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7 octobre 2004 - Syrie/Liban - Consultations sur les modalités d’application de la résolution 1559 : Remarques à la presse de M. Jean-Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Je ferai simplement quelques remarques préliminaires au sujet des consultations que nous venons de tenir sur la mise en application de la résolution 1559 sur le Liban et la Syrie.

J’ai dit au Conseil que nous soutenions le rapport du Secrétaire général sur les modalités de mise en application de cette résolution. Nous pensons que ce rapport est juste et factuel et qu’il donne une vision objective et précise de la situation au Liban suite à l’adoption de la résolution 1559. Ce rapport est sans ambiguïté : il indique que les exigences imposées aux parties par le Conseil de Sécurité, et en particulier celles imposées à la Syrie, ne sont pas encore satisfaites. Il s’agit là d’un sujet de grande inquiétude pour nous comme pour de nombreux autres membres du Conseil. Nous encourageons les parties à appliquer la résolution et nous pensons que cela serait dans l’intérêt non seulement du Liban, mais aussi de la Syrie et de la région toute entière, comme le fait remarquer le Secrétaire général dans son rapport. Nous sommes prêts à offrir notre aide sur ce point et, avec le Secrétaire général, nous marquons notre disponibilité à aider les parties et à veiller à garder le Conseil régulièrement informé.

Maintenant, à propos des consultations que nous venons de tenir : je pense qu’elles ont été très utiles. Il y a eu un échange de vues approfondi et étendu sur le rapport à la suite de la présentation de M. Roed Larsen. Avec tous les co-sponsors de la résolution 1559, nous avons maintenant engagé des consultations avec les autres membres du Conseil de Sécurité. Notre but est de déterminer la façon dont le Conseil pourrait faciliter la mise en application pleine et entière de ses exigences. Les pourparlers se poursuivent et je constate une volonté d’être constructif partagée par tous les membres du Conseil.

En ce qui concerne la France, les Etats-Unis et les autres co-parrains, nous pensons que le Conseil doit être tenu informé de manière rapprochée et régulière sur la mise en application de la résolution. Ce souhait est conforme à la décision exprimée dans la 1559 de demeurer activement saisi. Il est également en conformité avec la décision du Secrétaire général d’aider les parties concernées à mettre en application la résolution. Enfin, il est conforme à la nécessité, pour le Conseil, de veiller à la mise en application de ses exigences. Je le répète, nous pensons que cela est dans l’intérêt de la Syrie comme du Liban. Nous verrons avec les autres pays qui ont co-parrainé la résolution ce que nous ferons précisément dans les jours qui viennent, mais je peux d’ores-et-déjà vous dire qu’il y aura des consultations sur un texte concernant le suivi.

Question : M. l’Ambassadeur, attendez-vous une déclaration de la Présidence cet après-midi ?

Non, il n’y aura pas de déclaration de la Présidence aujourd’hui. Nous travaillons avec les autres membres sur un texte qui pourrait avoir vocation à devenir une déclaration de la Présidence et nous estimons qu’un suivi et des rapports réguliers sont nécessaires.

Question : La façon dont ce texte devra être présenté sera déterminée par les résultats des consultations ?

Exactement.

Question : La Résolution 1559 ne mentionnait pas nommément la Syrie. Pensez-vous qu’une déclaration de la Présidence ou qu’une nouvelle résolution devrait le faire ?

C’est en effet l’une de nos propositions. Nous en discutons avec les autres membres du Conseil.

Question : Pouvez-vous nous expliquer ce qui a empêché la diffusion d’une déclaration de la Présidence ? Ne serait-ce pas parce que vous n’avez pas actuellement le soutien nécessaire pour enjoindre la Syrie à se conformer ?

Je pense que les consultations ont montré qu’il y avait un large soutien au sein du Conseil pour demander un suivi. Mais comme vous le savez, la pratique au Conseil veut que l’on s’assure d’un consensus et nous allons nous en assurer. Mais nous pensons qu’il faudra des rapports réguliers.

Question : Est-il question d’un calendrier de retrait ou pas encore ?

Le Secrétaire général a exprimé le souhait que les parties donnent un calendrier pour la mise en œuvre de la résolution 1559 et, comme vous le savez l’un des points de la résolution 1559 concerne le retrait. J’avais moi-même dit en réunion qu’il serait souhaitable que, comme le Secrétaire général l’a demandé, il y ait un calendrier. Les parties n’ont pas donné ce calendrier.

Question : Quelle est votre réaction aux accusations de Charles Duelfer contre Charles Pasqua qui n’aurait pas respecté les termes du programme Pétrole contre nourriture ?

On m’a demandé tout à l’heure ce que je pensais de ces allégations. Je laisserai l’Ambassadeur à Washington vous répondre plus précisément sur ce sujet, mais je pense que ces allégations sont inacceptables. Comme vous le savez, l’Ambassade à Washington a déjà exprimé son mécontentement à propos des méthodes utilisées par ce rapport.

Je vous remercie.



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