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16 novembre 2010 - Assemblée générale - Conclusions du Sommet du G-20 à Séoul - Intervention de M. Jean-David Levitte, Sherpa du Président Sarkozy

Merci monsieur le Président et merci d’avoir convoqué cette séance de l’Assemblée générale des Nations unies. Je voudrais remercier à mon tour le Secrétaire général Ban Ki-moon de sa présence aujourd’hui et je voudrais rendre un hommage qui vient du fond du cœur à mon ami Ahn Ho-Young et à toute l’équipe coréenne qui a conduit le travail magistral du G20 jusqu’au sommet si réussi de Séoul. Nos amis coréens ont mis la barre très haut et il va être très difficile pour la présidence française de faire aussi bien. Heureusement j’ai reçu une caisse de ginseng pour me mettre sur le mode coréen et essayer de tenir le rythme que nos amis de Séoul nous ont imprimés.

Nous avons eu cinq sommets du G20. Je voudrais rappeler devant cette Assemblée générale que l’idée a été lancée devant l’Assemblée générale des Nations unies par le président Sarkozy une semaine après la chute de la banque Lehmann Brothers, à un moment où le monde se demandait ce qu’il fallait faire. Cette proposition de convoquer un sommet pour éviter la catastrophe des années 1930 a été retenue. Deux mois après nous avions le premier sommet de Washington.

Comme l’a dit Ho-Young, à travers ces cinq sommets je crois que le G20 a fait du bon travail. Sans aller trop loin dans l’éloge, je crois que le système financier a été sauvé. Il reste fragile au niveau mondial, mais on peut dire qu’il a été sauvé de justesse. Ensemble nous avons résisté à la tentation du protectionnisme à la différence des années 1930. Ensemble, et quand je dis ensemble c’est tous ensemble, nous avons conduit le monde vers la reprise économique au niveau mondial. Et puis, nous avons réformé la Banque mondiale, le Fonds monétaire, et puis, enfin, nous avons mis un terme aux trous noirs du système financier mondial. Je pense aux paradis fiscaux, je pense à la mise en place de la régulation nécessaire pour les agences de notations, les salaires des traders, la régulation des " hedge funds ". Tout ça a été fait dans l’urgence et avec le sentiment que nous étions tous dos au mur, que nous n’avions pas le choix.

Aujourd’hui la pression se relâche, nous avons le choix et en même temps la situation économique, on le voit bien, reste fragile. Les déséquilibres globaux persistent et donc après le résultat remarquable accompli sous présidence coréenne par le G20 il nous semble que le moment est venu non seulement de poursuivre avec détermination sur l’élan donné par nos amis coréens et de mettre en œuvre tout ce qui a été décidé mais aussi de penser aux réformes nécessaires sur le moyen terme, aux réformes structurelles. C’est plus difficile parce que nous n’avons pas le sentiment de la pression d’être devant un précipice. C’est plus difficile parce qu’il s’agit de s’attaquer aux déséquilibres globaux où chacun doit faire sa part du chemin. Nous n’y arriverons, c’est notre conviction, que si nous arrivons à trouver le chemin d’une compréhension mutuelle entre tous les acteurs, si nous arrivons à comprendre que tous nous devons aller vers les compromis dans un esprit de responsabilité. Nous vivons dans un monde d’interdépendance, chacun doit faire sa part du chemin.



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