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19 janvier 2010 - Assemblée générale - Réforme du Conseil de Sécurité - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,


La délégation française vous remercie d’avoir organisé cette réunion dans le cadre de nos négociations sur la réforme du Conseil de sécurité.


1. Après plusieurs mois de discussions, nous estimons qu’il est temps de s’engager dans une nouvelle phase qui nous permettrait d’entamer enfin de réelles négociations.

Nous avons souhaité qu’un document du président favorise nos discussions.

Nous nous réjouissons de constater qu’un nombre très important de délégations, de toutes les régions du monde, vous ont appelé à présenter un texte sur lequel se fonderait nos négociations. C’est un message clair que vous avez entendu.

Il est désormais essentiel qu’un texte comportant des options soit préparé par vos soins pour que vous puissiez nous le présenter dans les meilleurs délais.


2. Sur le fond, nous soutenons un élargissement dans les deux catégories de membres. C’est indéniablement un élément de convergence de nos discussions.

La réforme du Conseil doit en effet tenir compte de l’émergence des nouvelles puissances qui ont la volonté d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de Sécurité et qui sont, conformément à la Charte des Nations Unies, en mesure d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

A ce titre, nous soutenons l’accession à un siège de membre permanent de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon. Nous appuyons également une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité notamment parmi les membres permanents. Se pose également la question de la présence d’un pays arabe parmi les membres permanents du Conseil de sécurité.


3. Comme les débats au cours de l’année dernière l’ont montré, les risques de blocage de la réforme du Conseil de sécurité que nous regrettons vivement demeurent entiers.

Afin d’éviter l’enlisement, nous soutenons l’option pragmatique d’une réforme intérimaire, comme le Président de la République française l’a proposé avec le Premier ministre britannique.

Cette réforme intérimaire pourrait prévoir une nouvelle catégorie de sièges avec un mandat plus long que celui des membres actuellement élus. A l’issue de cette phase intérimaire, il pourrait être décidé de transformer ces nouveaux sièges en sièges permanents.

Nous nous tenons prêts à travailler avec tous nos partenaires pour définir les paramètres de cette réforme intérimaire qui devrait faire l’objet d’un examen approfondi lors de la présente session de l’Assemblée générale des Nations Unies, au cours de laquelle nous espérons des progrès significatifs.


4. Je compte sur vous, Monsieur le Président, pour prendre en compte dans votre document les éléments que je viens de souligner pour que nous puissions, ensemble, progresser rapidement dans nos négociations.


Je vous remercie./.



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