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25 April 2013 - Mali/Adoption of Resolution 2100 - Remarks to the press by Mr Gérard Araud, Permanent Representative of France to the United Nations

(in French and in English)


Le Conseil de sécurité vient d’adopter à l’unanimité la résolution 2100 qui décide la transformation de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) en Mission des Nations unies de stabilisation au Mali (MINUSMA). L’adoption de cette résolution confirme le soutien unanime de la communauté internationale à la stabilisation du Mali ainsi qu’à l’intervention de la France et des États de la région.

Rappelez-vous la situation au mois de janvier. À quelques heures près, le Mali n’existait plus et devenait un État dirigé par des terroristes. C’est pourquoi la France, à la demande des autorités maliennes, a donné ordre à ses forces armées d’intervenir. Moins de quatre mois plus tard, les villes ont été reprises, les terroristes combattus et l’intégrité du Mali rétablie.

En s’engageant, la France avait lancé un signal fort à ses partenaires. Ce signal a été entendu. Nous n’avons pas été seuls dans cette campagne malienne. Nos partenaires européens et nos alliés ont rapidement répondu présent. Les pays africains ont participé au déploiement de la force décidée par la résolution 2085. Plus de 6 000 hommes originaires d’une dizaine de pays sont aujourd’hui présents au Mali.

Avec l’adoption de la résolution 2100, le moment est venu de passer le relais aux Nations unies. Comme le Président de la République française l’avait annoncé, le retrait des forces françaises a commencé. Il va pouvoir se poursuivre.

La création de la MINUSMA est une étape importante, qui conforte la présence africaine au Mali, avec une force qui dispose d’un mandat solide pour la protection des civils et des droits de l’Homme, ainsi que sur les questions humanitaires sur l’ensemble du territoire malien.

Les Casques bleus pourront commencer à se déployer à partir du 1er juillet. Le Conseil se réunira de nouveau quelques jours avant pour faire le point sur les conditions du déploiement. Il faudra à la MINUSMA quelques mois pour atteindre sa pleine capacité. La France y apportera sa contribution.

Comme je l’ai dit, du côté français, la réduction du volume de nos forces est amorcée, selon un calendrier clair. Mais la France entend rester engagée aux côtés du peuple malien, comme l’a montré, le 22 avril, le vote unanime du Parlement français du prolongement de la mission des forces françaises.

La France doit désormais aider le Mali à gagner la paix. Dialogue et élections seront les deux maîtres-mots du retour à la démocratie.

***


Q: Ambassador Churkin expressed reservations about the division between peacekeeping and not getting involved in fighting, NGOs also said that. How is it going to work in practical terms on the ground, that UN peacekeeping not being involved in fighting in the North?

During the retreat of the Security Council on Monday and Tuesday, one of the topics of discussion was about the future of peacekeeping. The reflexion started not so much with the Malian example but more with the creation of the intervention brigade in the DRC at the request of the African Union in resolution 2098. There was a debate about what peacekeeping means in a new environment. I guess my Russian colleague, but I can’t speak on his behalf, was expressing theses question marks. It is not only the Kivus, it is Mali, and maybe tomorrow it will be elsewhere, the question of what is peacekeeping in an environment where there is no central authority, where there are armed groups. It is very different from what peacekeeping operations were doing in Cyprus for instance. So we have to adjust to these new environments that peacekeeping operations are facing. It is a reflexion we are taking part in.

As for Mali, it is very clear that it is a stabilization force, in a very traditional way. The peacekeeping operation is not going to conduct any anti-terrorism activity. It is stabilization of the North of Mali. We need a stabilization force because we need to rebuild the Malian army. As soon as the Malian army is able to ensure the sovereignty of the Malian state, there won’t be any need of a peacekeeping operation anymore.

In parallel of the peacekeeping operation, we will have the European Union training mission to help the Malians rebuild their national army. When this national army is able to do the job, the peacekeeping operation will withdraw.

So it is not an anti-terrorist operation. Nevertheless, if there is an attack by armed groups, the Mission has a robust mandate and will defend itself. But we are typically in the normal peacekeeping operations doctrine, which means use of force in self-defence.

Q: MNLA said they don’t view as legitimate the Malian army coming to Kidal and other areas they control and still want this idea of AZAWAD. What is the role of the UN peacekeeping mission, in escorting the Malian army in? Giving its views, does MNLA have a place at the table? What does this resolution say about MNLA?

The resolution very clearly says that the armed groups have to give up their weapons. The problem, before being a military one, is political one. We have to encourage the political process of reconciliation of all Malians. As soon as a Special Representative is appointed, he will have to help the Malian authorities to pursue the process of reconciliation and dialogue with all Malian forces. A commission of dialogue and reconciliation has been created by the Malian authorities. So it has to work. The political process is within the parameters of the national integrity of Mali and the fact that there should be only one army, the Malian army.

Q: Quel sera le rôle des forces françaises et dans quelles conditions les forces françaises interviendront-elles au Mali désormais ?

D’un côté vous aurez des Français sous Casques bleus, c’est-à-dire que nous contribuerons à la Force. De l’autre côté, selon l’OP18 de la résolution, les forces françaises seront prêtes à intervenir en cas de menace grave et imminente à la Force.

Il va y avoir dans les semaines qui viennent des discussions entre le Secrétariat des Nations unies et les forces françaises pour mettre en place une procédure d’alerte pour intervenir. Il faut bien considérer l’expression «menace grave et imminente». Nous interviendrons si la Mission des Nations unies considère qu’elle n’a pas les moyens de faire face à une menace. Or ce sera en soi une mission très lourde, de 11 000 hommes, on peut donc penser qu’elle aura les moyens de faire face à la plupart des menaces. Dans le cas d’une menace très directe et très sérieuse, les forces françaises seront prêtes à continuer à faire ce qu’elles ont fait jusque là, c’est-à-dire contribuer à l’intégrité territoriale et à la sécurité au Mali.

Q: La force parallèle sera-t-elle constituée par les forces françaises ?

Il n’y a pas de force parallèle, l’OP18 ne parle que de forces françaises. Nous serons prêts, si le besoin se fait ressentir, s’il y a une menace grave et imminente, à intervenir. Quant à savoir si les forces françaises seront au Mali, nous avons prouvé que nous pouvions intervenir très rapidement au Mali, donc cela se fera suivant la nature de la menace. Les autorités françaises décideront quels éléments elles utiliseront. Il y aura des éléments français au Mali, mais en nombre très réduit : le Président de la République française a indiqué qu’il y aurait 2 000 Français au Mali au mois de juillet et 1 000 au mois de décembre, y compris les éléments sous Casques bleus. Nous avons aussi d’autres éléments qui peuvent intervenir à tout moment. L’intervention des forces françaises ne peut se faire que dans une circonstance exceptionnelle. Une menace grave et imminente signifie, en termes militaires, un évènement exceptionnel. La Force des Nations unies, avec 11 000 hommes et un mandat robuste, aura les moyens de se défendre par elle-même.

Q: How will the peacekeepers react when they will get attacked by IEDs or terrorist bands to defend themselves? In that case it seems that you will need to seek out the terrorists after they have done these strikes. So could that development of peace enforcement go in that sense?

They are not going to chase the terrorists in their strongholds. They will stabilize the country. In military terms, it means that if in the city of Timbuktu, there are terrorist cells, they will dismantle them. It is a robust mandate, it is a mandate of stabilization but it is not an anti-terrorist mandate, they are not going to chase the terrorists in the desert.

Q: How are you going to coordinate the two forces, even if they are not parallel? If the UN says “aidez-moi”, do you have any French observers or military people at the UN or vice-versa?

We will have officers and soldiers under blue helmets and we will need to have an understanding between the French forces, the blue helmets and the peacekeeping operations about the way of supporting, and also of working together on the same theatre.

Q: How many?

The President of the French Republic said that we will have 1000 soldiers in December in Mali. This is our goal.

Thank you.


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