New York, le 20 février 2009
Nous soutenons pleinement la mission de bons offices de M. Gambari, comme l’engagement personnel du Secrétaire Général des Nations unies. Celui -ci est libre de sa décision de se rendre ou pas en Birmanie. C’est à lui d’en fixer les termes. Mais sa visite éventuelle doit permettre des progrès substantiels sur le dialogue politique et le respect des Droits de l’Homme. A cette fin, il peut compter sur notre soutien actif.
Mais le rapport de l’envoyé spécial est malheureusement décevant, en l’absence d’avancées concrètes sur les attentes exprimées à plusieurs reprises par le Conseil de sécurité. Je relève que Mme Aung San Suu Kyi et la LND se sont déclarés prêts à un dialogue sans condition avec le pouvoir, comme l’ont demandé le Conseil de sécurité et le Secrétaire Général. Nous attendons des autorités birmanes qu’elles fassent de même.
Nous espérons que le régime saura sortir de l’isolement et saisir la main tendue de a communauté internationale. Il n’est pas trop tard. Tous nous serions prêts, si des signes d’ouverture se manifestaient, à nous engager en appui au processus politique, dans le respect de la souveraineté du pays et en faveur de la reconstruction économique et sociale, dont la population a tant besoin./.