
Le 16 avril 2013, M. Nambiar, Conseiller spécial du Secrétaire général pour la Birmanie, a informé le Conseil réuni en consultations privées des développements dans le pays depuis les violences interethniques de juin 2012.
Le représentant de la France s’est déclaré inquiet de la poursuite de ces violences et notamment à l’encontre des Rohingyas, malgré les réformes entreprises par le gouvernement. Il a appelé les autorités birmanes à permettre un accès sans entrave aux organisations humanitaires, en particulier dans les régions de Kachin et de l’Arakan.
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Les autorités françaises entretiennent un dialogue soutenu avec les pays asiatiques et mobilisent les instances internationales en faveur du changement en République de l’union de Birmanie (également connu sous le nom de Myanmar). La France n’a pas cessé d’appeler à la libération des prisonniers politiques ainsi que l’arrêt de toute forme d’intimidation à l’égard de la population et de l’opposition.
Mme Aung San Suu Kyi, assignée à résidence ou emprisonnée depuis 2003, a été libérée le 13 novembre 2010. Cette libération est intervenue à la suite d’élections tenues le 7 novembre, et dont le porte-parole du ministère avait dit le 19 octobre : " Il est clair que ces élections ne répondront à aucun des principes démocratiques élémentaires. "
Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a fait la déclaration suivante le 15 novembre : " N’ayant cessé tout au long de ces années d’appeler à la libération d’Aung San Suu Kyi, je me réjouis de la remise en liberté de cette personnalité politique, symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, combat qui lui a valu l’attribution du Prix Nobel de la Paix en 1991. Je tiens cependant à souligner qu’il ne s’agit en rien d’une mesure de clémence de la part de la junte birmane, sa peine devant arriver à son terme le 13 novembre. Nous n’avons cessé d’appeler, avec nos partenaires de l’Union européenne, à sa libération. Aung San Suu Kyi ne sera pleinement libre que si elle est libre de ses mouvements et de ses activités politiques. Il reste également de nombreux prisonniers politiques en Birmanie, et nous continuons à demander leur libération immédiate et complète. Seul le dialogue du gouvernement avec Aung San Suu Kyi et toutes les composantes de l’opposition, ainsi qu’avec les minorités ethniques, permettra à la Birmanie de prendre enfin le chemin d’une véritable réconciliation nationale. "
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante le 1er avril 2011 : " Les élections qui ont eu lieu en Birmanie en novembre dernier n’ont pas été conçues pour ramener la démocratie dans ce pays, mais pour consolider un pouvoir jusqu’à présent exercé par l’armée. La junte n’a pas été dissoute, elle a changé de nature. La France déplore qu’Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie continuent à être exclus de la vie politique.
Alors que le nouveau gouvernement formé en Birmanie se prévaut d’ambitions démocratiques, la France lui réitère son appel à s’engager dans un véritable processus de réconciliation nationale. Un véritable dialogue doit s’ouvrir avec toutes les forces d’opposition, notamment Aung San Suu Kyi et la LND, ainsi qu’avec les minorités. Nous attendons toujours, dans cette perspective, la libération des prisonniers politiques, dont on estime qu’ils sont plus de deux mille.
La situation des droits de l’Homme en Birmanie est aujourd’hui déplorable, y compris s’agissant des droits économiques, sociaux et culturels. La France est aux côtés du peuple birman. Nous espérons que les pays voisins de la Birmanie ainsi que l’ASEAN, dont elle fait partie, œuvreront eux aussi en faveur du rétablissement de la démocratie dont ce pays a été privé depuis trop longtemps."
La France a œuvré activement en faveur de la mise en place en décembre 2007 à l’ONU du " groupe des Amis de la Birmanie ", groupe informel composé de 14 pays : Australie, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Japon, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Singapour, Thaïlande, Vietnam, ainsi que de l’Union européenne.
Chaque année, l’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution sur la situation en Birmanie, soutenue par la France, dans laquelle l’Assemblée marque sa préoccupation quant aux violations des droits de l’homme dans ce pays.
(Avril 2013)
11 août 2009 - Birmanie : Interview de M. Jean-Pierre Lacroix, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies, avec BBC World Service (Evening Report) (en anglais)
11 août 2009 - Conseil de sécurité : Birmanie - Remarques à la presse de M. Jean-Pierre Lacroix, représentant permanant adjoint de la France auprès des Nations Unies
Retrouvez toutes les déclarations de la France
13 août 2009 - Déclaration à la presse du président du Conseil de Sécurité
22 mai 2009 - Déclaration à la presse du président du Conseil de Sécurité
2 mai 2008 - S/PRST/2008/13 - Déclaration du Président du Conseil de sécurité - La situation au Myanmar
17 janvier 2008 - SC/9228 – Déclaration à la presse du Conseil de sécurité
11 octobre 2007 - S/PRST/2007/37 - Déclaration du Président du Conseil de sécurité - La situation au Myanmar
Fiche pays sur France-Diplomatie
Dossier pays du Centre d’actualités de l’ONU