La mondialisation s’est accompagnée depuis deux décennies de progrès économiques importants mais, parallèlement, les inégalités entre pays et entre individus au sein de chaque pays se sont accrues et de nouveaux facteurs de tension son apparus. L’évidence s’est imposée que les bénéfices de la mondialisation se heurtent à un déficit de gouvernance et d’action collective.
Dans ce contexte, la France met sa politique de coopération au développement au service de quatre objectifs transversaux : une croissance durable et partagée ; la lutte contre la pauvreté et les inégalités ; la préservation des biens publics mondiaux ; la stabilité et l’État de droit. Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre des objectifs définis par la communauté internationale, et notamment des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Au sein de ces objectifs, la France a fait de la sécurité alimentaire, l’eau, la santé, l’éducation et l’énergie ses axes d’action prioritaires.
Alors que les OMD arrivent à échéance en 2015, la Conférence de Rio+20 sur le développement durable a renouvelé l’exigence collective d’une modification profonde des cadres de développement en rappelant que le développement n’est durable que si la dimension environnementale (qu’il s’agisse du changement climatique, de la lutte contre la désertification ou de la protection de la biodiversité) est prise en compte.
La France est donc activement engagée dans la définition de futurs Objectifs de Développement Durable (ODD) incluant cette dimension, avec l’ambition d’en faire le cœur du consensus qui émergera pour l’après 2015.
Pour les atteindre, la France promeut une approche globale du financement du développement. Si l’aide publique au développement reste irremplaçable, l’ampleur et la nature des besoins liés aux transferts de solidarité et à la préservation des biens publics mondiaux impliquent un changement d’échelle des financements publics et le développement de nouvelles ressources internationales, en particulier de financements innovants à partir des activités ayant tiré le plus grand profit de la mondialisation.
La France tient également compte des changements profonds et rapides ayant marqué le contexte dans lequel se déploie sa politique de coopération, en soulignant la nécessité de définir des règles plus collectives et des relations plus équilibrées avec les grands pays émergents. Ces changements doivent s’accompagner de nouveaux modes de partenariat. La France promeut cet objectif au sein des Nations unies et, de manière complémentaire, au sein du G20 et de l’OCDE dans un souci de renforcement de l’efficacité de l’aide.
Consultez nos dossiers thématiques pour en savoir plus :