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13 avril 2009 - Corée du Nord / Non-prolifération : Stake out de M. Jean-Maurice Ripert, représentant permanent de la France auprès des Nations Unies

Commentaires informels à la presse suite à l’adoption à l’unanimité d’une déclaration présidentielle par le Conseil de Sécurité.

La France se réjouit de l’adoption à l’unanimité par le Conseil de Sécurité d’une déclaration présidentielle, dont nous estimons que le contenu est très clair. Il condamne clairement le tir qui a eu lieu, il établit clairement que ce tir a eu lieu en contravention - ce qui en français veut dire en violation - des obligations au titre de la résolution 1718, et par ailleurs il établit un mécanisme extrêmement rapide, avec une limite dans le temps, pour activer le Comité des sanctions créé par la résolution 1718, et pour faire que l’on dresse aussi rapidement que possible une liste d’entités et de biens qui seront soumis à des sanctions. Il demande également à la Corée du Nord de suspendre toute activité, conformément à la résolution 1718. Pour nous c’est un très bon résultat.
Il faut insister sur la flexibilité dont ont fait preuve les différentes délégations, qui avaient parfois des intérêts contradictoires comme vous le savez. Nous avons toujours pensé qu’une déclaration présidentielle extrêmement forte, qui a l’avantage d’être adoptée à l’unanimité, qui donc envoie un message clair aux Nord-coréens sur l’unanimité de la communauté internationale, était préférable à l’éventuelle adoption d’une résolution qui aurait été soit passée par vote, soit qui aurait eu un contenu beaucoup plus faible. Je crois que cette solution ayant été acceptée par les Japonais d’une part et par les Chinois d’autre part, puisqu’on avait des difficultés, toutes les délégations ont fait preuve de beaucoup de souplesse et donc c’est un résultat que nous considérons comme très significatif pour la lutte contre la non-prolifération et en particulier en Extrême-Orient.

Q : Vous avez préféré une déclaration présidentielle à une résolution pour avoir l’unanimité du Conseil…

R : Mais encore une fois ce n’est pas un problème de texte qui compte, c’est ce que dit le Conseil. On a négocié pendant une semaine, vous l’avez vu, on a commencé dimanche dernier, on a fini samedi soir. Ce qui comptait, c’était de se mettre d’accord sur le contenu de la réaction du Conseil de Sécurité. La forme a relativement peu d’importance. Contrairement à ce que j’entends partout, tout ce que décide le Conseil a une valeur juridique contraignante. Quand le Conseil décide de quelque chose, c’est contraignant. Ensuite, les Etats le respectent ou ne le respectent pas, mais le problème du format avait moins d’importance quand même que l’accord sur le fond.

Q :



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