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27 February 2013 - Mali / French Polynesia - Remarks to the press by Mr. Gérard Araud, Permanent Representative of France to the United Nations

(In French and in English)

C’est la troisième réunion du Conseil de sécurité demandée par la France afin de présenter à la fois les opérations militaires que nous conduisons au Mali et également d’ouvrir les perspectives politiques pour la suite.

Le Conseil de sécurité a de nouveau exprimé un très large soutien aux opérations françaises. Mais l’essentiel des discussions a porté d’un côté sur la nécessité d’avoir un processus politique, d’avoir une réconciliation inter-malienne et de l’autre sur la création d’une opération de maintien de la paix.

La France a fait adopter aujourd’hui par le Conseil de sécurité un projet de lettre qui sera envoyée par le Président du Conseil au Secrétaire général pour lui demander un rapport préliminaire. Ce rapport préliminaire devra être présenté, avant la fin du mois de mars, sur les modalités et conditions de création d’une opération de maintien de la paix. Sur la base du rapport du Secrétaire général et suivant la situation sur le terrain, la France pourra présenter un projet de résolution menant à la création d’une opération de maintien de la paix.

Le projet de lettre a été approuvé par l’ensemble de mes collègues. Dans les semaines qui viennent le Secrétaire général va envoyer sur le terrain une mission, ce qui nous permettra par la suite de travailler sur la base de ce rapport.

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It was the third session of the Security Council organised by France to make a presentation on the conduct of the military operations in Mali. There was a large consensus of supports to what we are doing. But the main topic of our discussion were on one side the need of having a political process of reconciliation in Mali and, on the other side, the prospect of creating a peacekeeping operation.

France tabled a draft letter of the President of the Security Council to the Secretary-General. This letter has been adopted by all the members. We are asking the Secretary-General to produce a report before the end of March about the modalities, the feasibility, the conditions of the creation of a peacekeeping operation, which is a traditional procedure in our organisation. On the basis of this report, if the security situation permits, we will eventually table a draft resolution for the creation of a peacekeeping operation. But it will depend on the situation on the ground.

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Q : M. Traoré aurait envoyé une lettre au Secrétaire général qui aurait été distribuée au Conseil de sécurité. Cette lettre nous dit-on est un peu ambigüe, les Maliens ne sont pas extrêmement clairs sur leur volonté d’avoir cette opération de maintien de la paix. Que lisez-vous de cette lettre ?

La lettre du Président Traoré insiste dans la première partie sur la nécessité d’accélérer le déploiement de la MISMA et dit ensuite, lorsque les conditions de sécurité le permettront, qu’il sera possible de considérer la mise en place d’une opération de maintien de la paix.

Pour le moment, ce que nous faisons simplement est de demander un rapport du Secrétaire général sur les conditions, les modalités, la faisabilité. Ensuite, nous aurons besoin pour la création de cette opération d’une demande officielle des autorités maliennes. En l’occurrence, pour le moment, les autorités maliennes disent « nous sommes prêts à considérer cette perspective » donc nous nous préparons à cette perspective.

A la fin de la lettre, le Président Traoré dit « Je sollicite votre soutien à une mise en place rapide de la MISMA pour la restauration de l’autorité et de la souveraineté de l’Etat malien sur l’ensemble du territoire. La réalisation de ces objectifs nous conduira vers la transformation de la MISMA en une opération de stabilisation et de maintien de la paix des Nations unies. » Donc c’est assez clair.

Q: About Captain Sanogo: he has been sort of confirmed in his role to reform the Malian army. The EU said they would not work with him in their training mission. How exactly is this mission going to operate with a military which has within a coup leader?

There is a chief of staff of the army, so we are going to work with the chief of staff of the Malian army, who is not Mr Sanogo. We hope that Mr Sanogo is on his way out.

Q: Did some of the militaries of Mali go to Darfur?

I do not have this information and there were no discussions about it. Nobody raised this issue.

Q: Vous dites que la mise en place de cette mission de maintien de la paix dépendra de la situation sur le terrain. Qui va déterminer si la situation est optimale et quels seront les critères?

Le Conseil de sécurité décidera.

Vous ne pouvez pas me demander maintenant quels seront les critères : il y aura un rapport du Secrétaire général. Sur la base de ce rapport, nous verrons. Ce sera une partie du sujet. La situation de sécurité sera évidemment une des questions et j’imagine que le rapport du Secrétaire général la traitera. Mais la décision du déploiement d’une force de maintien de la paix revient au Conseil de sécurité.

Q: What sort of signs or signals will France try to identify to determine that the security situation is stable enough, where you could start the transition into PKO?

It is impossible to have mathematical elements saying that from this point we can deploy or before this point we can’t. It will be a political judgement. There will be a security assessment which will be provided by DSS here. But DSS won’t decide. The Security Council will decide. On the basis of the information of DSS transmitted to the Security Council and on the basis of the national analysis, the Security Council will make this political decision to say “now we can deploy a peacekeeping operation”.

Q: With France’s involvement in Mali, is there any conflict between the functions of France, the EU and the UN in Mali?

France is supporting the creation of a peacekeeping operation. It is very clear that we want to leave as soon as possible. We consider, as other members of the Security Council, that after the French leave, it will be necessary to have a stabilization force. Because we will have to rebuild the Malian army, there is no real Malian army left. So there will be a period when we need a stabilization force. The UN is the unique place to provide for this stabilization force.

We have the AFISMA. When you have a resolution creating a peacekeeping operation, you have a period of transition, something like two months, usually before the creation of the peacekeeping operation. There is a transition from the AFISMA to the peacekeeping operation what is called a transfer of authority. So you will have two months with the AFISMA, the transfer of authority to the peacekeeping operation and during this period, there will be I guess a drown out of the French forces. The drown out will be on the basis of the situation, on the basis of the creation of the peacekeeping operation. It will be totally coordinated and, again, it is a French proposal.

Q : Est-ce que vous avez exprimé des vœux sur la forme de cette mission de casques bleus, sur son mandat éventuel ? Ou est-il encore trop tôt ?

Pas sur la force elle-même, parce que c’est une force de stabilisation et que les Nation unies ont l’habitude de créer des forces de stabilisation. Nous attendons donc le rapport du Secrétaire général. Je crois que l’insistance de tout le monde et y compris de la France, reposait sur deux éléments : d’abord, le processus politique. Au fond, le plus difficile sera de reconstruire un Mali démocratique et réconcilié. On a besoin d’un processus de réconciliation, d’un processus politique. Des signaux ont déjà été envoyés par les autorités de Bamako, mais il est évident que le Représentant spécial du Secrétaire général devra encourager ce processus politique. La deuxième source de préoccupation, que nous avons tous à l’esprit, est le respect des droits de l’Homme. Une fois de plus, nous avons demandé au Secrétaire général d’accélérer le déploiement des observateurs des droits de l’Homme. Le Secrétariat nous a assurés qu’il faisait tout, en tenant compte des procédures des Nations unies, pour accélérer ce déploiement. Les forces françaises, en tout cas, sont prêtes à assurer la sécurité des observateurs des droits de l’Homme si nécessaire.

Q: There is a proposal by French Polynesia to get reinscribed on the C24, what is France’s position on this move by the government to get reinscribed on the decolonization list ?

There is an electoral campaign in Polynesia. We do not think that it is very appropriate to use the United Nations in an electoral campaign for French Polynesia. I think the French Polynesians are going to vote between the end of April and the beginning of May. It would be more proper and more democratic to wait for the French Polynesians to vote so that we can go back to this debate after the elections, in April/May.

There is no emergency: the territory is peaceful, the democratic institutions are working smoothly and properly. We are not in a confrontation-mode. I have said “Please, let’s not be used in an electoral campaign; let’s wait for the elections in French Polynesia and then go back to this debate”. But again, if necessary we are ready for ourselves to reaffirm the rights of the Polynesians to self determination; we are totally open to that. But the question of reinscription on a list is an issue which is an issue not only for France, because we have several members of the Non Aligned Movement who have objections to this proposal. Again, we are in a very cooperative mood.


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