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Chronologie complète


- Le 18 octobre 2010, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat public trimestriel sur la situation au Proche-Orient, en présence des représentants de la Palestine et d’Israël. A cette occasion, le représentant permanent de la France a rappelé dans son intervention l’enjeu que représente la reprise des négociations directes " en vue de la création d’un Etat palestinien viable et contigu vivant en paix aux côtés d’Israël dans des frontières sûres et reconnues ". Il a insisté sur l’importance de l’accompagnement de la communauté internationale tout au long des négociations. Il a également plaidé pour la prolongation du moratoire israélien en insistant sur le fait que " la colonisation est illégale et un obstacle à la paix, elle compromet chaque jour un peu plus la solution des deux Etats que nous appelons de nos vœux ". Au sujet de la bande de Gaza, il a appelé une nouvelle fois à " l’ouverture immédiate des points de passage pour permettre l’accès de la population civile à l’aide humanitaire et le développement de l’économie ". Enfin, la proposition de la France d’organiser à Paris une seconde conférence des donateurs pour l’Etat palestinien a été réitérée.

- Le 19 janvier 2011, à l’occasion du débat public trimestriel sur la situation au Proche-Orient, le représentant permanent de la France a constaté, à l’issue du compte-rendu de Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, que le processus de paix au Proche-Orient était à nouveau dans l’impasse en dépit des efforts déployés. Dans son intervention, Gérard Araud a souligné que l’obtention d’un accord " sur l’ensemble des questions du statut final en vue de la création d’un État palestinien, souverain, indépendant, viable et démocratique, vivant en paix aux côtés d’Israël dans des frontières sûres et reconnues " impliquait une reprise rapide des négociations, ainsi que la préservation de la viabilité de la solution des deux États sur le terrain : le Conseil ne pouvait pas " relâcher son attention sur la question de la colonisation ". La situation à Gaza continuait de préoccuper vivement la France. Un changement fondamental d’approche était nécessaire et possible, sans transiger sur les impératifs sécuritaires d’Israël.

- Le 18 février 2011, un projet de résolution condamnant la poursuite de la colonisation par Israël dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, " obstacle majeur a une paix juste, durable et globale " a été soumis au Conseil de sécurité par la délégation libanaise à la demande de l’Autorité palestinienne. Ce projet de résolution a reçu le vote favorable de quatorze délégations. Les Etats-Unis lui ont opposé leur veto. Le projet de résolution a donc été rejeté.

Dans leur déclaration commune au Conseil, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont rappelé le caractère illégal de la colonisation et la menace qu’elle constituait pour une solution à deux Etats. Les trois pays européens ont appelé les deux parties à revenir aux négociations directes sur la base de paramètres clairs et souligné que leur objectif restait qu’un accord soit atteint sur le statut final et que la Palestine devienne membre à part entière de l’ONU dès septembre 2011.

- Le 21 avril 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat trimestriel sur la situation au Moyen-Orient en présence des représentants israélien et palestinien. Après avoir entendu le rapport du Secrétariat, présenté par Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, le Représentant permanent de la France a souligné la légitimité accrue, dans le contexte du " printemps arabe ", des aspirations palestiniennes à un Etat viable et souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, ainsi que l’illégalité de la colonisation. Il n’y avait pas d’alternative à une solution négociée pour mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Le représentant français a indiqué que la France réfléchissait avec ses partenaires européens à la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Toute proposition visant à faire avancer le processus de paix devait s’appuyer sur un socle de paramètres crédibles, qui devaient être endossés par le Quartet et permettraient de dépasser la crise de confiance entre les parties en vue d’une reprise immédiate des négociations.

- Le 30 juin 2011, le Conseil de sécurité a approuvé à l’unanimité la résolution 1994, coparrainée par la France, renouvelant pour 6 mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) sur le plateau du Golan. Le texte de la résolution de renouvellement était inchangé depuis de nombreuses années. Les incidents survenus sur le plateau du Golan, le 15 mai et 5 juin 2011, favorisés par les autorités de Damas, ont néanmoins amené le Conseil à adapter le texte de sa résolution. La résolution 1994 rappelle ainsi aux parties leur obligation de préserver le cessez-le-feu et de collaborer sans faille à l’exécution du mandat de la FNUOD.

Dans son explication de vote, le représentant de la France a dénoncé l’orchestration par Damas des manifestations palestiniennes sur le plateau du Golan et l’instrumentalisation hypocrite des aspirations du peuple palestinien par le régime syrien, qui engendrait une menace pour la stabilité régionale.

- Le 26 juillet 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat public trimestriel sur la situation au Proche Orient en présence des représentants de la Palestine et d’Israël. Dans son intervention, le représentant permanent de la France a rappelé que la résolution du conflit palestinien reposait, pour la France, sur quelques convictions simples : "le statu quo est intenable ; seul le dialogue permettra d’aboutir à l’unique solution légitime : deux Etats pour deux peuples ; la relance du processus de paix doit être fondée sur des paramètres équilibrés et agréés par les deux parties." Il a rappelé la position de la France sur la colonisation : "illégale au regard du droit international, obstacle à la paix fondé sur la spoliation des populations palestiniennes, elle sape la confiance entre les parties et constitue une menace pour la solution des deux Etats."

- Le 25 août 2011, le Conseil de sécurité a entendu le rapport du Secrétariat, présenté par Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, sur la situation au Proche-Orient. Les membres du Conseil de sécurité ont regretté la reprise des violences dans la région et ont appelé les parties à relancer le processus de paix.

- Le 21 septembre 2011, lors de son allocution à l’ouverture de la 66ème session de l’Assemblée générale, M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, a proposé un statut d’Etat observateur pour la Palestine aux Nations Unies ainsi qu’une feuille de route relançant le processus de paix israélo-palestinien en trois temps :

— Un mois pour reprendre les discussions ;

— Six mois pour se mettre d’accord sur les frontières et sur la sécurité ;

— Un an pour parvenir à un accord définitif.

- Le 23 septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, a remis au Secrétaire général des Nations Unies une demande d’admission de la Palestine comme Etat membre de plein droit de l’Organisation des Nations Unies. Le Secrétaire général a transmis cette demande au président du Conseil de sécurité. Le même jour, le Quartet pour le Proche-Orient a diffusé une déclaration appelant à la reprise des discussions avec l’objectif d’aboutir à un accord fin 2012 et proposant notamment la tenue d’une conférence de donateurs pour soutenir la construction des institutions étatiques palestiniennes. La France a salué, dans un communiqué, une déclaration qui allait dans le bon sens, correspondant à la volonté exprimée par le Président Sarkozy à New York. "La France se félicite que les débats de ces derniers jours aux Nations Unies aient conduit à une prise de conscience internationale quant à l’urgence de mettre fin au blocage du dossier israélo-palestinien".

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Lettre de l’Autorité palestinienne demandant l’admission de la Palestine comme Etat membre de l’ONU et lettre du Secrétaire général transmettant la demande au président du Conseil de sécurité - 23 septembre 2011 - UN Photo/Eskinder Debebe

- Le 27 septembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour écouter le rapport mensuel du secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, M. Lynn Pascoe, en présence de M. Najib Mikati, Premier ministre libanais. Au cours de sa présentation, le secrétaire général adjoint a souligné l’urgence d’une reprise des négociations directes entre les deux parties. "Nous ne devons épargner aucun effort pour aider les parties à retourner à la table des négociations", a-t-il déclaré. Le conseil s’est par la suite réuni en consultations privées.

- Le 28 septembre 2011, à la suite de la transmission de la demande d’adhésion à l’ONU de la Palestine comme Etat de plein droit par le Secrétaire général des Nations Unies au Conseil de sécurité, ses membres ont approuvé la proposition de la Présidence d’en saisir le comité permanent sur les admissions, ainsi que le prévoit l’article 59 du Règlement intérieur provisoire.

- Le 18 octobre 2011, les représentants permanents des pays membres du Conseil de sécurité se sont réunis en consultations pour faire le point sur l’avancement des travaux du comité permanent sur les admissions sur la demande de la Palestine d’être admise comme Etat de plein droit.

- Le 24 octobre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour débattre de la situation au Proche-Orient après avoir entendu le rapport de M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques.
Dans sa déclaration, le représentant permanent de la France a réitéré la proposition du Président de la République de rehausser le statut de la Palestine à celui d’État observateur aux Nations Unies comme moyen pour sortir de l’impasse. Il a rappelé la proposition française de tenir une conférence internationale des donateurs pour soutenir le développement des institutions d’un État palestinien. Il a souligné que la poursuite de la colonisation, condamnée par la France, ruinait les efforts de paix. Gérard Araud a enfin salué l’accord ayant permis la libération de Gilad Shalit, comme un premier geste en faveur de la paix.

- Le 3 novembre 2011, le comité permanent sur les admissions du Conseil de sécurité s’est réuni au niveau des représentants permanents pour examiner son projet de rapport sur la demande d’admission de la Palestine à l’ONU comme membre de plein droit. Ce rapport, constatant une absence de consensus parmi les membres du Conseil sur la candidature palestinienne, a été formellement adopté le 11 novembre 2011 par le Comité permanent pour transmission au Conseil de sécurité.

- Le 20 décembre 2011, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées le rapport de M. Fernandez-Taranko, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israel et les Territoires Occupés.
A l’issue des consultations, les représentants permanents de pays membres de l’Union européenne au Conseil de sécurité ont fait une déclaration conjointe à la presse.

- Le 21 décembre 2011, le Conseil de sécurité a approuvé à l’unanimité la résolution 2028 renouvelant pour 6 mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) sur le plateau du Golan.

- Le 18 janvier 2012, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées la Coordinatrice des Affaires Humanitaires (OCHA), Valerie Amos, sur la situation humanitaire dans les Territoires Occupés, notamment les effets de la colonisation sur les perspectives de règlement du conflit comme sur les populations directement affectées.

- Le 24 janvier 2012, M. Fernandez-Taranco, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité son rapport trimestriel sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et les Territoires Occupés. Le Conseil de sécurité a aussi entendu les déclarations de l’Observateur permanent de Palestine ainsi que du Représentant permanent d’Israël.
Dans son intervention, le représentant permanent de la France a de nouveau exprimé sa profonde inquiétude devant l’accélération en 2011 de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés, en violation du droit international et des résolutions du Conseil, et qui porte atteinte à la viabilité territoriale et économique du futur Etat palestinien. Il a enfin renouvelé le soutien de la France à l’Autorité palestinienne et à la construction d’institutions viables lui permettant de répondre aux aspirations légitimes de sa population.

- Le 28 février 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, sur la situation au Moyen Orient. S’exprimant sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, M. Pascoe a souligné que les activités de colonisation israéliennes constituaient un obstacle à la paix, appelant les dirigeants à un retour des négociations. La situation humanitaire demeurait préoccupante, au vu des violences entre colons et palestiniens, M. Pascoe appelant par ailleurs à ce que soit mis fin au blocus de Gaza.

En consultations privées, le représentant de la France s’est dit préoccupé du manque de progrès sur le terrain, réitérant son appui aux efforts du Quartet et appelant à une réaction du Conseil de sécurité.

- Le 27 mars 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Robert Serry, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. M. Serry a constaté l’absence de progrès dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le processus de réconciliation inter-palestinien était au point mort et les violences connaissaient une escalade. Le nombre de blessés en Cisjordanie du fait des opérations israéliennes avait triplé, et les activités de colonisation menant à la démolition de propriétés palestiniennes à Jérusalem-Est se poursuivaient. Le Sud d’Israël continuait de faire l’objet d’attaques à la roquette depuis la bande de Gaza. M. Serry a salué l’action de la Jordanie et de l’Egypte dans la promotion d’un accord négocié et de l’apaisement des tensions.

En consultations privées, le représentant de la France a encouragé l’adoption de mesures de confiance entre les deux parties, tout en s’inquiétant des divisions au sein de l’Autorité palestinienne.

- Le 23 avril 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a fait état de progrès significatifs en matière sécuritaire grâce aux efforts des forces palestiniennes pour maintenir le calme en Cisjordanie. En dépit d’une situation fragile, les deux parties avaient réitéré leur souhait de négocier. Le Quartet était préoccupé par la violence des colons israéliens en Cisjordanie et par la poursuite des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Devant le risque d’une résurgence de la violence, le Quartet avait appelé les parties à la retenue et éviter toute action pouvant saper la confiance.

Le représentant de la France a souligné l’impasse dans laquelle se trouvait le processus de paix, qui menaçait la possibilité d’une solution à deux Etats. La colonisation israélienne en territoires palestiniens occupés représentait particulièrement une menace pour le processus de paix. Si la rencontre d’une délégation palestinienne avec le Premier ministre israélien constituait un pas dans la bonne direction, des mesures de confiance significatives devaient être prises afin de recréer la confiance entre les parties.

- Le 29 mai 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, a fait état de plusieurs signes encourageants. Les dirigeants palestinien et israélien avaient échangé plusieurs lettres et effectué des déclarations conjointes, ouvrant la perspective d’échanges entre les parties. Un accord avait par ailleurs été trouvé concernant la question des prisonniers palestiniens, mettant fin à leur grève de la faim. Les activités de colonisation israélienne se poursuivaient cependant et de nombreux Palestiniens avaient été blessés à la suite d’opération israéliennes en Cisjordanie.

En consultations privées, le représentant de la France s’est réjoui des avancées constatées, tout en soulignant l’absence de résultats enregistrés par le Quartet ou d’évolutions significatives sur le terrain, sans lesquelles ce processus ne pourrait se poursuivre.

- Le 19 juin 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni en présence de M. Oscar Fernandez Taranco, sous-Secrétaire général aux Affaires politiques, pour examiner la situation au Moyen Orient. Lors du briefing, M. Taranco a relevé le caractère toujours fragile de la situation entre Israël et la Palestine. Il a rappelé que les installations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés constituaient une violation du droit international et compromettaient grandement la possibilité de la solution de deux Etats.

Dans les consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a déploré l’impasse politique dans la quelle set trouvait le processus de paix. Tout en condamnant la politique de colonisation israélienne persistante, il s’est interrogé sur l’efficacité du Quartet.

- Le 21 juin 2012, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, sur l’évolution de la mission de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

Le représentant de la France a déploré les violations de l’accord de désengagement et les restrictions accrues à la circulation des observateurs, en particulier du côté syrien de la zone de séparation. Il a fermement condamné les attaques syriennes ayant visé les observateurs et a appelé toutes les parties à pleinement coopérer avec la FNUOD, afin que le personnel puisse exercer son mandat en toute sécurité.

- Le 27 juin 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2052 renouvelant pour six mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

- Le 2 juillet 2012, Navi Pillay, la Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, a présenté au Conseil de sécurité la situation dans les territoires palestiniens occupés. Elle a déclaré que le bouclage de la bande de Gaza était illégal et devait immédiatement être levé, tout condamnant les tirs de roquettes en direction d’Israël Le représentant français a appelé au développement économique de la région.

- Le 25 juillet 2012, le Conseil de sécurité a tenu son débat mensuel sur la situation au Moyen Orient en présence de M. Serry, Coordinateur spécial pour le Proche-Orient.

Le représentant de la France s’est fait l’écho des préoccupations exprimées par M. Serry sur l’impact régional de la crise syrienne, en particulier sur le Liban. La menace de l’usage par Damas de ses armes chimiques et biologiques contre ses voisins, la récente violation de l’accord de désengagement du plateau du Golan de 1974 ainsi que la violation de l’intégrité territoriale du Liban étaient intolérables.

Les conséquences régionales de la crise en Syrie risquaient par ailleurs de compliquer encore le processus de paix au Proche-Orient déjà au point mort. Les violations répétées par Israël du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la poursuite des activités de colonisation, minaient la possibilité de paix. De même, la fragilisation de l’Autorité Palestinienne et l’absence d’unité palestinienne étaient autant d’obstacles à la paix. Face à l’impasse du processus de paix au Proche-Orient, la viabilité et la crédibilité politique de la solution des deux États devaient être garanties par la définition d’un nouveau cadre de négociations suivant des paramètres clairs, un calendrier réaliste et des garanties en cas de non-respect des décisions de la communauté internationale.

- Le 22 août 2012, le Conseil de sécurité a tenu sa réunion mensuelle sur la situation au Proche Orient en présence de M. Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

Le processus de paix était dans une impasse : Israël poursuivait ses activités de colonisation dans les territoires occupés tandis que les factions palestiniennes demeuraient divisées, au détriment de la population palestinienne, et aucun progrès significatifs dans les négociations israélo-palestiniennes n’avait été enregistré.

Cette situation était d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrivait dans un contexte régional extrêmement volatile, marqué par une militarisation croissante en Syrie et un risque de contagion de la crise syrienne au Liban. Lors de consultations privées, le représentant de la France a ainsi appelé la communauté internationale à apporter son soutien à la classe politique libanaise afin de préserver la stabilité de ce pays.

- Le 17 septembre 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Robert Serry, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. M. Serry a fait le constat d’une détérioration globale de la situation, le pouvoir de l’Autorité palestinienne étant miné par une crise budgétaire et politique dans les territoires occupés. Le récent geste de bonne volonté israélien ne représente pas, à long terme, une solution viable. A fin d’assurer la pérennité des ressources à court terme de l’Autorité, il a appelé les contributeurs à augmenter leurs contributions.

Il a rappelé que les colonies israéliennes en Cisjordanie violaient le droit international et mettaient en péril la solution à deux États. Le Représentant français a mis en exergue l’impuissance de la communauté internationale. Il a salué la récente initiative du Président Morsi dans la région, tout en rappelant la nécessité de respecter les accords de Camp David.

- Le 15 octobre 2012, le Conseil de sécurité a tenu un débat ouvert sur la situation au Proche-Orient. Dans son rapport, le Secrétaire général adjoint chargé des affaires politiques, Jeffrey Feltman, a relevé l’impasse dans laquelle se trouvait le processus de paix. Les deux camps se contentaient de paroles sans aboutir à des actes concrets favorisant un dialogue constructif.

Dans son intervention, le représentant de la France a déploré que la politique de colonisation mise en œuvre par Israël menace la solution de deux Etats. La viabilité physique, politique et économique du futur Etat palestinien était compromise. Fragiliser le camp de la paix laissait le champ libre aux partisans de la violence. L’échec du Quartet devait replacer le Conseil de sécurité devant ses responsabilités.

- Le 14 novembre 2012, alors qu’une nouvelle escalade de violence menaçait de s’installer entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza et le sud du pays, le Conseil de sécurité a entendu en séance privée un point de situation de la part de Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques, suivi d’un débat associant les représentants israélien et palestinien à l’ONU.

- Le 21 novembre 2012, le Secrétaire général des Nations unies M. Ban Ki-moon a rendu compte aux membres du Conseil de sécurité de la situation à Gaza. Au cours d’une vidéoconférence depuis Tel Aviv, il a condamné les violences et appelé à la concrétisation de l’accord de cessez-le-feu auquel les parties étaient parvenues le jour même.

Le Conseil de sécurité s’est ensuite réuni en consultations privées à l’issue desquelles il a adopté une déclaration à la presse soutenant l’appel de Ban Ki-moon à la mise en œuvre du cessez le feu et incitant la communauté internationale à renouveler son aide humanitaire aux Palestiniens de la bande de Gaza.

- Le 27 novembre 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni pour entendre le rapport de M. Serry, Coordinateur spécial pour le Moyen-Orient, sur la situation dans la région y compris sur le processus de paix.

Lors des consultations qui ont suivi, le représentant de la France a appelé la communauté internationale à soutenir le cessez-le-feu, la reprise de pourparlers israélo-palestiniens ainsi que l’Autorité palestinienne, notamment à travers des contributions financières. Faisant suite à l’annonce du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, il a confirmé la décision de la France de soutenir la résolution visant à rehausser le statut de la Palestine à celui d’ État non-membre observateur.

- Le 29 novembre 2012, l’Assemblée générale des Nations unies a accordé à la Palestine le statut d’Etat observateur au sein de l’Organisation des Nations unies en approuvant la résolution A/RES/67/19 par 138 voix pour (dont la France), 41 abstentions et 9 voix contre. Dans son explication de vote, le représentant permanent de la France a insisté sur la nécessité pour la Palestine, forte de ce succès politique, de rejoindre la table de négociations sans délai ni pré-conditions. La France avait fait le choix de la solution à deux Etats, un dialogue crédible devait reprendre et chacun s’abstenir de représailles qui ne feraient le jeu que des extrémistes.

- Le 19 décembre 2012, M. Jeffrey Feltman, secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité la situation au Moyen Orient et particulièrement la dégradation inquiétante des relations israélo-palestiniennes.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a condamné la construction de logements par Israël, en particulier sur la zone E1. Il a appelé le Conseil à proposer de nouvelles solutions et à fixer lui-même les paramètres d’un éventuel accord de paix, les parties se trouvant dans l’incapacité d’y parvenir seules.

La France, l’Allemagne, le Portugal et le Royaume-Uni ont enfin fait une déclaration à la presse conjointe pour condamner la colonisation israélienne.

- Le 23 janvier 2013, M. Robert Serry, Coordinateur spécial des Nations Unies pour le Processus de Paix, a présenté au Conseil de sécurité la situation au Proche-Orient et l’état des relations israélo-palestiniennes.

Le représentant de la France a fermement condamné la politique illégale de colonisation poursuivie par Israël. Il a souligné que 2013 pouvait être l’année de la réalisation de la solution à deux États, dont la mise en œuvre était envisagée depuis longtemps. Ce processus ne se matérialiserait pas sans volonté des parties de reprendre des négociations importantes et sans pré-condition. Enfin, il a signalé la nécessité d’une réconciliation inter-palestinienne sous l’égide du Président Abbas et conforme aux principes de l’OLP.

- Le 26 février 2013, lors de la réunion mensuelle du Conseil de sécurité consacrée au Moyen-Orient, M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a fait état de « risques accrus sur plusieurs fronts », en particulier en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Les Nations unies se tenaient prêtes à soutenir toute initiative internationale crédible pour mettre en œuvre un règlement final, en particulier celle du Quatuor. Lors des consultations qui ont suivi, le représentant de la France a appelé à la reprise urgente de négociations substantielles pour mettre en œuvre la solution à deux Etats. Face au risque d’une recrudescence de la violence, alimentée par le récent décès d’un détenu palestinien en Israël et le tir d’une roquette depuis Gaza en représailles, le statu quo n’était pas envisageable.

- Le 25 mars 2013, le Conseil de sécurité a tenu sa réunion mensuelle sur la situation au Moyen-Orient en présence de M. Robert Serry, Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient. Saluant les mesures constructives prises le mois précédent par les deux parties ainsi que le réengagement des Etats-Unis dans la région marqué par la visite du Président Obama, le Représentant spécial du Secrétaire général a estimé qu’il y avait une ouverture pour une initiative politique en vue de parvenir à un règlement final du conflit.

Lors des consultations qui ont suivi, le représentant de la France a souligné que la fragilité de la situation sécuritaire sur le terrain nécessitait des progrès concrets et a réaffirmé l’engagement de la France à contribuer à une relance du processus de paix.

Concernant la Syrie, l’intervention de M. Serry se voulait moins optimiste : le règlement politique du conflit ne pourrait avoir lieu sans un renoncement des parties à une victoire militaire, ni sans une position consensuelle de la communauté internationale et du Conseil de sécurité.

- Le 24 avril 2013, le Conseil de sécurité a tenu son débat public trimestriel sur la situation au Moyen-Orient, en présence des représentants d’Israël et de Palestine. M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, s’est félicité de la lueur d’espoir suscitée par le réengagement des États-Unis dans la région, qui devait permettre la reprise des négociations en vue d’un règlement définitif sur l’ensemble des questions du statut final.
L’intensification de la crise syrienne ne permettait pas le même optimisme : face à la militarisation accrue du conflit et un bilan humain sans précédent, la seule issue possible dépendait de la capacité du Conseil de sécurité à s’unir pour trouver une solution politique sur la base du Communiqué de Genève.

Dans son intervention, le représentant de la France a souligné que les deux crises qui minaient le Moyen-Orient nécessitaient une réponse urgente et concertée de la communauté internationale. Les débordements du conflit syrien risquaient de faire basculer la région toute entière dans la tourmente, à commencer par le Liban, dont l’équilibre sociopolitique fragile était menacé par le poids des réfugiés.

- Le 22 mai 2013, le Conseil de sécurité a tenu ses consultations mensuelles sur la situation au Proche-Orient en présence de M. Robert Serry, Coordinateur spécial des Nations unies. Celui-ci a estimé que les semaines à venir seraient déterminantes pour trouver une solution aux deux crises qui minaient la région, à savoir la reprise des pourparlers israélo-palestiniens et la recherche d’une solution politique au conflit syrien.

Lors des consultations qui ont suivi, le représentant de la France a mis en garde contre les incidents sécuritaires qui menaçaient de saper les efforts diplomatiques engagés dans les deux cas. Il a rappelé que la France participait activement à l’organisation de la Conférence internationale qui devait rassembler toutes les parties au conflit syrien et dont l’objectif était de former un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs, sur la base du Communiqué de Genève de juin 2012.

- Le 23 juillet 2013, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat public trimestriel sur la situation au Proche-Orient, en présence de M. Robert Serry, Coordinateur spécial pour le processus de paix, M. Riyad Mansour, Observateur Permanent de Palestine, et M. Ron Prosor, Représentant permanent d’Israël. Afin d’assurer le bon déroulement des pourparlers à venir sous les auspices du Secrétaire d’État américain M. John Kerry, M. Serry a appelé les deux États à s’abstenir de toute mesure risquant de saper la confiance et à s’engager dans le processus de bonne foi.

A cette occasion, le représentant de la France a déclaré que la solution à deux États constituait la seule issue juste et durable au conflit et a appelé les deux parties à reprendre des négociations directes sans conditions préalables et sur des bases crédibles. Il a également exprimé ses préoccupations quant à la poursuite par Israël de nouvelles constructions dans les colonies, en violation du droit international.

- Le 20 août 2013, M. Oscar Fernandez Taranco, Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques, a présenté son rapport au Conseil de sécurité sur la situation au Proche-Orient. Sur la question israélo-palestinienne, il s’est félicité, après des années d’impasse politique, de la reprise des pourparlers entre les deux parties. Il a rappelé que des négociations directes et une véritable volonté politique de la part des protagonistes étaient des préalables indispensables à la réalisation des aspirations légitimes des deux peuples. La libération de 26 prisonniers palestiniens et la réouverture de la route d’Hébron par l’État israélien a été saluée par M. Taranco, qui a néanmoins déploré l’annonce de la poursuite de la construction de colonies israéliennes en Cisjordanie, qui s’inscrit en violation du droit international.

Au cours des consultations en huis-clos qui ont suivi, le représentant de la France a déclaré que les parties devaient s’abstenir de toute mesure risquant de compromettre le processus de paix. Il a par ailleurs affirmé que la France était prête à travailler avec tout gouvernement de l’Autorité palestinienne refusant le recours à la violence, engagé en faveur de la solution des deux États et qui accepterait les accords et obligations passés, y compris le droit d’Israël à exister. Enfin, il a appelé à la levée du blocus israélien dans la bande de Gaza et a dénoncé les récents tirs de roquettes en provenance de Gaza qui ont frappé Israël.

-  Le 17 septembre, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance publique pour entendre le rapport du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry sur la situation au Moyen-Orient. Abordant la question israélo-palestinienne, M. Serry a rappelé que si la communauté internationale a longtemps soutenu l’idée d’une solution à deux États, elle doit maintenant faire preuve d’unité et de détermination pour soutenir les efforts de négociations en cours. M. Serry a exhorté les deux parties à intensifier leurs discussions ainsi qu’à entreprendre des initiatives politiques tangibles pouvant améliorer les conditions de sécurité et de vie des Israéliens et des Palestiniens. À cet égard, M. Serry s’est félicité d’une récente décision du gouvernement israélien d’émettre 5.000 permis de travail supplémentaires pour les Palestiniens de Cisjordanie. Il a regretté la poursuite par Israël des activités de peuplement en Cisjordanie ainsi qu’à Jérusalem-Est. Il a appelé les parties à éviter toute action susceptible de faire échouer leurs négociations.

Au cours des consultations en huis-clos qui ont suivi, le représentant de la France s’est félicité de la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens tout en rappelant les menaces qui pèsent sur le processus de paix. Parmi elles, la poursuite de la colonisation, contraire au droit international, ainsi que toute violence menaçant la sécurité des populations. Pour mettre en œuvre ces négociations, le représentant français a rappelé l’importance de renforcer, côté palestinien, le « camp de la paix », celui du Président Abbas. Il a également encouragé les pays arabes à apporter leur soutien au processus.

- Le 22 octobre, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat public trimestriel sur la situation au Moyen-Orient, en présence de M. Jeffrey Feltman, Secrétaire Général adjoint pour les affaires politiques, l’Observateur Permanent de Palestine, M. Ryad Mansour, et le Représentant permanent d’Israël, M. Ron Prosor. S’agissant du processus de paix au Proche-Orient et de la question israélo-palestinienne , M. Feltman s’est félicité de la réunion le 27 septembre dernier des représentants du Quartet qui se sont accordés pour soutenir l’objectif assigné aux négociations, à savoir la conclusion d’un accord complet devant aboutir dans les neuf mois. Il a rappelé que les Nations unies étaient prêtes à apporter leur contribution pour soutenir les efforts en cours et intensifier le dialogue. Il a regretté la poursuite par Israël des activités de colonie de peuplement ainsi que les nombreuses escarmouches entre les deux parties ces deux derniers mois. Il a exhorté les deux parties à cesser toute violence afin d’entamer le début d’un processus politique.

Le représentant permanent de la France s’est félicité de la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens tout en rappelant les menaces qui pèsent sur le processus de paix. Parmi elles, la poursuite de la colonisation, contraire au droit international, ainsi que tous les actes de violence. Il a également appelé à la libération des prisonniers palestiniens et rappelé la nécessité de renforcer l’aide au Président Abbas.

- Le 19 novembre, le Conseil de sécurité s’est réuni pour son débat public trimestriel sur la situation au Moyen-Orient, en présence de M. Jeffrey Feltman, Secrétaire Général adjoint pour les affaires politiques.

M. Feltman a déploré l’accroissement des tensions entre Israël et la Palestine qui risquait de retarder la conclusion d’un accord complet devant aboutir dans les neuf mois. Il s’est dit préoccupé par la poursuite par Israël des activités de colonisation en Cisjordanie, contraires au droit international et un obstacle à la paix. M. Feltman a également condamné la poursuite des incidents entre les colons israéliens et les Palestinien et a appelé toutes les parties à cesser ces actes de violence. Un an après l’accord de cessez-le-feu au Caire, la situation à Gaza s’aggravait d’un point de vue humanitaire et socio-économique. Enfin, il a souligné la nécessité de la poursuite des négociations par les deux parties et l’importance de l’appui international.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant permanent de la France a exprimé sa préoccupation concernant l’écart entre les positions des parties. La recherche d’une solution à deux Etats était la seule issue juste et durable pour permettre une cohabitation pacifique entre Israéliens et Palestiniens. S’il s’est félicité de la détermination des dirigeants des deux parties, M. Abbas et M. Netanyahou, à rester à la table des négociations jusqu’au terme des neuf mois, le représentant permanent était toutefois préoccupé par les menaces régulières de démission présentées par l’équipe de négociation palestinienne face à la poursuite de la colonisation par Israël. Il a appelé les deux parties à adopter des mesures de confiance et à s’abstenir de toute décision constituant un obstacle au progrès des négociations. Enfin, M. Araud a rappelé la position de la France : la poursuite de la colonisation était illégale au regard du droit international ; les actes de violence devaient cesser sous toutes leurs formes ; la situation des prisonniers palestiniens ainsi que la question de la persistance du recours à la détention administrative demeuraient préoccupantes ; il fallait permettre un développement économique soutenable en Palestine.

- Le 16 décembre 2013, le Coordonateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen Orient, M. Robert Serry, a salué la reprise des discussions entre Israël et la Palestine, ainsi que l’accroissement de l’aide annoncé par l’Union européenne le même jour pour le processus de paix. Le Coordonateur spécial des Nations unies a appelé les autorités israéliennes à enquêter sur le cas d’un jeune Palestinien âgé de 14 ans tué par des forces israéliennes. M. Serry s’est inquiété de la situation sécuritaire, énergétique et humanitaire à Gaza, où les conditions climatiques de l’hiver avaient causé le déplacement de plusieurs milliers de personnes. Dans le Golan, la situation demeurait volatile. Enfin, M. Serry a déploré la mort d’un agent de sécurité israélien au Liban et appelé les parties au calme.

Lors des consultations privées qui ont suivi, M. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a présenté la situation sécuritaire à laquelle la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) devait faire face.

Le représentant permanent de la France a partagé les préoccupations des membres du Conseil dans la région, en condamnant la poursuite de la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie, et en réitérant son soutien aux forces et au mandat de la FNUOD.

- Le 20 janvier 2014, lors du débat public du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient, l’ambassadeur de l’Etat observateur non-membre de la Palestine a rappelé que 2014 avait été déclarée année de solidarité avec le peuple palestinien. L’observateur M. Mansour s’est prononcé pour une résolution du conflit par la coexistence de deux Etats avec Jérusalem-est comme capitale. Il a également appelé à une condamnation ferme et unanime de la colonisation israélienne. Pour finir, l’observateur palestinien s’est inquiété de la situation tragique du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk en Syrie. Le représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies, M. Ron Prosor a souligné le rôle d’Israël, îlot de stabilité et de démocratie. Le représentant israélien a énoncé les incitations à la violence du côté palestinien qui nuisaient aux négociations futures.

Le représentant permanent de la France, M. Gérard Araud a apporté son soutien aux efforts des Etats-Unis en appui des négociations israélo-palestiniennes. Aujourd’hui, il convenait d’écarter toute autre formule intérimaire et de se concentrer sur une résolution définitive. Pour cela, M. Araud a rappelé qu’il était impératif que les parties au conflit s’abstiennent de toute action pouvant nuire à ces négociations, notamment l’initiative de construction de nouvelles colonies. Par ailleurs, en cas d’accord définitif, l’Union européenne proposait un « partenariat privilégié spécial » incluant les volets économique, politique, sécuritaire et social.

- Le 25 février 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance plénière sur la situation au Moyen Orient, notamment l’état du processus de paix au Proche Orient, en présence de M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

M. Feltman a soutenu les efforts conduits par le Secrétaire d’Etat américain M. John Kerry sur le processus de paix. Il a rappelé que ce processus devra déboucher sur une solution à deux Etats. Il a rapporté la poursuite de la colonisation israélienne et les attaques contre les colons en Cisjordanie. Il s’est inquiété de la recrudescence des tirs de roquettes et de la situation humanitaire à Gaza. Concernant la Syrie, M. Feltman s’est félicité de l’adoption, le 22 février dernier, de la résolution 2139 sur l’accès humanitaire. Concernant le Liban, il a salué la formation d’un gouvernement d’entente mais a appelé à la vigilance concernant la persistance des attentats dans le pays.

Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a déploré la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie ainsi que la multiplication des violences en Cisjordanie et à Gaza. Il a encouragé les efforts de M. Kerry pour parvenir à un accord. Il a appelé les parties à s’abstenir de tout geste pouvant nuire au processus.

En ce qui concerne la Syrie, le représentant français a regretté la mauvaise volonté du gouvernement syrien lors des négociations de Genève II. Il a rappelé que, malgré l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution sur l’accès humanitaire, les violences contre les civils se poursuivaient en Syrie avec des armes toujours plus meurtrières. En ce qui concerne le Liban, il a salué la formation d’un nouveau gouvernement. Il a annoncé la tenue à Paris le 5 mars prochain d’une réunion du groupe international de soutien pour le Liban.

- Le 18 mars 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance plénière sur la situation au Moyen Orient en présence de M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

M. Feltman a souligné la nécessité d’avancer dans les pourparlers de paix et rappelé le soutien du Secrétaire général à la solution de deux Etats. Il s’est montré préoccupé par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie ainsi que par la nouvelle escalade de violences à Gaza. Les conditions humanitaires se détérioraient pour la population civile de Gaza du fait du blocus. M. Feltman a exhorté les parties à faire preuve de retenue et de responsabilité.

Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a déploré la poursuite de la colonisation israélienne, les démolitions à Jérusalem-Est ainsi que le blocus de Gaza, et a soutenu les efforts engagés par le Secrétaire d’Etat américain visant à faire avancer les négociations.

- Le 26 mars 2014, à la suite de la publication du rapport du Secrétaire général, les membres du Conseil de sécurité se sont réunis lors de consultations privées pour entendre M. Edmond Mulet, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, sur les activités menées par la FNUOD au cours de ces trois derniers mois.

Le Représentant permanent de la France a déploré la détérioration de la situation. Il fallait relayer aux parties prenantes le message selon lequel le respect de la FNUOD et sa liberté de mouvement devaient être parfaitement garantis. Il était enfin crucial de se concentrer sur les conditions d’exercice du mandat et de sécurité des contingents.

- Le 29 avril 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance plénière sur la situation au Moyen Orient, notamment l’état du processus de paix au Moyen-Orient, en présence de M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le Processus de paix au Moyen-Orient, M. Riyad Mansour, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, et M. Ron Prosor, Représentant Permanent de la Palestine.

M. Serry s’est montré préoccupé par l’échec des négociations, neuf mois après leur lancement, malgré les efforts conduits par le Secrétaire d’État américain M. John Kerry. Il a déploré la suspension par Israël des pourparlers au lendemain de l’accord de réconciliation inter-palestinienne conclu le 23 avril entre l’OLP et le Hamas qui prévoyait la formation d’un gouvernement d’unité nationale et l’organisation d’élections dans les territoires palestiniens. La solution à deux États se trouvait dans une impasse politique, des divergences subsistant concernant la sécurité et les frontières, et la situation était très préoccupante sur le terrain avec l’accélération de la colonisation, l’augmentation des violences en Cisjordanie, l’aggravation des tensions à Jérusalem Est et la détérioration des conditions humanitaires pour la population civile de Gaza du fait du blocus par Israël. Il était essentiel pour toutes les parties d’agir. Les Nations unies avaient un rôle crucial à cet égard.

Les membres du Conseil de sécurité dont la France se sont opposés à toute mesure unilatérale et ont appelé à la retenue et à la responsabilité des parties.

- Le 20 mai 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en séance plénière sur la situation au Moyen Orient, notamment l’état du processus de paix au Moyen-Orient, en présence de M. Oscar Fernandez Taranco, Sous-secrétaire général aux affaires politiques.

M. Taranco s’est dit préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouvait la solution négociée de deux États. Il a appelé les parties à la retenue et à éviter toute mesure unilatérale. L’accord de réconciliation inter-palestinienne pouvait être une opportunité s’il se traduisait comme présenté par le Président Abbas par un gouvernement de consensus national composé de personnalités indépendantes, placé sous son autorité directe et respectant les principes du Quartette. M. Taranco a également exprimé des inquiétudes quant à l’accélération de la colonisation, l’aggravation des tensions à Jérusalem et la détérioration de la situation de la population palestinienne dans la bande de Gaza du fait du blocus.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le Représentant permanent de la France a rappelé que la suspension des pourparlers était uniquement imputable aux deux parties, incapables d’aller vers la paix par elles-mêmes. Le statu quo n’était pas tenable à long terme. Le processus de paix devait rester une priorité internationale.

- Le 18 juin 2014, le Conseil de sécurité a tenu des consultations à huis-clos sur la FNUOD (Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement) déployée au Golan. M. Hervé Ladsous, Sous-secrétaire général des opérations de maintien de la paix, a présenté le dernier rapport du Secrétaire-général sur la Force en vue du renouvellement prochain de son mandat.

Le représentant permanent adjoint de la France a exprimé sa reconnaissance pour le travail de la FNUOD et a souligné l’importance de son rôle et de son influence dans la région. Il a soutenu un renouvellement du mandat de la Force.

- Le 23 juin 2014, le Conseil de sécurité a entendu M. Jeffrey Feltman présenter le rapport du Secrétaire Général sur la situation au Moyen-Orient.

M. Feltman a fait part d’une situation instable dans les territoires palestiniens. Il a demandé aux parties en conflit de faire preuve de retenue. M. Feltman a exprimé sa préoccupation quant à l’augmentation importante et récente de toutes les activités impactant la stabilité au Proche-Orient : les opérations de fouille, les détentions de prisonniers, les annonces de nouvelles colonies, les tirs de roquette. Au Liban, il a enjoint à la tenue d’élections présidentielles crédibles dans les meilleurs délais. Sur la Syrie, il a rappelé les six points soulevés par le Secrétaire Général, M Ban Ki-moon, lors de son allocution le 20 juin dernier, dont la mise en place d’un embargo sur les armes. Il a rappelé que toute solution à cette crise devra passer par un processus politique incluant la justice internationale.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le Représentant permanent de la France a qualifié la progression de l’EIIL dans la région de défi et de menace pour le Moyen-Orient et pour la communauté internationale dans son ensemble. Malgré la tenue d’une élection présidentielle syrienne frauduleuse au début du mois de juin, la France continuait de soutenir une solution politique en Syrie ainsi que le plan en six points du Secrétaire général. Le Représentant permanent s’est montré préoccupé par l’augmentation des violences au Proche-Orient. Il a encouragé les parties à s’engager dans les négociations. En Irak, il a soutenu un processus politique inclusif, respectueux de l’Etat de droit. Au Liban, il a encouragé l’élection rapide d’un nouveau président.

- Le 20 Juillet 2014, les membres du Conseil de Sécurité se sont réunis en consultations pour entendre M. Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques des Nations Unies, sur la situation dans la bande de Gaza.

Le Représentant permanent de la France a rappelé le soutien de la France à la médiation égyptienne dans l’obtention d’un cessez le feu, qui devait être notre priorité, et les efforts de la France dans ce sens.

- Le 31 Juillet 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni pour un briefing public par Mme Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, ainsi que M. Pierre Krähenbühl commissaire général de l’UNRWA , en présence M. Ron Prosor, représentant permanent d’Israël et de M. Riyad Mansour, observateur permanent de la Palestine.

Mme Amos a rappelé l’urgence de la situation humanitaire à Gaza : plus de 1 300 palestiniens tués depuis le début du conflit, dont 251 enfants ; 440 000 personnes déplacées dans la Bande de Gaza, dont 240 000 réfugiées dans les écoles de l’UNRWA. Elle a également fortement condamné l’attaque la veille d’une école de l’UNRWA. La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires a rappelé aux parties leur devoir juridique et moral de protections des civils consacré par le droit international humanitaire et a appelé à la mise en place de davantage de pauses humanitaires pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.

M. Krähenbühl, joint par téléphone, a déploré la situation alarmante de la bande de Gaza. Au coût humain de la guerre s’ajoutait des destructions d’hôpitaux, d’écoles, et de structures civiles et humanitaires, y compris des Nations unies. Huit fonctionnaires de l’UNRWA avaient trouvé la mort depuis le début du conflit. Il a également appelé à une levée imminente du blocus de Gaza. Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a déclaré que la situation à Gaza n’était plus tenable et que l’impératif légal de protection des populations et des infrastructures civiles n’était pas respecté. Il a rappelé que tous les efforts devaient être faits pour conduire à un cessez-le-feu immédiat devant déboucher sur une trêve durable. Enfin, il a souligné l’impératif d’un règlement politique du conflit, à travers une solution à deux Etats démocratiques vivant côte à côte en paix et en sécurité au sein de frontières reconnues.

A l’issue des consultations, le président du Conseil de sécurité a présenté des éléments à la presse appelant à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, devant conduire à une trêve durable.

- Le 6 août 2014, l’Assemblée générale a tenu une réunion informelle sur la situation à Gaza, en présence de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le Processus de paix au Moyen-Orient, M. Pierre Krähenbühl, commissaire général de l’UNRWA, Mme. Navanethem Pillay Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), et Mme. Kang Kyung-wha, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires (OCHA).

M. Ban Ki-moon, a salué la trêve en cours dans la bande de Gaza, celle-ci devait conduire à un cessez-le-feu durable qui aborde les causes sous-jacentes du conflit. Le Secrétaire général a de nouveau condamné les attaques qui ont visé des locaux de l’ONU abritant des civils, les qualifiants de « scandaleuses, inacceptables et injustifiables ». Enfin, soulignant la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, il a appelé la communauté internationale à se mobiliser rapidement afin de répondre aux besoins des civils.

Les représentants des agences onusiennes présentes sur le terrain (OCHA, UNRWA, OHCHR) ont décrit une situation catastrophique : des milliers de maisons détruites, près de 500 000 personnes déplacées, un système de santé sur le point de s’effondrer, un besoin urgent en eau, nourriture, logement et électricité. Ils ont appelé la communauté internationale à répondre rapidement à l’appel de fonds afin de répondre aux besoins immédiats de la population.

Le représentant de la France a appelé les parties à s’engager pleinement dans les négociations, la trêve actuelle devait déboucher sur un cessez-le-feu durable. Il a rappelé que la question de Gaza devait être traitée de manière équilibrée et globale : en desserrant l’étau du blocus, qui pèse sur la population de palestinienne, et en empêchant les trafics d’armes, qui font peser une menace sur la population israélienne. Pour une solution viable, l’Autorité palestinienne devait également être à nouveau présente à Gaza, dans tous les domaines, notamment en matière de sécurité. Enfin, il a rappelé que seul un cessez-le-feu durable avec une solution à deux Etats et la sécurité d’Israël pouvait garantir un règlement juste et définitif du conflit.

-  Le 18 août 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni pour entendre le rapport de M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le Processus de paix au Moyen-Orient, sur la situation dans la région.

S’exprimant sur la situation à Gaza, M. Serry s’est félicité de la trêve en cours et des négociations qui se tenaient au Caire. Il a exhorté les parties à trouver un accord pour parvenir à un cessez-le-feu durable. Une solution durable devait inclure la levée du blocus sur Gaza mais aussi les questions de gouvernance, reconstruction et sécurité. M. Serry a également fait état de besoins humanitaires et d’un niveau de destruction sans précédent à Gaza. La reconstruction devait être une priorité. Enfin, il a appelé toutes les parties à Gaza à se rallier derrière un gouvernement d’union nationale.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France s’est félicité de voir que les parties avaient accepté le 14 août une nouvelle trêve de cinq jours. Deux écueils étaient désormais à éviter : une reprise des hostilités ou un maintien du statu quo ante. Il fallait parvenir à un cessez-le-feu durable, qui reposait sur quatre paramètres : une voie vers la reconstruction et le développement économique de Gaza ; une garantie de sécurité absolue pour Israël ; le retour à Gaza de l’Autorité Palestinienne ; et la mise en place d’un système de surveillance multilatérale garantissant le respect dans la durée de ce cessez-le-feu. Il était essentiel de redonner à la région un horizon politique qui envisage à la fois une garantie de sécurité pour Israël et la solution des deux Etats.



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