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17 octobre 2005 - Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté : Conférence de presse de M. Jean-Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Le 17 octobre est une journée au cours de laquelle, partout à travers le monde, nous cherchons à rendre hommage aux plus pauvres, à les écouter, à les intégrer dans notre action quotidienne ;

J’ai une pensée particulière aujourd’hui pour le fondateur d’ATD Quart Monde, le père Joseph Wresinski ; Je rends hommage aux responsables et militants d’ATD Quart Monde qui poursuivent son action d’une manière remarquable ;

Nous nous réjouissons de la présence aux Nations Unies aujourd’hui de personnes venues du monde entier porter le témoignage de l’extrême pauvreté. Nous saluons la décision du Secrétaire Général de les recevoir ;

Le 17 octobre constitue aussi pour les Gouvernements du monde entier et pour les Nations Unies une occasion supplémentaire de renouveler avec force leur engagement en faveur de la lutte contre la misère ;

L’engagement de la France, au sein des Nations Unies, reste entier ;

La réduction de la pauvreté est, vous le savez, le premier des objectifs du Millénaire pour le développement. Je suis particulièrement heureux que cet objectif ait été réaffirmé avec force lors du sommet de New York et que des engagements très importants aient été pris pour pouvoir l’atteindre. Il est très important de souligner que cet objectif est maintenant intégré par les institutions financières internationales.

La misère absolue n’est pas seulement un problème économique ou de développement ; elle touche les pays dits développés comme les pays moins avancés ;

La misère absolue est un obstacle à l’exercice intégral et effectif des droits de l’homme./.

Questions / Réponses

(traduction non officielle)

Q : Je comprends que vous souhaitiez attirer l’attention du monde sur les plus pauvres et c’est pour cela que tous ces gens sont là aujourd’hui, mais également sur les pays donateurs qui oeuvrent en dehors des cercles gouvernementaux. Mais concrètement, quels sont les résultats ?

R : Il y a de toute évidence un lien entre les cérémonies organisées chaque année pour l’élimination de la pauvreté et tout ce qui est fait pour améliorer la situation partout dans le monde. Ne sous-estimez pas la portée de ces journées de commémoration, pas plus que l’importance des résolutions des résolutions adoptées par les Nations Unies. Je me souviens ainsi du jour, il y a longtemps, une quinzaine d’années, où la Commission des Droits de l’Homme avait adopté une résolution qui soulignait que l’extrême pauvreté était une atteinte aux Droits de l’Homme. Je souhaite également rendre hommage au travail effectué par ATD Quart Monde. Je suis certain que ces résolutions et les actions entreprises ont donné de fortes impulsions. Mais ce qui est également important, c’est d’agir et d’être en accord avec ces résolutions. Ces 5 ou 6 dernières années, nous avons accompli des progrès notables dans les actions menées. Je rappelais l’importance des Objectifs du Millénaire pour le développement, mais je souhaite également souligner l’importance de la décision d’augment l’APD. Le fait que l’Union européenne ait pris l’engagement très fort d’augmenter l’aide publique au développement a été l’un des événements les plus importants pour la communauté internationale. L’UE, et plus précisément des pays comme la France, a pris l’engagement de contribuer à hauteur de 0,7% du PNB d’ici à 2013 pour l’UE, à 2012 pour la France. Des pays tels que le Danemark ont déjà atteint ce niveau.

Ceci est parfaitement conforme à l’accord conclu à Monterrey. Depuis ce Sommet de Monterrey, nous avons augmenté notre APD et nous continuerons année après année pour atteindre ce but de 0,7%. Or, nous savons que même si l’Union européenne, qui est l’un des principaux donateurs, parvient à contribuer à hauteur de 0,7%, cela ne suffira pas. Selon la Banque mondiale, pour atteindre les objectifs du millénaire, il faudrait trouver 50 milliards de dollars qui devraient s’ajouter à l’APD actuelle. Ce qui revient à dire qu’il faut trouver 50 milliards de dollars supplémentaires. Cet écart sera en parti comblé par l’augmentation de l’APD, mais cela ne suffira pas.

C’est pourquoi le Président Jacques Chirac, avec le Président Lula (Brésil), le Président Lagos (Chili), le Président Bouteflika, mais aussi le gouvernement allemand et d’autres, travaillent sur d’autres sources de financement. Nous avons accompli d’immense progrès l’an dernier et cette année : un certain nombre de pays, à l’instar de la France, ont décidé de créer une contribution spécifique sur les billets d’avion qui permettra de lutter contre la pauvreté, et plus particulièrement contre le SIDA. Ces nouvelles sources de financement ne suffiront jamais, mais pour répondre à votre question : oui, d’importants progrès ont été accomplis cette année.

(...)



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