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17 février 2010 - Assemblée générale - Révision de la Commission de consolidation de la paix - Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies, au nom du Conseil de sécurité

Monsieur le Secrétaire général, Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Madame et Messieurs les Ambassadeurs Anderson, Heller et Sangqu,


Je veux tout d’abord vous remercier d’avoir organisé cette importante réunion, qui lance symboliquement la Révision de la Commission de consolidation de la paix. Au-delà du symbole, elle va aussi permettre à tous les Etats qui le souhaitent de faire valoir leurs vues et leurs propositions.

En tant que Président du Conseil de sécurité, je souhaite féliciter l’Ambassadeur Heller, désigné le 17 décembre dernier par les Etats membres du Conseil de sécurité pour exercer les fonctions de co-facilitateur au nom du Conseil.

Je félicite aussi naturellement les ambassadeurs Anderson et Sangqu, pour leur nomination au nom de l’Assemblée générale.


Voici déjà 5 ans que la Commission de consolidation de la paix a été créée conjointement par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, pour répondre à un souci partagé : nous voulions doter les Nations unies d’un instrument qui permette, au-delà des missions de maintien de la paix, de travailler en profondeur avec les Etats concernés pour établir les conditions d’une paix durable. L’équilibre entre l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité est essentielle à cet égard : la crédibilité de la CCP est liée au fait qu’elle rapporte à la fois à ces deux organes.

Les résolutions 1645 (2005) du CS et 60/180 de l’AG de décembre 2005 ont prévu une Révision de la Commission 5 années plus tard. Depuis sa création, 4 Etats ont été admis à l’ordre du jour de la Commission : le Burundi, la Guinée Bissau, la Sierra Leone, la République centrafricaine.


Nous voilà donc arrivés au moment d’un premier bilan, qui devrait permettre de déterminer les moyens de mieux mettre en œuvre le mandat de la CCP : cet examen devra concerner le rôle stratégique de la Commission, ses méthodes de travail à New York comme sur le terrain, notamment les moyens de mieux mettre en œuvre son rôle de coordination des acteurs.

Le Conseil de sécurité souhaite que cette Révision se déroule de façon ouverte et transparente, et permette d’améliorer la valeur ajoutée de la CCP.

Conformément à son mandat, la Commission doit pouvoir faire des recommandations et donner des avis, y compris au Conseil de sécurité, à la demande de ce dernier. A cet égard, le débat sur les stratégies de transition et de sortie de crise, organisé par la Présidence française du Conseil de sécurité vendredi 12 février, a été l’occasion pour de nombreux Etats membres, de soulever la question d’un rôle accru de la Commission de consolidation de la paix en la matière.


Nous espérons que cette Révision pourra être achevée dans les mois à venir.

Les co-facilitateurs auront un rôle essentiel à jouer, pour faire des recommandations sur la base des consultations qu’ils mèneront à partir d’aujourd’hui.

Je souhaite à nouveau vous souhaiter bonne chance pour cette entreprise qui, espérons-le, permettra de revitaliser la Commission et d’améliorer sa valeur ajoutée.


Je vous remercie , Monsieur le président./.



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