain à sécuriser son territoire.


La République centrafricaine est présente à l’ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix (CCP)

La RCA est à l’ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix depuis juin 2008. La CCP appuie les efforts de relèvement, de réinsertion et de reconstruction post-conflit à travers les efforts de son Comité de pilotage du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (CPDDR) en République centrafricaine.


Le Bureau Intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix (BINUCA)

Le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), créé par la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 7 avril 2009, avait pour objectif de coordonner les efforts de l’ONU en appui aux processus de réconciliation nationale, de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), et de réforme des secteurs de sécurité (SSR). Depuis l’adoption de la résolution 2149, le Bureau a été intégré au sein de la MINUSCA.



La force Sangaris patrouille dans le quartier de Manimaka
Bangui, RCA - 10 février 2014 - Droits réservés


Chronologie du conflit

2013

- 24 mars 2013 : renversement du Président François Bozizé au pouvoir depuis 2003 par la coalition Séléka (aujourd’hui Front populaire de renaissance de la Centrafrique – FPRC) a provoqué une crise politique, sécuritaire et humanitaire grave
- 5 décembre 2013 : déploiement de l’opération Sangaris en appui à la force africaine MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). L’intervention française, répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, s’effectue dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies.

2014

- Face à l’ampleur des violences et exactions commises par les groupes armés, le Secrétaire générale des Nations unies évoque un risque de génocide en RCA
- 1er avril 2014 : début de l’opération militaire européenne EUFOR RCA avec pour objectif de contribuer à la stabilisation de la capitale, Bangui
- 10 avril 2014 : le Conseil de sécurité adopte la résolution 2149 autorisant le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine) qui a pris le relais de la MISCA le 15 septembre 2014

Au Conseil de sécurité, la France est à l’initiative (« penholder », elle tient la plume) sur le dossier RCA. A notre initiative ont été adoptées des résolutions décisives sur la RCA :
- Résolution 2121 sur le BINUCA
- Résolution 2127, 2134 sur la MISCA (déployée à partir du 19/12/2013), Sangaris, EUFOR RCA et la création du régime de sanctions
- Résolution 2149 sur la MINUSCA
- Résolution 2181 étendant le mandat de l’EUFOR RCA jusqu’au 15 mars 2015
- Résolution 2196 renouvelant le régime de sanctions contre la RCA
- Résolution 2212 autorisant l’augmentation du plafond de troupes de la MINUSCA


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RCA
Des agents du Détachement intégré de sécurité (DIS) questionnent des réfugiés



Dernière modification : 12/05/2015

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