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11 janvier 2010 - Assemblée générale - Changement climatique - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire Général,


Je m’associe à l’intervention de l’Espagne au nom de l’Union Européenne et souhaite ajouter quelques mots sur la question du changement climatique.

Nous savions que les négociations de Copenhague seraient difficiles, elles l’ont été. Je souhaite exprimer les remerciements de la France pour les efforts du Secrétaire général et ceux du Premier ministre danois.

L’accord de Copenhague a permis des avancées majeures. Il constitue une étape essentielle et l’épure du futur régime. Nous visons à Mexico sa transformation en un accord juridiquement contraignant.

Notre ambition collective doit être de réduire de 50 pour cent les émissions globales d’ici 2050 afin de ne pas dépasser une augmentation des températures de 2 degrés Celsius.

La Convention Cadre des Nations Unies est le cadre dans lequel doit être défini le futur régime international de lutte contre le changement climatique après 2012.

Monsieur le Secrétaire Général,

La France s’associe pleinement à votre démarche actuelle et souhaite que tous les pays rejoignent votre appel en soutenant cet accord et en précisant leurs objectifs.

Pour ce qui concerne l’inscription dans l’annexe de l’objectif de l’Union Européenne, nous finalisons nos discussions avec nos partenaires européens afin d’indiquer un objectif conforme au niveau d’ambition exprimé par l’Europe à Copenhague.

Nous ne devons ménager aucun effort pour parvenir à Mexico, lors de la 16ème Conférence des Parties, à un accord ambitieux, global et juridiquement contraignant. Pour cela, nous devons engager une réflexion sur l’amélioration des méthodes de prise de décision de la Convention et avancer sur les principales décisions prises à Copenhague, en particulier :


- La mise en œuvre rapide du programme " fast start ", de façon prioritaire pour les pays vulnérables au changement climatique, les pays les moins avancés, les petits Etats insulaires en développement et l’Afrique ; la France souhaite à cet égard qu’au moins 50% des financements " fast start " soient consacrés à l’Afrique et 20% à la lutte contre la déforestation ;


- La lutte contre la déforestation ; à cet égard, la France organisera prochainement à Paris, en liaison avec la Norvège, une réunion rassemblant les principaux acteurs forestiers de la planète ;


- La mise en place rapide d’un panel de haut niveau pour étudier les possibilités nouvelles de financement, notamment à travers des mécanismes de financement innovant, comme vous l’avez annoncé ;


- L’accélération de la réflexion sur la gouvernance, qui permette de lier les grands enjeux du développement durable, notamment la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité, et d’assurer la mise en œuvre des accords multilatéraux dans le domaine de l’environnement. Une Organisation Mondiale de l’Environnement aurait vocation à assurer cette cohérence.


Monsieur le Secrétaire Général,

vous pouvez être assuré du plein soutien de la France qui, comme elle l’a fait jusqu’à présent, prendra toute sa part, au sein de l’Union Européenne, pour parvenir à un succès à Mexico à la fin de l’année.



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