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7 juin 2012 - Syrie - Remarques à la presse de M. Martin Briens, chargé d’Affaires a.i. de la mission permanente de la France auprès des Nations unies

Nous venons d’entendre des présentations de Kofi Annan, du Secrétaire général et du Secrétaire Général de la Ligue Arabe. Leur constat est sans appel.

Non seulement la violence n’a pas cessé, mais elle est en train de s’aggraver. Le massacre de Houla, le 25 mai, atteste de la poursuite par le régime syrien d’une répression féroce, sanglante, qui ne recule devant aucune extrémité, et qui n’épargne pas même les femmes et les enfants. Un nouveau massacre a été commis hier aux alentours de Hama. Les forces de sécurité syriennes font entrave à la volonté de la MISNUS de se rendre sur place pour constater les faits. Je le répète : les responsables de ces atrocités devront rendre des comptes.

Le deuxième constat est que le régime syrien n’a respecté aucun de ses engagements au titre du plan Annan. Il est resté sourd aux appels du Conseil de sécurité, de l’Assemblée générale, de la Ligue arabe.

Le troisième constat est qu’aucun processus politique n’a été amorcé en raison d’une absence totale de volonté du côté de Damas.

Les risques, nous les connaissons tous, et tant Kofi Annan que le Secrétaire Général les ont évoqués : le chaos dans le pays, la déstabilisation dans la région.

Au cours de cette séance du Conseil cet après midi, nous avons tous réaffirmé notre plein soutien à Kofi Annan et à la MISNUS, et je voudrais leur rendre hommage, ce soir, compte tenu des conditions très difficiles dans lesquelles ils font leur travail.

Apporter notre soutien ne doit pas être que des mots ; ce doit également être des actions. Nous avons entendu Kofi Annan, nous demander très clairement non seulement le soutien du Conseil mais également qu’il accroisse la pression, en particulier sur le gouvernement syrien. Il l’a dit : le non respect par le gouvernement syrien de ses engagements doit avoir des conséquences.

Ce que nous voulons aujourd’hui c’est passer à la vitesse supérieure et multiplier nos efforts pour mobiliser la communauté internationale, avec deux objectifs :
— accroître la pression sur le régime syrien pour qu’il mette en œuvre ses engagements, mais aussi, s’il ne le fait pas, qu’il en subisse les conséquences ;
— travailler à une transition politique crédible, qui réponde aux aspirations du peuple syrien.

C’est ce que nous allons faire, dans les jours à venir, à la fois au Conseil où nous examinerons tous les instruments dont il dispose, mais aussi dans d’autres cadres, et je voudrais également rappeler que comme le Président de la République l’a proposé et annoncé, la France accueillerait le 6 juillet prochain la troisième réunion du groupe des Amis du peuple syrien.

Que pensez vous de la proposition de Kofi Annan d’un groupe de contact des pays influents sur la Syrie et est ce que la France est prête à y accueillir l’Iran ?

Nous entendons beaucoup de propositions. Le point clé est qu’il faut mobiliser la communauté internationale et si nous sommes clairs sur les objectifs, tout cadre est bienvenu. Mais il ne faut pas se focaliser sur les processus, à ce stade, il est important de se concentrer sur la substance et c’est d’ailleurs ce dont nous avons parlé au Conseil. Nous y avons parlé du fond : la situation et comment y répondre. Mais le cadre ainsi que les participants restent à déterminer. Le point clé est : "sommes-nous d’accord dans la communauté internationale sur la marche à suivre ?". Selon nous celle-ci est d’accroître la pression sur le gouvernement syrien et travailler sur une transition politique crédible.

Mr Annan emphasized just now that inclusion of Iran would be essential in putting the peace process forward. But were there any differences in your opinion within the Security Council that Iran should not be included and that it is somehow hampering the process of going forward or are you all on board with Mr. Annan’s plan ?

Actually, we didn’t discuss that in any details, what we focused on was substance. The point is : do we have a common assessment of the situation ? I think we have. Do we have a common view of the risks lying ahead ? I think we have. Do we have a common strategy ? This is what we want to work on. The question of participants will come in due time. I think the key issue we discussed was really the issue of substance.

In order to preserve the unity of the Council behind Mr. Annan, is it not essential that even the plan, which is a regional contact group plan should also be supported ?

You should not misinterpret what he said, the contact group is not a plan, the plan is the Annan plan with its six points and the question is : "are all members of the international community willing now and with a great sense of urgency at this point, to put all their weight behind his plan so that the Syrian government can start to implement it". That is the question and that is the Annan plan. The contact group issue is about the way there should be an agreement to move forward in the same direction and get all the right partners together. But this is a modality. The key thing is : do we have a common agenda or not ? I think tonight’s discussion, thanks to Mr. Annan, thanks to the Secretary-General and thanks to Mr. al-Arabi, enabled us to make a lot of progress, because we have a common assessment.

Is there a time line for when you want to circulate a draft resolution on Syria ?

There is a sense of urgency for sure, a need for action. Now we have to put together all the pieces. What we do in the Council, the various consultations that are going on here and there, are all converging. Of course, there are some official timelines, like the renewal of the mandate of UNSMIS, but at the same time, given what we know from the ground, I don’t think we could be able to wait until that. But at this point, there is no timeline. The sooner the better.

Thank you.



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