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23 décembre 2009 - République démocratique du Congo - Entretien de M. Nicolas de Rivière, chargé d’affaires a.i. de la France auprès des Nations unies, avec Radio France Internationale

Q : Des conditions ont été mises au soutien de l’ONU aux troupes de l’armée congolaise, pourquoi ces modifications dans la résolution ? Et que répondez vous par ailleurs aux critiques des congolais qui disent " nous sommes les victimes, l’ONU n’a pas à nous dicter ses conditions sur son aide " ?

Je crois qu’il faut tout d’abord se réjouir car le Conseil de sécurité a de manière unanime renouvelé le mandat de la MONUC. C’est très important. Il l’a fait avec un mandat recentré sur la protection des civils. Cela reste la priorité du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.

Mais c’est également un mandat recentré sur le désarmement, les démobilisations et aussi sur la réforme du secteur de la sécurité. C’est un mandat qui a été reconduit pour cinq mois et qui répond à une demande congolaise puisqu’au mois de juin, c’est l’anniversaire de l’indépendance et le Président Kabila souhaitait pouvoir en reparler à ce moment là. La balle est aussi dans le camp des autorités congolaises puisqu’un certain nombre d’actes et de mesures sont attendus de leur part pour permettre au mandat de la MONUC d’évoluer.

Si vous faites référence aux opérations conduites ces dernières semaines et ces derniers mois, les opérations Kimia II s’arrêteront le 31 décembre et nous nous en réjouissons. La lutte contre le FDLR continuera sous d’autres modalités à partir de début 2010.

Q : Mais pourquoi avoir mis ces conditions au soutien de la MONUC à l’armée congolaise ?

L’action de la MONUC, l’action des Nations Unies, l’action de la communauté internationale doivent être au-dessus de toute critique : il était essentiel que la MONUC puisse agir de manière tout à fait impartiale et de manière non-contestable. C’est bien pour cela que le mandat a été revu, recentré sur son cœur de métier qui est la protection des civils.

Q : Cela ne risque-t-il pas de rendre la lutte plus difficile contre le FDLR ?

Non, la solution est également politique dans cette affaire : la MONUC jouera tout son rôle mais il est essentiel que l’on puisse agir de manière collective et contre le FDLR.



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