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17 November 2012 - Democratic Republic of Congo - Remarks to the press by Mr Gérard Araud, Permanent Representative of France to the United Nations

(In French and in English)

Comme vous le savez la situation s’est détériorée gravement au Nord Kivu. Les combats entre le M23 et l’armée congolaise ont repris à la suite de l’offensive du M23. Il s’agit là de nouveau d’une tragédie puisque cela signifie de nouveau des pertes humaines et des milliers de réfugiés, mais surtout la perspective d’une chute de Goma. La chute de Goma, entre 500 000 et un million d’habitants, serait inévitablement une tragédie humanitaire voire des massacres et des paniques de civils. Il faut donc arrêter le M23.

C’est la raison pour laquelle le ministre français des Affaires étrangères a appelé ses collègues congolais et rwandais. C’est également la raison pour laquelle la France a demandé cette réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Nous avons présenté un projet de déclaration à la presse, projet qui d’ailleurs a été durci par les membres du Conseil parcequ’il y a eu un très large consensus du Conseil pour exprimer la condamnation de l’offensive du M23 et des soutiens dont le M23 peut bénéficier. C’est un message envoyé au M23 par le Conseil de sécurité.

Et si la France a demandé cette réunion du Conseil c’est par inquiétude de notre pays face à la perspective d’une véritable tragédie humanitaire. Je crois qu’Hervé Ladsous vous l’a dit, le front est désormais à quatre ou cinq km d’un camp de 80 000 réfugiés et à quinze km de la ville de Goma, qui compte entre 500 000 et un million d’habitants. On imagine ce que signifierait la prise de cette ville par le M23.

Q : Are there simultaneous attacks?

I do not have the precise information.

Q : Quel signe précis envoyez-vous au M23 ?

Dans le texte de la déclaration à la presse on parle de sanctions supplémentaires contre les dirigeants du M23 ; les membres du Conseil vont donc présenter des propositions de sanctions contre les dirigeants du M23.

Q : De quel type de sanctions ?

Ce sont les mêmes sanctions que les précédentes. Nous avons déjà sanctionné la semaine dernière un dirigeant du M23. Donc c’est le même régime, c’est le régime de la résolution 1533.

Q : Also on the topic of sanctions, the group of experts has recommended to the Sanctions Committee that Rwandan officials, including the Defence Minister and other M23 rebels be sanctioned. How possible is this? How many more people might be added? How soon will you act?

As I have said, we are going to target additional individuals - we have already sanctioned one – in the M23 leadership. How many people that means, I dont’ know. We’ll see the names that will be tabled in the coming days.

What was striking in the very good briefing presented by Hervé Ladsous was that apparently the M23 has received sophisticated, additional weaponry and equipment, including night vision equiplent, artillery, anti-aircraft artillery. I think it’s South Africa that requested that we include in the text a reference to equipment supplies, because there is obviously a problem in that regard.

Who is responsible for these supplies ? There are allegations that we have received, you know them, that came form the DRC authorities, but what DPKO told is that they do not have hard evidence to support these allegations. That is the reason why the text issued by the Security Council does not make any reference to this precise point.

Q: On the ceasefire, does France have any information? On Monday the M23 said that it had been broken by the FARDC. Does it not matter who broke it? Or…

It is very clear. The information coming from DPKO and MONUSCO is that the M23 broke the ceasefire, that the M23 launched an attack on Tuesday, then there was a sort of lull, and they attacked again on Saturday morning, this very morning, at 4am, which is very surprising because because until now they didn’t have the means to fight at night. So one of the concerns that we all have is that the M23 relaunches its attacks tonight towards Goma.

Q : Le communiqué du Conseil et M. Ladsous ont parlé des acteurs extérieurs. Est-ce que la France a exprimé ses craintes aux pays voisins ?

Comme je l’ai expliqué à votre collègue, il y a un sentiment que ces armes sophistiquées du M23, comme l’a dit poétiquement Hervé Ladsous, « n’apparaissent pas comme les champignons dans la rosée du matin ». Ces armes sophistiquées viennent donc bien de quelque part. Il est évident qu’il y a des soutiens extérieurs. Cela étant la MONUSCO, les Nations unies, n’ont pas de preuve pour accuser un pays ou un fournisseur. Mais il est a priori évident qu’il y a des soutiens extérieurs.


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