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Vers une aide au développement plus efficace



Première réunion ministérielle du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement


Les 15 et 16 avril 2014 a eu lieu, la première réunion ministérielle du Partenariat Mondial pour une Coopération Efficace au service du Développement s’est tenue à Mexico. Experts internationaux et spécialistes du développement y ont dialogué sur le suivi des nouvelles méthodes de coopération nées lors du Forum de Busan de 2011.
Ils ont réaffirmé leur engagement en faveur de la construction d’une architecture internationale de coopération plus solide, plus inclusive et plus efficace pour atteindre les objectifs de développement établis par la communauté internationale, en particulier ceux qui seront définis dans le cadre de développement des Nations Unies pour l’après-2015.


1. Présentation Retour à la table des matières

Depuis la Conférence des Nations unies sur le financement du développement de Monterrey (2002), l’efficacité de l’aide est devenue l’une des priorités de l’agenda international du développement et a fait l’objet de quatre Fora de Haut Niveau : à Rome (en 2003), Paris (2005), Accra (2008) et Busan (2011).

Adoptée en 2005 à l’issue du Forum de Paris, la Déclaration de Paris est le document fondateur en matière d’efficacité de l’aide et a engagé ses signataires, pays bénéficiaires comme donateurs, à réformer les modalités de gestion de celle-ci. Elle s’articule autour de cinq principes généraux : appropriation par le pays partenaire, alignement des donateurs sur les priorités nationales du partenaire, harmonisation des pratiques entre donateurs et transparence de l’aide, gestion axée sur les résultats et responsabilité mutuelle entre donateurs et récipiendaires. Réitérés à Accra en 2008, ces engagements ont été repris et approfondis à Busan en décembre 2011.

Le Forum de Busan s’est conclu par l’adoption du « Document de partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement », dans lequel les acteurs du développement réitèrent leurs engagements et adoptent de nouvelles orientations en faveur d’une meilleure efficacité du développement et conviennent d’agir en partenariat pour l’atteinte des OMD. Endossé pour la première fois par les « nouveaux acteurs » du développement (secteur privé, société civile, pays émergents), ce document étend l’application des principes d’efficacité de l’aide à la coopération Sud-Sud, à titre toutefois seulement volontaire pour cette dernière.

Le Forum de Busan a marqué le passage de la thématique de l’efficacité de l’aide (essentiellement centrée sur la gestion des flux d’aide) à celle de l’efficacité du développement, concept plus englobant intégrant de nouvelles problématiques : soutien à la société civile, promotion du rôle du secteur privé, lutte contre la corruption et les flux illicites, application des principes d’efficacité au financement du changement climatique, égalité des genres.

Il a enfin marqué la réappropriation politique de l’efficacité de l’aide, avec la décision d’un suivi de niveau ministériel des engagements et la création du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement. Lancée officiellement en juin 2012, cette instance de haut niveau, ouverte à tous les acteurs (y compris la société civile et le secteur privé), est en charge de la mise en œuvre politique des engagements souscrits et de leur suivi.

Le Partenariat mondial réunira, environ tous les deux ans, les ministres et représentants des Etats et organisations ayant endossé la déclaration de Busan. Il est présidé par une troïka de ministres - d’un pays donateur traditionnel, d’un pays bénéficiaire d’aide et d’un pays émergent - cooptés par leurs pairs et renouvelée tous les deux ans. Le Royaume-Uni, l’Indonésie et le Nigéria président actuellement cette instance. La première réunion ministérielle s’est tenue à Mexico les 15 et 16 avril 2014.

L’organisation et le suivi des réunions ministérielles, ainsi que la représentation du Partenariat Mondial lors de négociations internationales, sont assurés par un comité de pilotage composé de 18 hauts fonctionnaires représentant les différentes catégories d’Etats et organisations membres.

Le suivi des engagements adoptés a été allégé par une diminution du nombre d’indicateurs globaux pour les pays partenaires. En contrepartie, ils ont la possibilité de choisir des indicateurs spécifiques, adaptés à leurs priorités. Les résultats de la première enquête de suivi (1er juillet – 31 octobre 2013) permettront d’évaluer les progrès réalisés.

L’OCDE et le PNUD assurent les fonctions de secrétariat du Partenariat Mondial et une équipe de travail conjointe soutient le Comité de pilotage dans ses travaux. Le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE est notamment chargé du soutien de la mise en œuvre et du suivi des engagements des donateurs.

Le rôle du PNUD est, quant à lui, central afin de :

-  Soutenir, à travers les agences de terrain, la mise en œuvre et le suivi des engagements par les pays partenaires ;

-  Engager les pays non membres du CAD, notamment les pays émergents et les membres du G77, dans les débats sur l’efficacité de l’aide et faciliter leur participation au Partenariat mondial.

(Avril 2014)

2. Textes de référence Retour à la table des matières

- 2 mars 2005 - Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement et programme d’action d’Accra

- 1er décembre 2011 - Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement

3. Liens utiles Retour à la table des matières

- Site du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement (en anglais)

- Site de la Conférence des Nations unies sur le financement du développement de Monterrey



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