Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

29 octobre 2007 - Adoption de la résolution 1782 sur la Côte d’Ivoire

Nous venons d’adopter à l’unanimité la résolution 1782 à sur la Côte d’Ivoire. Nous sommes satisfaits de cette unité du Conseil de sécurité.

Y-a-t-il un " acharnement " sur la Côte d’ivoire ?

Non, pas du tout. Simplement on estime que tous les aspects de l’accord de Ouagadougou ne sont pas encore mis en œuvre, notamment sur les problèmes de désarmement. Donc nous estimons qu’il faut maintenir les pressions. Nous pensons qu’il faut maintenir la pression pour que le calendrier électoral soit respecté, y compris parce que c’est l’accord de Ougadougou qui a maintenu cette exigence de l’échéance électorale. Nous avons bien sûr consulté nos amis africains et notamment beaucoup travaillé avec les Burkinabé-puisqu’il y a un facilitateur Burkinabé-et tout le monde est d’accord là-dessus. Lorsque nous en avons discuté au Conseil en consultations, il y avait un accord unanime : c’est pour cela que nous avons préparé ce texte de résolution. Nous l’avons adopté ce matin de manière unanime en faisant une référence à l’ensemble de la résolution 1572 et en insistant plus particulièrement concernant les sanctions. Donc il n’y a pas d’acharnement du tout : il y a un processus normal. Sur les points de fond politique et juridique : les accords de Ouagadougou ne suppriment en rien la responsabilité du Conseil de sécurité. Personne ne peut décharger le conseil de sécurité de ses responsabilités en dehors de lui même. La paix et la sécurité internationales sont du ressort du Conseil de sécurité. Alors cela ne veut pas dire que l’on va s’occuper de tout dans le moindre détail. Au contraire, tout le monde soutient le processus de l’accord de Ouagadougou puisqu’on demande c’est qu’il soit mis en œuvre. Simplement, nous veillons au fait que l’accord sera mis en œuvre et nous veillerons à sa bonne forme. C’est vraiment très clair.

Et la mandat pourra être réexaminé ?

Oui. Nous avons accepté l’idée, et cela est bien un signe d’ouverture, que ce serait réexaminé dans six mois et avant si les conditions étaient remplies, sur le plan électoral et s’agissant du désarmement .

Et vous avez le sentiment que les conditions ne sont pas respectées, que l’embargo sur les armes est violé ?

Nous n’avons pas de certitude . Nous avons des inquiétudes.

Par exemple, les autorités ivoiriennes coopèrent avec l’ONU ?

Il y a globalement un sentiment de coopération et une insuffisance de coopération de la part de certains. Justement, on ne veut pas être spécifique pour ne pas donner le sentiment qu’on s’acharne contre tel ou tel : ce n’est pas le sujet. Il y a des obligations : il faut les remplir.

Sur les questions du mandat de Gbagbo exprimées dans la dernière résolution qui arrivent à expiration à la fin de ce mois ci ?

C’est aux Ivoiriens qu’il appartient de se mettre d’accord sur le processus et donc sur les échéances électorales. C’est précisément un des points fondamentaux sur lequel avait insisté le Président Sarkozy lors de sa brève rencontre avec le Président Gbagbo. Et ce qu’on a toujours redit depuis.

Le Conseil ne se re-saisira pas de cela ?

Nous avons fait le geste de dire c’est aux parties à l’accord de Ougadougou de décider entre elle de la façon dont elles vont mettre en œuvre les échéances électorales et nous surveillons simplement qu’elles ne les oublient pas. C’est précisément un des points qui justifie le maintien de la présence internationale.

Et la résolution disait que le mandat de Gbagbo ne pourrait pas être prolongé au-delà de la fin de ce mois ci ?

Ce n’est pas une question juridique. Vous voyez bien que nous sommes dans une situation maintenant où il faut que les autorités ivoiriennes prennent une décision. Ce que nous voulons c’est qu’ils prennent une décision. Et le Conseil de sécurité verra en fonction de cela. Il y a un accord entre toutes les parties : on ne viole rien : on leur dit qu’ on est d’accord pour qu’ils se mettent d’accord sur un processus et une date. Mais, en revanche, ce qu’on vérifiera c’est qu’ils le font effectivement. Et c’est précisément une des raisons de cette résolution : c’est de maintenir la pression pour qu’ils le fassent.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU