New York, le 19 février 2009
Les négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité, qui ont été lancées aujourd’hui au siège des Nations Unies à New York dans le cadre de l’Assemblée Générale, sont essentielles. Le Président de la République l’a rappelé : la France entend être " l’avocate, l’interprète, le porte-voix de la revendication d’une organisation internationale plus juste et plus représentative. Nous ne pouvons plus accepter une organisation immobile".
Les Nations Unies, seule organisation universelle et globale, doivent rester pertinentes et efficaces alors que les crises globales s’aggravent et que s’organisent, en dehors d’elles, d’autres enceintes de décision.
La réforme du Conseil de sécurité et son élargissement sont indispensables pour que l’ONU puisse agir concrètement et peser sur les décisions au nom de tous les Etats du monde. La France est convaincue de la nécessité d’élargir le Conseil, notamment à de nouveaux membres permanents. Mais elle est consciente des difficultés de la négociation. Elle a proposé, avec le Royaume Uni, une progression par étapes autour d’une réforme intérimaire du Conseil de sécurité. Cette proposition, simple et opérationnelle, permettrait à la réforme d’intervenir à bref délai. Chacun doit aujourd’hui prendre ses responsabilités./.