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République centrafricaine - Présentation




1. Derniers développements à New York Retour à la table des matières


- Le 11 juillet 2014, le Conseil de Sécurité a tenu des consultations sur le Comité de sanctions 2127, pour entendre le rapport de la Présidente du Comité de sanctions 2127 et Représentante permanente de la Lituanie, Mme Raimundas Karoblis.

Elle a rappelé que la coopération avec les pays voisins de la RCA était essentielle dans la mise en place du régime de sanctions et dans son renforcement. L’ensemble des États-membres s’est félicité de la mise en place du régime de sanctions, et s’est montré inquiet face à la persistance d’une situation sécuritaire préoccupante et de l’impunité.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le Représentant de la France s’est montré inquiet face à l’impunité en RCA. Dans ce contexte, les sanctions pouvaient fonctionner comme un instrument utile pour pallier les défaillances du système judiciaire. Le Représentant a souligné que la France était favorable à l’adoption de nouvelles désignations et encourageait le Panel à poursuivre ses enquêtes. Il a rappelé par ailleurs qu’il importait de rester vigilant face à l’exploitation et l’exportation illégales de ressources naturelles, levier principal de financement des groupes armés. Les Etats de la région devaient aussi se montrer vigilants. Enfin, il a souligné que la solution véritable au conflit ne saurait être que politique. Le Conseil devait encourager tous les acteurs à travailler en faveur d’un cessez-le-feu et du dialogue national.

- Deux mois et demi après l’adoption de la résolution 2149 qui prévoyait le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine), le Conseil de sécurité s’est réuni le 24 juin 2014 afin d’entendre plusieurs orateurs sur la situation en RCA (République centrafricaine).

Mme Phumzile Mlambo-Ngucka, directrice exécutive d’ONU Femmes, a rendu compte d’une situation alarmante pour les femmes et les enfants après son déplacement à Bangui. Elle a demandé au Conseil son soutien aux femmes centrafricaines qui luttaient pour survivre. Elle a appelé à ce que toutes les femmes soient représentées dans le processus politique.

Le général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire-général à Bangui, a fait état de violations des droits de l’Homme et de violences sectaires sur le terrain. Il a évoqué une situation politique encore instable. Il fallait renforcer la composante civile de la MINUSCA en vue de faciliter la transition de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) vers la MINUSCA en septembre.

Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a rappelé le besoin urgent d’aide humanitaire pour les femmes et les enfants, premières victimes du conflit en RCA. Il a rappelé que la transition politique ne serait possible qu’en s’engageant dans le domaine de la réconciliation nationale. Il a appelé les Nations unies et l’Union africaine à continuer à travailler sur la préparation du transfert d’autorité entre la MISCA et la MINUSCA le 15 septembre prochain.

- Le 30 mai 2014, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration à la presse condamnant les récentes attaques perpétrées à Bangui, au cours de laquelle plusieurs civils ont perdu la vie et d’autres ont été blessés ou enlevés.

- Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2149 présentée par la France qui autorise le déploiement d’une opération de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA).

Cette mission, la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA) comprendra 12 000 casques bleus et sera opérationnelle le 15 septembre prochain. Le mandat de la MINUSCA a pour priorité la protection des civils, le rétablissement de l’ordre public, l’appui à l’accès humanitaire, la surveillance du respect des droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité.

Retrouvez l’historique de la négociation de la résolution sur notre page Facebook : http://goo.gl/Hz55em

- Le 8 avril 2014, les membres du Conseil de sécurité se sont réunis lors de consultations privées pour entendre la Haute Commissaire aux Droits de l’Homme, Mme Navi Pillay, sur la situation des droits de l’Homme en Syrie, en République centrafricaine, au Mali, au Soudan du Sud et en Libye.

Le Représentant permanent de la France s’est dit préoccupé par la situation en République centrafricaine qui restait précaire. Le Conseil devait rapidement prendre ses responsabilités pour déployer une force multidimensionnelle de maintien de la paix avec un volume de force important. C’était essentiel pour reconstruire l’État, le système judiciaire et entamer une réconciliation nationale.

- Le 6 mars 2014, le Conseil de sécurité a tenu une réunion sur la situation en République centrafricaine (RCA) à la suite de la publication du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la RCA. M. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Mme Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe chargée des affaires humanitaires, M. Antonio Guterres, Haut-commissaire pour les réfugiés, M. Toussaint Kongo Doudou, ministre des Affaires étrangères centrafricain, et M. Tete Antonio, observateur permanent de l’Union africaine auprès des Nations unies, se sont exprimés devant les Etats membres.

M. Ladsous a fait état de la recommandation du Secrétaire général de déploiement d’une opération de maintien de la paix (OMP). Il a rappelé que les priorités de la RCA dépassaient le rétablissement de la sécurité dans le pays. Il faudrait concentrer les efforts de l’OMP sur la protection des civils puis sur le rétablissement de l’Etat centrafricain. A cet effet, il a sollicité un engagement solide de la part du Conseil à soutenir les propositions du rapport du Secrétaire général.

Mme Amos a fait état d’une confiance érodée entre communautés qu’une assistance humanitaire seule ne pourrait résoudre. M. Guterres a rappelé que les efforts nationaux et internationaux pour résoudre cette crise devaient prendre en compte tout le territoire centrafricain et aller au-delà de l’organisation d’élections et du rétablissement de la sécurité. M. Doudou a appelé les Etats membres du Conseil à prendre la décision de mise en place de l’OMP au plus vite compte tenu de la réalité de la situation en RCA. M. Antonio a appuyé la proposition d’OMP du Secrétariat et a rappelé que la réussite de la MISCA était essentielle au succès futur de cette OMP.

Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a souligné le rôle de la MISCA et de Sangaris dans l’amélioration récente de la situation en RCA. Il a toutefois noté qu’un engagement militaire supplémentaire était nécessaire. Une opération de maintien de la paix de l’ONU permettrait de renforcer la protection des civils, de soutenir le processus politique et d’appuyer les autorités centrafricaines.

Le représentant français a donc annoncé la diffusion prochaine d’un projet de résolution autorisant le déploiement de cette OMP.

- Le 27 février 2014, à l’occasion de la fin de la présidence lituanienne du Conseil de sécurité, les Etats membres se sont réunis en séance privée afin de dresser un bilan des travaux du Conseil au cours du mois.

Le représentant permanent de la France a salué la tenue de cette session de synthèse. Il a souhaité s’exprimer principalement sur la République centrafricaine (RCA). Il a salué les efforts conjoints de l’Union africaine, de l’Union européenne et de la France qui ont permis d’éviter l’enlisement de la situation en RCA. Il a salué la mobilisation du Secrétaire général sur cette crise. Il a renouvelé son soutien au projet d’opération de maintien de la paix que le Conseil sera amené à examiner prochainement. Il a rappelé l’importance d’une coopération de l’ONU avec les acteurs africains, dont l’Union africaine, dans la résolution de cette crise.

- Le 21 février 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni en consultations à huis-clos afin de poursuivre les discussions sur la crise en République centrafricaine (RCA). Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires politiques, M. Jeffrey Feltman a rendu compte de son analyse de la situation sur le terrain devant le Conseil. La représentante permanente de la Lituanie, Mme Raimonda Murmokaitė, présidente du nouveau comité de sanctions 2127 pour la Centrafrique, a fait état du travail du comité aux Etats membres.

Le représentant permanent de la France a réitéré son soutien à la proposition d’opération de maintien de la paix faite par le Secrétaire général la veille. Il a rappelé que la sécurité était la question prioritaire en RCA. Pour cela, il a renouvelé son soutien à un appui logistique aux troupes de la MISCA dans l’attente du déploiement d’une opération de maintien de la paix.

Concernant le comité de sanctions pour la RCA, le représentant français a félicité le travail de la présidente ainsi que la nomination récente d’un panel d’experts chargé d’enquêter sur les faits sur le terrain.

- Le 20 février 2014, le Conseil de sécurité a tenu une réunion sur la crise en République centrafricaine (RCA). Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, le commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, M. Smaïl Chergui, et le représentant permanent de la RCA, M. Mesmin Dembassa Worogagoi ont rendu compte de la situation devant le Conseil.

M. Ban a appelé à une réponse globale et intégrée à apporter à cette crise. Pour cela, il a indiqué qu’il présenterait la semaine prochaine des recommandations pour le déploiement d’une opération de maintien de la paix en RCA avec un mandat robuste. Considérant qu’une telle mission mettrait quelques mois à se mettre en place, il a proposé des mesures intérimaires visant notamment à renforcer l’appui logistique à la MISCA.

M. Chergui s’est félicité de l’action commune de l’ONU et de l’Union africaine en RCA. Il a rappelé que la MISCA était prête à endosser d’autres missions telles que la protection des dirigeants de la transition et l’acheminement de l’aide humanitaire. Il a évoqué la transformation prochaine de la MISCA en opération de maintien de la paix.

Le représentant permanent de la RCA a évoqué une situation encore volatile sur place qui impliquait de graves violations des droits de l’Homme. Il a soutenu la proposition d’opération de maintien de la paix en RCA.

Lors du dialogue informel des membres du Conseil de sécurité avec M. Chergui qui a suivi, le représentant permanent de la France rappelé que le rôle des forces déployées actuellement en RCA était de stabiliser la situation sécuritaire du pays, qui demeurait le problème majeur à résoudre. En attendant la mise en place d’une opération de maintien de la paix, M. Araud a souligné le manque de moyens policiers en RCA. Il s’est prononcé en faveur d’un appui logistique à la MISCA qui permettrait au demeurant de consolider la future opération de maintien de la paix.

- Le 28 janvier 2014, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2134 présentée par la France. Cette résolution donne un mandat de l’ONU sous chapitre VII à la force de l’Union européenne qui sera déployée en Centrafrique, en appui de la Force de l’Union africaine (MISCA) et des forces françaises (Sangaris). La résolution demande par ailleurs une accélération de la période de transition en Centrafrique, avec des élections si possible avant la fin de l’année 2014. Elle met enfin en place un régime de sanctions de l’ONU contre ceux qui entraveraient le processus politique ou commettraient des violations des droits de l’homme. Suite à l’adoption, le représentant permanent de la France a fait des remarques à la presse.

- Le 22 janvier 2014, le Conseil de sécurité a fait le point sur la situation en Centrafrique, notamment sur le plan humanitaire et des droits de l’Homme. Les représentants spéciaux du Secrétaire général, Mme Leila Zerrougui, Représentante spéciale pour le sort des enfants en temps de conflit armé ; M. Adama Dieng, Conseiller spécial pour la prévention du génocide ; Mme Zainab Bangura, Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit ; et Mme Kyung-wha Kang, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires, ont rendu compte des enjeux sur le terrain. Ils ont évoqué des crimes de masse en RCA, tout en saluant l’action des forces africaines et françaises pour la protection des civils.

Lors des consultations à huis-clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a fait état d’une situation humanitaire extrêmement inquiétante en RCA et évoqué le risque d’une spirale génocidaire. Il a rappelé que le rétablissement de la sécurité dans le pays était une priorité pour les soldats africains et français sur place. Il a relevé quelques signes encourageants tels que la mobilisation de la communauté internationale pour l’aide humanitaire (500 millions de dollars de dons prévus) ainsi que l’élection par le Conseil national de transition de Mme Catherine Samba-Panza comme présidente par intérim de la RCA. Enfin, le représentant de la France a présenté le projet de résolution en préparation visant à renouveler et renforcer le mandat du bureau politique en RCA (BINUCA) et autorisera le déploiement d’une force de l’Union européenne en soutien de la MISCA.

- Le 6 janvier 2014, le Conseil de sécurité s’est réuni pour examiner la situation en République centrafricaine. Les membres du Conseil ont entendu à cette occasion M. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques, et M. Tete Antonio, observateur permanent de l’Union Africaine auprès des Nations unies. Les intervenants ont déploré une détérioration préoccupante de la situation sécuritaire et humanitaire, avec une période de troubles graves faisant suite aux attaques menées le 5 décembre à Bangui par les anti-balakas. M. Feltman a néanmoins salué le déploiement rapide de la MISCA, soutenue par les forces françaises, empêchant que la situation ne dégénère à des niveaux de violence plus élevés. Il fallait l’appuyer. A cet égard, il s’est félicité de la tenue de la conférence des donateurs en février prochain. Il a enfin appelé les autorités de transition à faire plus pour juguler les violations des droits de l’Homme et rappelé qu’il en allait de la responsabilité collective de cesser les violences.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France s’est montré préoccupé par la dégradation de la situation, avec des exactions à grande échelle au moment de l’adoption de la résolution 2127, et le risque d’une dégradation en un conflit interconfessionnel. L’adoption de la résolution et l’action déterminée des forces françaises et de l’Union africaine avaient néanmoins permis de contenir les atrocités. La montée en puissance des forces françaises de l’opération Sangaris en soutien à la MISCA s’était faite autour de deux objectifs principaux qui avaient connu des résultats significatifs. Le premier était la protection de la population civile et l’amélioration de la situation humanitaire, 1/5ème de la population étant déplacé et près de la moitié nécessitait une aide humanitaire. Le deuxième objectif était le désarmement de tous les groupes armés. La solution à la crise ne pouvait cependant pas être militaire mais devait être politique. La stabilisation passait par l’accélération du calendrier des élections, la mise en place d’un programme de DDR avec l’appui des Nations Unies et la promotion de la réconciliation nationale, à travers la lutte contre l’impunité et le dialogue interreligieux. A ce titre, la France présenterait une résolution pour renouveler le mandat de la BINUCA et lui conférer les moyens nécessaires pour remplir sa mission. Il était en effet indispensable que les ressources financières et humaines adéquates soient allouées aux Nations unies sur le terrain.

- Le 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2127.

Le représentant permanent de la France a déploré la tragédie de la situation en République centrafricaine. L’ensemble de la population était touchée par une crise humanitaire et le pays menaçait de s’enfoncer dans une violence de nature interconfessionnelle et de sombrer dans le chaos. Alors que la RCA avait jusqu’à présent été une crise oubliée, le représentant permanent a estimé qu’il était du devoir collectif du Conseil de soutenir l’action de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). L’adoption de la résolution 2127 permettait de prendre les mesures attendues pour ce faire : la Force africaine, la MISCA, ainsi que les Forces françaises se voyaient dotées d’un mandat robuste sous chapitre VII. Cette résolution renforçait également l’action du Conseil sur deux volets essentiels : la lutte contre les violations des droits de l’Homme ainsi que le soutien au processus de transition et l’intention d’adopter des sanctions à l’encontre des individus qui le menaceraient.

- Le 25 novembre 2013, le Conseil de sécurité s’est réuni pour examiner la situation en République centrafricaine. Les membres du Conseil ont entendu à cette occasion M. Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général des Nations unies, M. Ahmad Allam-Mi, Secrétaire Général de la CEEAC, et M. Babacar Gaye, Représentant spécial et Chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Les intervenants ont déploré une détérioration préoccupante de la situation sécuritaire et humanitaire en République centrafricaine, avec l’effondrement total de l’ordre public et de nombreuses violations des droits de l’Homme contre la population civile par les ex éléments de la Séléka. En vue de prévenir de nouvelles atrocités, M. Eliasson a appelé à une action prompte et décisive du Conseil de sécurité afin de restaurer la sécurité dans le pays. Il a également appelé à un appui renforcé à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) afin qu’elle puisse accomplir pleinement sa mission de stabilisation. Une des solutions privilégiées était de la transformer en une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France s’est montré préoccupé par la gravité de la situation humanitaire et sécuritaire. L’Etat menaçait de s’enfoncer dans une violence interconfessionnelle, avec un risque d’atrocités de masse. Le Conseil avait une responsabilité collective pour éviter que les atrocités ne se généralisent.

A la suite de ces consultations, le représentant permanent de la France a fait des remarques à la presse.

- Le 20 novembre 2013, M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), a présenté aux membres du Conseil de sécurité son 5ème rapport sur la situation en Afrique centrale, les activités de l’UNOCA et l’état de la lutte contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Les défis restaient nombreux en Afrique centrale. Le Représentant spécial s’est notamment dit préoccupé par l’instabilité en RCA qui constituait une menace majeure à la paix et à la sécurité dans la région. Les situations sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme se détérioraient. La transition politique demeurait fragile et l’accroissement des violences intercommunautaires était alarmant.

M. Abou Moussa s’est également montré inquiet concernant la criminalité transnationale et notamment les actes de piraterie dans le golfe de Guinée. Il a aussi évoqué le braconnage et les trafics d’armes, sources principales de financement des groupes armés.

L’UNOCA, en étroite collaboration avec la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), avait en outre sollicité le dialogue entre cette dernière et l’Union Africaine. Concernant la lutte contre la LRA, M. Abou Moussa a fait état de progrès récents, grâce aux initiatives de coopération régionale et des actions de l’Union africaine.

Dans sa déclaration, le représentant de la France a exprimé ses inquiétudes quant à la situation humanitaire en RCA. Plus d’un million de personnes étaient en situation d’insécurité alimentaire, 400 000 étaient déplacées. Les exactions, les violences et les assassinats étaient quasi quotidiens. Il n’y avait plus d’Etat. La communauté internationale devait agir rapidement.

L’UNOCA devait également jouer un rôle avec les organisations régionales et sous régionales, les défis politiques, sécuritaires et humanitaires demandant une coordination de l’ensemble des acteurs. Le représentant permanent a enfin salué les efforts de la CEEAC et de l’Union africaine qui avaient déployé la Mission de stabilisation de l’UA en RCA, la MISCA. Ils méritaient le soutien des Nations unies ainsi que de tous les Etats concernés. Concernant la lutte contre la LRA, le représentant a salué les actions coercitives de l’Union africaine. Il fallait maintenant veiller à ce que la LRA ne bénéficie pas du vide sécuritaire en RCA pour prospérer. A cet égard, les Etats affectés par la LRA avaient un rôle de premier plan à jouer avec l’UA.

A l’issue de la séance, le Conseil de sécurité a adopté une déclaration présidentielle condamnant les violations des droits de l’Homme et du droit humanitaire commises par la LRA.

-  Retrouvez la chronologie complète du dossier.


La force Sangaris patrouille dans le quartier de Manimaka
Bangui, RCA - 10 février 2014 - Droits réservés


2. Contexte Retour à la table des matières

- 1. Récents développements en République centrafricaine

A la tête du pays depuis 1993, le président Ange-Félix Patassé est renversé le 15 mars 2003 par le général Bozizé, alors qu’il était en voyage au Niger. Par la suite, François Bozizé organise en 2005 des élections présidentielles qu’il remporte et se voit réélire pour un second mandat en janvier 2011. Sur le plan politique et sécuritaire, le pays connait depuis 2005 et la première élection de Bozizé une série de troubles dans le nord et l’est du pays : divers groupes politico-militaires sont à l’origine de nombreux actes de violence, affrontements et rébellions. Entre 2007 et 2011, des accords de paix sont progressivement signés entre les rebelles et le gouvernement afin d’engager des programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, mettre un terme à l’instabilité régnant dans le pays et rétablir le dialogue national.

Cependant, s’estimant lésée par l’application partielle de ces accords, une coalition de groupes rebelles (CPJP, UFDR et CPSK) composés de miliciens armés, la Séléka, décide de prendre les armes et dépose le 24 mars 2013 le président Bozizé, alors au pouvoir depuis dix ans. Le chef de la coalition Séléka, Michel Djotodia, s’autoproclame président et constitue un nouveau gouvernement composé d’opposants, de membres de la rébellion et de la société civile et émet un mandat d’arrêt international contre l’ancien président, alors en exil au Cameroun. Dans le contexte de ces évènements, la France renforce le contingent de ses soldats déjà sur place afin d’assurer la protection de ses ressortissants, portant ses effectifs de 200 à 550 hommes.

Depuis la prise de pouvoir par la Séléka en mars 2013, les violations des droits de l’Homme se sont multipliées dans le pays et la situation politique, sécuritaire et humanitaire s’est fortement dégradée, conduisant à de nombreux déplacements de populations menaçant de déstabiliser l’ensemble de la région centrafricaine. Le 1er août 2013, afin de recouvrer la stabilité du pays, l’Union africaine décide de déployer la « Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine » (MISCA), force de plus de 3.000 hommes. Cette nouvelle mission vient en renfort à la « Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine » (MICOPAX) afin d’aider le gouvernement transitoire centrafricain à sécuriser son territoire.

- 2. Les Nations unies sont présentes en RCA à travers le Bureau Intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix (BINUCA)

Le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), créé par la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 7 avril 2009, a pour objectif de coordonner les efforts de l’ONU en appui aux processus de réconciliation nationale, de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), et de réforme des secteurs de sécurité (SSR).

Les négociations menées entre le BINUCA, le gouvernement et les groupes armés rebelles ont permis à la situation sécuritaire de connaître des développements encourageants, notamment la signature d’un cessez-le-feu avec le groupe armé CPJP le 12 juin 2011 et le lancement du processus de désarmement, démobilisation et réintégration annoncé par le président Bozizé le 25 juin 2011.

- 3. La République centrafricaine est présente à l’ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix (CCP)

La RCA est à l’ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix depuis juin 2008. La CCP appuie les efforts de relèvement, de réinsertion et de reconstruction post-conflit à travers les efforts de son Comité de pilotage du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (CPDDR) en République centrafricaine.

- 4. La Mission des Nations unies en RCA et au Tchad (MINURCAT) : septembre 2008 - décembre 2010

Pour prendre en compte les répercussions régionales de la crise du Darfour sur le plan humanitaire (un demi-million de réfugiés et déplacés) au nord-est de la République centrafricaine (RCA) et à l’est du Tchad, la France avait promu l’adoption de la résolution 1778 (25 septembre 2007) qui autorisait le déploiement d’une mission des Nations unies dans ces deux pays - la Mission des Nations unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) - appuyée par un volet militaire confié à l’Union européenne : l’EUFOR Tchad/RCA. Cette mission visait à restaurer les conditions de sécurité nécessaires au retour volontaire et durable des personnes déplacées par les conflits dans cette région aux frontières du Tchad, de la République Centrafricaine et du Soudan.

La mission EUFOR a pris fin en mars 2009, passant le relais à la MINURCAT pour le volet militaire.


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Cérémonie de relève de l’EUFOR par la MINURCAT (15 mars 2009). Les soldats changent de commandement et de bérets (Abéché) - Photo : MAEE/A. Arraou


Suite à la stabilisation de la situation humanitaire, le Conseil de sécurité a adopté le 25 mai 2010 la résolution 1923 sur le renouvellement et l’adaptation du mandat de la MINURCAT, prévoyant le retrait complet de la MINURCAT au 31 décembre 2010. Le mandat de la MINURCAT prend effectivement fin à cette date.

Concernant les options post-MINURCAT proposées par l’ONU au gouvernement centrafricain, ce dernier a réitéré sa préférence pour un appui bilatéral direct destiné à renforcer les capacités de ses forces armées afin d’assurer une continuité de la gestion de la sécurité dans le nord-est de la République centrafricaine.

La déclaration présidentielle du Conseil de sécurité du 14 décembre 2010 a rappelé l’engagement du Tchad à assurer la protection des réfugiés, déplacés et des personnels humanitaires après le 31 décembre 2010 et le rôle de la force de relève tchadienne, le Détachement Intégré de Sécurité (DIS) dans la protection des réfugiés et déplacés. S’agissant de la RCA, une déclaration présidentielle du CSNU du 20 décembre 2010 invitait à un renforcement des forces armées centrafricaines (FACA), à une coopération accrue entre le Tchad, le Soudan et la RCA pour la sécurisation de leurs frontières communes, et à un éventuel renforcement en RCA de la présence de la MICOPAX, force déployée par la Communauté économique des États d’Afrique centrale.

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Des agents du Détachement intégré de sécurité (DIS) questionnent des réfugiés


Pour en savoir plus, consultez notre fiche consolidation de la paix.

(Mai 2014)

3. Dernières déclarations de la France à New York Retour à la table des matières


- 23 juin 2014 - ECOSOC - Rencontre de haut niveau sur l’action humanitaire en Centrafrique et dans les pays voisins - Intervention de M. Didier Le Bret, directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères et du développement international

- 10 avril 2014 - République centrafricaine /Adoption de la résolution 2149 - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 28 mars 2014 - RDC / RCA / Ukraine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 14 mars 2014 - Conseil de sécurité - Réunion en format Arria : « Le dialogue entre les communautés et la prévention des crimes en RCA » - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 6 mars 2014 - République centrafricaine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 20 février 2014 - République centrafricaine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 28 janvier 2014 - RCA / Adoption de la résolution 2134 - Entretien de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec BFM TV

- 28 janvier 2014 - RCA - Entretien de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec F24

- 28 janvier 2014 - République centrafricaine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 9 décembre 2013 - République centrafricaine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies et président du Conseil de sécurité

- 5 décembre 2013 – RCA/Adoption de la résolution 2127 – Entretiens de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, avec Itélé et RTL

- 5 décembre 2013 - RCA - Intervention devant la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, après l’adoption de la résolution 2127

- 5 décembre 2013 – RCA / Adoption de la résolution 2127 – Explication de vote de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 25 novembre 2013 – RCA – Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 20 novembre 2013 - Conseil de sécurité - Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et lutte contre la LRA - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 1 novembre 2013 - RCA - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 10 octobre 2013 - République centrafricaine / Adoption de la résolution 2121 – Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 25 septembre 2013 – RCA - Remarques à la presse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

- 25 septembre 2013 - Petit-déjeuner sur la situation humanitaire et la réponse internationale à la crise en République centrafricaine - Intervention de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

- 24 septembre 2013 - Débat d’ouverture de la 68ème session de l’Assemblée générale - Intervention de M. François Hollande, Président de la République

- 29 mai 2013 - Conseil de sécurité - Bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et lutte contre la LRA - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

- 25 mars 2013 - République Centrafricaine - Remarques à la presse de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

- 18 décembre 2012 - Conseil de sécurité - Afrique centrale / LRA - Intervention de M. Philippe Bertoux, conseiller politique de la France auprès des Nations unies

Retrouvez toutes les déclarations de la France à New York sur ce dossier.

4. Textes de référence Retour à la table des matières

- 30 mai 2014 - Conseil de sécurité - Déclaration à la presse condamnant les récentes attaques perpétrées à Bangui, au cours de laquelle plusieurs civils ont perdu la vie et d’autres ont été blessés ou enlevés.

- 10 avril 2014 - Conseil de sécurité - Résolution 2149 - MINUSCA

- 28 janvier 2014 - Conseil de sécurité - Résolution 2134

- 5 décembre 2013 - Conseil de sécurité - Résolution 2127.

- 20 novembre 2013 - Déclaration présidentielle du Conseil de sécurité condamnant les violations des droits de l’Homme et du droit humanitaire commises par la LRA

- 10 octobre 2013 - Conseil de sécurité - Résolution 2121

- 14 août 2013 - Conseil de sécurité - Déclaration à la presse

- 29 avril 2013 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 25 mars 2013 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité condamnant la prise de pouvoir par la force en République centrafricaine

- 22 mars 2013 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 20 mars 2013 - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité condamnant les attaques du Séléka

- 24 janvier 2013 - Conseil de sécurité - Résolution 2088, prorogeant d’un an le mandat du BINUCA

- 11 janvier 2013 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 4 janvier 2013 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 27 décembre 2012 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Président du Conseil de sécurité

- 19 décembre 2012 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 6 juin 2012 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 21 décembre 2011 - Résolution 2031 renouvelant le mandat du BINUCA jusqu’au 31 janvier 2013

- 7 décembre 2011 - Rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et sur les activités du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix

- 7 juillet 2011 - République centrafricaine - Déclaration à la presse du Conseil de sécurité

- 20 décembre 2010 - Situation au Tchad, en République centrafricaine et dans la sous-région - Déclaration du Président du Conseil de sécurité

- 14 décembre 2010 - République centrafricaine - Déclaration du Président du Conseil de sécurité

- 25 mai 2010 - Résolution 1923 renouvelant et adaptant le mandat de la MINURCAT

- 12 mai 2010 - Résolution 1922 renouvelant le mandat pour deux semaines

- 12 mars 2010 - 1913 renouvelant le mandat pour deux mois

- 14 janvier 2009 - Résolution 1861 fixant le nouveau mandat de la MINURCAT, y compris une nouvelle composante militaire prenant le relais de l’EUFOR

- 7 avril 2009 - Déclaration du président du Conseil de sécurité créant le Bureau Intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA)

- 25 septembre 2007 - Résolution 1778 fixait le mandat de la MINURCAT et celui de l’EUFOR

5. Liens utiles Retour à la table des matières

- Le dossier "Consolidation de la paix" sur ce site

- Le site internet de la MINURCAT



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