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21 septembre 2011 - Point de presse de M. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes

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M. Alain Juppé rencontre la presse - New York - 21 septembre 2011 - MAEE Photo/ F. de la Mure Retour à la table des matières


Le Président de la République française a consacré l’essentiel de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies à la question du Moyen Orient et au règlement du conflit israélo-palestinien. Vous avez noté dans son discours sa volonté de créer une nouvelle dynamique. Tout d’abord en partant d’un constat, c’est que les extraordinaires bouleversements qui se sont produits dans le monde arabe, ce qu’il est convenu d’appeler " les printemps arabes ", rendent plus que jamais inacceptable le statu quo et l’enlisement de la situation.

Il est nécessaire plus que jamais d’agir. Nous le disons en tant qu’ami d’Israël à Israël. Tout a changé autour d’Israël : en Egypte, en Syrie, les relations avec la Turquie se sont tendues. Il n’y a pas d’autres moyens pour Israël d’assurer sur le long terme sa sécurité à laquelle la France est très profondément attachée. Vous avez noté la phrase du discours du Président de la République dans laquelle il explique qu’en cas de menace envers Israël, la France se rangerait immédiatement du côté de ce pays. Mais je le répète la seule façon d’arriver à la paix et à la sécurité, c’est la négociation et la conclusion d’un accord de paix avec les Palestiniens.

Nous disons à nos amis palestiniens que nous comprenons leur impatience, leur volonté d’agir, la démarche qui les a conduit à saisir les Nations unies mais que la procédure qu’ils ont choisie est très certainement vouée à l’échec.

Dans ces conditions, que faire et comment agir ? Je voudrais insister sur ce qui constitue les quatre grands axes des propositions du Président de la République :

— Tout d’abord, changer de méthode, tout simplement parce que la méthode actuelle n’a pas abouti depuis bien des années, pour ne pas dire des décennies, et adopter une approche plus collective en regroupant tous ceux qui peuvent contribuer au déblocage de la situation, c’est-à-dire très vraisemblablement l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité, l’Union européenne et les grands Etats européens, non membre permanents du Conseil de sécurité, et les Etats arabes principalement impliqués dans la région.

— Deuxième axe de travail, il faut réunir les conditions pour reprendre les négociations. Il n’y a pas d’autres voies possibles pour parvenir à la paix, pour garantir la sécurité d’Israël et pour donner enfin aux Palestiniens ce à quoi ils ont droit c’est-à-dire un Etat en plein exercice.

Les grands paramètres de cette négociation sont connus, je ne vais pas m’y attarder. Ce sont les principes de Madrid, la feuille de route, l’initiative arabe de paix, le discours du président Obama du 19 mai dernier, les paramètres agréés par l’Union européenne. L’objectif de la négociation est également connu de tous : reconnaissance mutuelle de deux Etats-nations pour deux peuples établis sur la base des lignes de 1967 avec les échanges de territoires agréés et équivalents. Le Président de la République a bien insisté sur le fait que si l’on veut sincèrement relancer ce processus de négociations, il ne faut pas fixer des préalables ou des pré-conditions. Il appartiendra bien sûr, une fois qu’ils se seront remis autour de la table, aux Israéliens et aux Palestiniens de trouver les moyens d’avancer et d’adopter les accords qui conduiront à la paix.

— Troisième axe de proposition, ces négociations ne doivent pas s’éterniser. La France propose donc de fixer des délais précis qui permettront de juger de l’avancement des négociations : reprise des discussions dans un délai d’un mois, il n’y a aucune raison de jouer la montre. Six mois pour se mettre d’accord sur les frontières et sur la sécurité, un an pour parvenir à un accord définitif. La France propose sur ce chemin d’accueillir dès cet automne une Conférence des donateurs qui pourrait également permettre de faire avancer les négociations.

— Enfin, quatrième point, dans cette démarche, le Président de la République a proposé de travailler au rehaussement du statut de la Palestine au sein des Nations unies et donc de franchir une première étape sur le chemin de la création d’un Etat de plein exercice en reconnaissant à la Palestine le statut d’Etat non-membre observateur.

Voilà remis en perspective le discours du Président de la République ce matin, et les grandes propositions de la France.

Le Président de la République en a fait part hier au Président Mahmoud Abbas et vous avez sans doute noté que les Palestiniens viennent de déclarer qu’ils avaient une réaction positive devant les propositions françaises et qu’ils étaient prêts à y travailler.

Le Président de la République a également rencontré ce matin le Premier ministre Netanyahou qui a pris acte des propositions françaises. Le Premier ministre israélien et le chef de l’Etat français ont décidé de poursuivre leurs contacts.

Voilà ce que je souhaitais vous dire avant de répondre à vous questions.

Q : Quels sont les commentaires faits par M. Netanyahou sur la proposition française ? Même si il y a un accueil positif des Palestiniens, est-ce qu’ils ont toujours l’intention d’aller au Conseil de sécurité ; si cela se confirme, quelle sera la position française ?

Sur le premier point je vous ai dit ce que j’avais à vous dire, c’est-à-dire que le Premier ministre Netanyahou a pris acte des propositions françaises, et je vous fais confiance pour décrypter ce que dans le langage diplomatique cette expression veut dire. Sur le second point, il ne nous appartient pas de persuader les Palestiniens de renoncer à l’initiative qu’ils ont prise. Nous leur avons simplement dit qu’elle ne prospérerait pas compte-tenu de la position qui a été prise par les Etats-Unis d’Amérique. Pour le moment, la question de savoir quel pourrait être le vote de la France ne se pose pas, puisque le vote n’est pas programmé, si je puis dire, et que l’ensemble de nos efforts, tels que je viens de les rappeler, visent précisément à ce que la question ne se pose pas au Conseil de sécurité.


Q : Quand le Président dit " changeons de méthode " est-ce que cela signifie en finir avec la mainmise des Etats-Unis sur le dossier ?

Je ne peux évidemment pas faire mienne votre expression " mainmise des Etats-Unis ". Les Etats-Unis ont un rôle éminent à jouer dans le recherche de paix, nous pensons simplement qu’ils n’y arriveront pas tous seuls. D’ailleurs, c’est ce qu’on a constaté depuis un certain nombre d’années. Nous pensons que l’Union européenne a son rôle à jouer, que l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité ont un rôle à jouer, et que les pays arabes - l’Egypte par exemple, ou d’autres - ont également un rôle à jouer, d’où cette proposition d’une approche plus collective.

Q : Faites-vous confiance aux leaders israélien et palestinien ? Si tous les efforts diplomatiques échouent, est-ce que vous ne pensez pas qu’on va vers l’inconnu ?

Pour répondre à votre question, la réponse est évidemment oui. Si nous essayons de prendre des initiatives, de faire bouger les choses, de créer une nouvelle dynamique, c’est que nous pensons que le statu quo est détestable et intenable pour tout le monde, qu’il ne peut conduire qu’à des blocages, et peut être, hélas, à la reprise des violences. Donc de ce point de vue, nous n’avons pas de doute, il faut se remettre autour de la table de négociations et avancer. Sur le premier point, si un minimum de confiance n’apparaît pas entre les deux parties, on n’arrivera jamais à rien. Tout notre rôle c’est de faire baisser la température, la passion qui a toujours marqué les relations.

Q : Trouvez-vous crédibles les dirigeants des deux côtés ?

Ce sont les dirigeants d’Israël et de la Palestine. Il ne nous revient pas à nous de les changer ou de les choisir. Nous leur disons de se mettre autour de la table des négociations et nous leur disons que la France leur fait confiance puisque nous sommes à la fois l’ami d’Israël et l’ami des Palestiniens.

Q : Monsieur le ministre, dans le discours du président de la République, il y a la proposition d’un nouveau statut pour la Palestine mais aussi l’insistance sur le fait que les négociations doivent reprendre sans conditions préalables, est-ce que ça veut dire que dans la position française les deux choses sont liées ?

La France propose une démarche, elle ne propose pas un paquet tout ficelé. Nous allons y travailler maintenant avec toux ceux qui veulent bien y travailler : les Palestiniens, nous poursuivons nos contacts avec les Israéliens. Nous allons également travailler avec nos partenaires européens et les Etats arabes qui le souhaitent. Tout ceci se précisera mais dans notre esprit les deux choses doivent aller de pair effectivement, c’est-à-dire la reprise des négociations et le progrès dans le rehaussement du statut des Palestiniens à l’Assemblée générale des Nations unies.

Q : Le calendrier semble beaucoup ressembler à ce que Lady Ashton a elle-même travaillé au sein du Quartet. Est-ce que ça veut dire que le Président de la République s’est inspiré du travail qui a été fait au niveau de l’Union européenne et va-t-on vers une position commune européenne ?

Sur le premier point, nous travaillons en étroite liaison avec la Haute Représentante et M. Tony Blair. Nous souhaitons que le Quartet aboutisse. Nous avons dit que nous soutiendrions ces propositions dès lors qu’elles seraient acceptables, ou qu’elles seront acceptables, à la fois par les Palestiniens et les Israéliens et qu’elles seront équilibrées. Le Quartet peut jouer un rôle tout à fait utile

Sur la question d’une position commune européenne, c’est un point que nous allons continuer à discuter. Pour vous parler très franchement, il y a aujourd’hui des différences d’appréciations entre Européens.

Q : Qu’allez-vous apporter de plus que le Quartet ? Que va-t-il se passer avant le discours de vendredi ? Sur le premier point la réponse est assez simple, dans le Quartet il n’y a pas les cinq membres du Conseil de sécurité. Quand nous proposons de changer de méthode, c’est pour élargir le cercle afin d’impliquer dans la négociation des acteurs qui ont - nous semble-t-il - un rôle majeur à jouer. Deuxièmement nous verrons ce que dit et ce que fait le président Abbas vendredi. Je pense qu’il fera ce qu’il a annoncé, c’est-à-dire saisir le Secrétaire général des Nations unies d’une demande d’inscription à l’ordre du jour du Conseil de sécurité de l’acceptation de la Palestine comme Etat membre des Nations unies. Il y a ensuite une procédure, que vous connaissez, le Secrétaire général saisira le Conseil de sécurité, lequel mettra en place un Comité d’examen de cette candidature, puis ensuite cela viendra, le moment venu, devant le Conseil de sécurité lui-même. Il y a donc du temps devant nous, c’est ce temps-là que nous voulons mettre à profit pour travailler sur les propositions françaises.

Q : Pour le calendrier de la démarche, à quel moment allez-vous adresser la demande de statut d’observateur à l’Assemblée générale et à quel moment commencera le calendrier que le Président a énuméré dans son discours ? Est-ce qu’il y a un délai limite ?

Comme je vous l’ai dit, le Président de la République a fait des propositions, elles sont sur la table, nous allons y travailler avec tous ceux qui voudront bien y travailler, donc je n’ai pas la réponse aujourd’hui à toutes les questions que vous vous posez.

Sur la deuxième question, quand reprendre les négociations, je vous donnerai quand même un petit peu la température générale : le plus vite possible. Il n’y a aucune raison aujourd’hui, si on ne met pas des conditions pour traîner, puisque tous les paramètres que j’ai évoqués, le principe de Madrid etc, sont sur la table. Deuxièmement la question de savoir dans quel calendrier ou dans quelle démarche globale l’Assemblée générale pourrait être saisie de la reconnaissance du statut d’Etat non membre observateur pour la Palestine fera partie de la discussion et du projet que nous allons élaborer ensemble.

Q : Can you say you are confident that you have less then nine votes at the Security Council to avoid a veto ?

Je ne veux pas me placer dans la situation d’un vote au Conseil de sécurité. Sur le fait de savoir s’il y aura neuf voix ou pas, nous n’en sommes pas là et nous allons travailler - dans le délai qui est devant nous, qui est celui de la session actuelle de l’Assemblée générale c’est-à-dire d’ici la fin de l’année - à faire en sorte que le processus se débloque.

Q : Qu’est ce que vous allez offrir aux Palestiniens pour qu’ils abandonnent leurs conditions ?

Nous leur faisons une proposition globale en disant que nous souhaitons que les négociations reprennent et si ce processus s’engage, la France, avec d’autres, est prête à étudier une proposition à l’Assemblée générale qui ferait franchir une première étape sur la voie de la reconnaissance du statut d’Etat non-membre observateur. C’est une proposition extrêmement importante. Je pense que cela ne vous a pas échappé.


Q : Sur le statut d’Etat observateur, comment comptez-vous vaincre les réticences voir l’opposition probable des Américains ?

Nous avons demandé, vous l’avez observé dans le discours du Président de la République, que les Palestiniens s’engagent pendant cette période de négociation, avant que l’on aboutisse à un accord définitif qui pourra déboucher sur la reconnaissance d’un statut d’Etat de plein exercice, à ne pas utiliser les possibilités du statut de membre observateur à des fins qui pourraient être négatives ou porteuses de conflit, c’est-à-dire s’engager à ne pas saisir la Cour pénale internationale.

Q : As far as the requirement the Palestinians give up their bid to the Security Council to get your support at the General Assembly, why wouldn’t they go to the Security Council at the same time as going to the General Assembly ?

Je vous ai dit quel était le calendrier qui était devant nous. Nous pensons qu’avant d’arriver à un vote du Conseil de sécurité, il y a devant nous plusieurs semaines vraisemblablement. On peut effectivement mettre la pression ou ne pas mettre la pression mais nous avons plusieurs semaines qui peuvent être mises à profit pour mettre au point la proposition que nous avons faite et la démarche globale que je vous ai indiquée, c’est-à-dire, reprise des négociations, sans conditions mais avec un calendrier et dans ce calendrier, la réflexion sur la saisine de l’Assemblée générale afin de reconnaître le statut d’Etat non membre observateur. Tout ceci va s’intégrer dans le travail que nous allons faire maintenant.

Q : Quelle est la différence entre le statut que les Palestiniens ont actuellement et le projet que vous leur proposez ?

La différence peut apparaître modeste à certains, elle apparait à d’autres extrêmement importante. C’est un statut d’Etat qu’ils n’ont pas aujourd’hui, d’Etat non membre des Nations unies mais d’Etat, d’Etat observateur, ce qui leur permet notamment de poser leur candidature à un certain nombre d’organisations internationales. Cette candidature sera examinée comme celle de d’un Etat. C’est une étape extrêmement importante.

Q : I would like to understand correctly, you would support the Palestinian to go to the General Assembly to ask for an observatory status. Now there intentions if they go and they announced it many times, they want to be recognized as a State within the border of 1967. Is that will be acceptable for the European Union and France ?

Je vous ai dit que dans notre proposition il y avait deux aspects : la reprise des négociations, et l’un des principes sur lesquels se fonderait cette reprise des négociations c’est bien de partir de la frontière de 1967 et d’opérer à partir de là des échanges de territoires mutuellement agréés et équivalents, donc ça fait partie du paquet, bien entendu. Parallèlement nous avons cette démarche auprès de l’Assemblée générale pour la reconnaissance en tant qu’Etat observateur et nous allons voir comment les deux choses s’articulent dans le temps et dans le fond.

Q : Vous avez dit que dans les entretiens entre le Président Sarkozy et le Premier ministre israélien, celui-ci avait pris acte de vos propositions, mais on sait bien que ce qui a fait capoter les négociations entre Palestiniens et Israéliens, c’est l’incapacité des américains à obtenir de leur allié stratégique israélien le gel de la colonisation. Qu’est-ce que vous pouvez apporter de plus pour convaincre les israéliens de revenir à la table et d’avancer ?

Votre question est assez simple puisque l’une des propositions françaises c’est justement que l’on abandonne toutes les conditions, y compris le gel de la colonisation, parce que nous pensons que cette une mauvais démarche. Le Président de la République l’a dit à plusieurs reprises, si on commence à fixer des pré-conditions de ce type on n’y arrivera jamais, donc voila ce qu’il y a de nouveau.

Q : Je me souviens de l’excellent accueil que vous avez fait Hillary Clinton il y a quelques semaines, quelques mois et de la conférence que vous aviez proposé, qui n’a absolument pas vu le jour mais qui devait voir le jour au mois de juin, vous remettez ça là pour l’automne, est-ce que vous avez des assurances ?

Des assurances non, mais des perspectives oui. Nous allons discuter de tout cela, le propre de l’initiative du Président de la République c’est qu’elle fait bouger les lignes. C’est une idée nouvelle qui est mise sur la table, une dynamique nouvelle qui se crée, il y a des réactions positives, il y a des réactions d’attente. Nous allons maintenant approfondir tout cela. Ce discours a été prononcé il y à peine deux heures. Laissez-nous donc le temps d’y travailler.

Q : Vous ne vous êtes pas coordonnés avec l’administration américaine ?

Mais nous sommes coordonnés depuis longtemps. Nous parlons depuis des années et des années de tout cela. Donc nous connaissons très bien les positions des uns et des autres. J’en ai parlé avec Hillary Clinton, j’ai été la voir, au mois de juillet à mon retour du Proche-Orient, sur les paramètres proposés par la France, nous sommes tenus en étroit contact et maintenant nous allons voir comment tout ceci peut prospérer.

Q : Il est parfaitement clair, pour un journaliste suivant la politique française, que la France, très spécifiquement la France, a une parfaite compréhension de la rue arabe. Est-ce que, à ce moment là avec toutes les démarches diplomatiques et sachant que, pas les leaders arabes, mais la rue arabe, qui est parfaitement au diapason avec le discours de Nicolas Sarkozy, est très soupçonneuse, la France, aux côtés des américains et du reste du monde, n’a pas un souci de crédibilité dans la rue ? On l’a bien vu, la France et l’Angleterre en Libye, ça a eu un côté très positif, mais il y a un autre monde arabe aussi qui attend et qui pratiquement accuse les Américains de pas être justes. Est-ce que la France n’a pas ce souci de crédibilité et d’image au niveau du monde arabe ?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. Que nous ayons une certaine crédibilité dans la " rue arabe ", pour reprendre votre formule, c’est un constat, c’est un fait. On l’a vu à Benghazi, on l’a vu à Tripoli, mais on l’a vu ailleurs aussi. Ce qui motive profondément le Président de la République, c’est la recherche de la paix. On ne peut pas rester dans le statu quo, on ne peut pas continuer à frustrer la population palestinienne de ce qui lui a été promis depuis longtemps. Je le rappelle, l’idée qu’il y aurait un jour un Etat palestinien c’est une promesse qui a été faite, y compris par les Etats-Unis, on ne peut pas non plus durablement frustrer Israël de sa sécurité, d’une reconnaissance durable de son existence et de son intégrité. Il faut sortir de là, c’est ça qui nous motive, c’est essayer de contribuer à débloquer la situation. Nous constatons que nous sommes une fois de plus dans le blocage, et donc nous pensons que les idées françaises peuvent peut-être faire, même certainement faire bouger les lignes, c’est ce à quoi nous allons travailler. Je mesure bien la difficulté, je mesure bien les objections qui seront faites ici ou là, la force de conviction dont il faudra faire preuve, mais je crois que le Président Sarkozy a une force de conviction supérieur à la moyenne... Merci beaucoup !



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