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2 septembre 2009 - Assemblée générale : réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité

Elargissement dans les deux catégories de membres

Monsieur le Président,

La délégation française vous remercie d’avoir organisé cette nouvelle réunion de nos négociations sur la réforme du Conseil de sécurité conformément à votre lettre du 12 aout dernier.

Je souhaiterais préciser les éléments essentiels suivants de notre prosition relative à la composition du Conseil de sécurité :

La Charte des Nations Unies confère au Conseil de sécurité de l’ONU la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Son format et ses méthodes garantissent son efficacité.

La réforme du Conseil de sécurité est essentielle pour lui permettre de rester efficace tout en confortant sa représentativité dans un monde différent de celui de 1945.

Selon nous et je comprends que ce point de vue est partagé par de nombreuses délégations, la réforme du Conseil de Sécurité, pour le rendre davantage représentatif des réalités du monde contemporain, doit se faire dans les deux catégories de membres, permanents et non-permanents.

Elle doit tenir compte de l’émergence des nouvelles puissances qui ont la volonté d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de Sécurité et qui sont, conformément à la Charte des Nations Unies, en mesure d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

A cet égard, nous soutenons l’accession à un siège de membre permanent de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon.

Nous appuyons également une présence plus importante des pays africains au Conseil de Sécurité, notamment parmi les membres permanents. Se pose aussi la question de la présence d’un pays arabe au rang des membres permanents du Conseil de Sécurité.

En même temps, l’élargissement du Conseil de sécurité ne doit pas se faire au détriment de l’efficacité de son action et de sa crédibilité en tant qu’organe principal en charge du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Il importe donc que le Conseil garde une taille raisonnable.

Monsieur le Président,

Pour sortir des blocages actuels et afin de permettre d’aboutir plus sûrement à une réforme du Conseil de Sécurité, nous devons faire preuve de pragmatisme et de créativité.

Comme le Président de la République l’a proposé avec le Premier ministre britannique, le 27 mars 2008, puis à nouveau le 6 juiller dernier, nous soutenons l’option d’une réforme intérimaire.

Cette solution pourrait voir la création d’une nouvelle catégorie de sièges avec un mandat plus long que celui de deux ans des membres actuellement élus. A la fin de la phase intérimaire, il pourrait être décidé de transformer ces nouveaux sièges en sièges permanents.

Une telle solution permettrait d’expérimenter pendant une phase transitoire les paramètres d’une réforme du Conseil de Sécurité.

C’est pourquoi nous espérons que cette solution pourra être examinée dans les prochains mois au cours desquels nous espérons des progrès significatifs.

Je vous remercie./.



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