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8 juillet 2014 - Intervention devant la presse de Mme Annick Girardin, Secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, pour la présentation du rapport "Deep decarbonisation pathways"

Tout d’abord permettez-moi, même s’il a dû nous quitter, de saluer et de remercier Monsieur le Secrétaire Général qui a soutenu ce travail, qui l’a souhaité. Je crois que c’était important, et je voulais également remercier Jeffrey Sachs, Laurence Tubiana qui a rejoint récemment l’équipe de France du climat (et j’espère qu’elle aura plus de chance que notre sélection nationale au Brésil) en tant qu’ambassadrice en charge des négociations sur le Climat.

Je ne serai pas longue, mais je voulais profiter de ma présence parmi vous pour saluer la présentation de ce rapport sur les perspectives de réduction d’émissions dans les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Ce rapport, c’est une bonne nouvelle parce qu’il témoigne de la vivacité de la communauté scientifique sur le thème du climat, climat qui est important dans cette année 2014-2015. Celle-ci s’est engagée dans un travail de recherche sur les trajectoires que peuvent prendre les pays pour réduire leurs émissions.

Il nous dit que chaque pays a ses singularités, son niveau de développement, ses enjeux économiques et de lutte contre la pauvreté. Mais il nous dit aussi que nous pouvons partager une communauté de destin dans la lutte contre le changement climatique, et ça c’est très important.

La décarbonisation des grandes économies est une évidence, c’est une nécessité absolue si l’on veut rester en dessous des 2°C. C’est le mandat qui est donné à la France, et que j’aurai, avec Laurent Fabius, le ministre des Affaires Étrangères, et Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, la mission de mener à bien.

La COP 21, qui se tiendra à Paris en décembre 2015 devra permettre de trouver un accord juridique ambitieux et universel qui permettra à la communauté internationale de retrouver une trajectoire d’émission nous permettant de rester en dessous de 2°C. Laissez-moi vous dire, en conclusion, dans quel état d’esprit nous abordons cette présidence.

Nous voulons être offensifs, collectifs et positifs.

Offensifs car il faut agir dès maintenant, et mobiliser au plus haut niveau si l’on veut réussir.

Collectifs car la France sera à l’écoute de chacun des pays, mais aussi attentifs à la mobilisation des acteurs non gouvernementaux, comme les entreprises et les collectivités locales.

Positifs enfin parce qu’il faudra sans tarder développer des solutions concrètes permettant à tous les pays de concilier les exigences d’un monde sans carbone et celles du dynamisme économique que nous souhaitons pour tous.

Les récentes bonnes nouvelles venant des États-Unis et de Chine montrent que face aux menaces inquiétantes que fait peser le dérèglement climatique, les grands pays émetteurs mettent en place des politiques pour réduire les émissions. Nous ne sommes pas encore sur la route des 2°C. Mais ce rapport y contribue ou du moins contribue à tracer le chemin, et j’en remercie ses auteurs et tous ceux qui ont de par le monde contribué à ce rapport.

Merci de votre attention.

En savoir plus sur la Conférence des Nations unies sur le développement durable.



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