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23 décembre 2009 - Guinée - Entretien de M. Nicolas de Rivière, chargé d’affaires a.i. de la France auprès des Nations unies, avec Radio France Internationale

Q : Nicolas de Rivière vous sortez d’une séance de consultations du Conseil de sécurité sur la Guinée, comment s’est-elle déroulée ?

Le Conseil de sécurité doit examiner la situation en Guinée, la situation est grave, la situation est tendue. Comme vous le savez la Commission d’enquête internationale a remis son rapport sur les événements du 28 septembre. Le rapport est tout à fait accablant, le rapport parle de crimes contre l’humanité. Il désigne nominativement cinq personnes dont le capitaine Camara. Le Conseil de sécurité a tout son rôle à jouer dans cette affaire, c’est pourquoi la France souhaite qu’il s’en saisisse d’urgence. Le Conseil de sécurité restera saisi de la question et se réunira à nouveau sur le sujet très prochainement. Pour la France l’impunité n’est pas une option. Nous en appelons au Secrétaire général des Nations unies pour qu’il rende ce rapport public. Nous souhaitons que le Conseil de Sécurité transmette ce rapport à la Cour Pénale Internationale et qu’elle se saisisse de cette affaire.

Q : Est-ce que vous sentez un manque d’entrain au Conseil de Sécurité pour parler de ce dossier ? C’est la deuxième fois que vous essayez d’en parler et la deuxième fois que certains pays notamment la Russie vous objectent des éléments de procédure comme par exemple l’absence dz traduction du rapport…

Je ne pense pas qu’il y ait un manque d’entrain. Il faut que les membres du Conseil de Sécurité puisse prendre connaissance du rapport. Pour l’instant, pour des raisons tout à fait techniques, il n’existe qu’en version française et je pense que les quinze membres du Conseil de sécurité doivent pouvoir prendre connaissance d’un rapport qui fait soixante page, qui est très juridique, très technique. Si le Conseil doit pouvoir examiner ce rapport de manière attentive et approfondie il faut que tout le monde puisse l’avoir très vite de manière à ce que l’on puisse agir.

Q : Quelle est la prochaine étape au Conseil de sécurité ? Des sanctions contre Dadis Camara et ses proches ?

Nous verrons. C’est une option. La prochaine étape, c’est une nouvelle réunion dès que le rapport sera disponible dans toutes les langues, le plus vite possible, nous l’espérons. Ensuite, une décision collective du Conseil de sécurité, l’idée générale étant que l’impunité ne peut pas être une option.



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