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21 février 2012 - Assemblée générale - Réunion informelle
Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies

Monsieur le Président,

Permettez-moi tout d’abord de saluer la poursuite de l’initiative que vous avez lancée pour ce 8e cycle des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité.

L’approche que vous proposez, pragmatique et respectueuse du cadre défini par la décision 62/557, vise à favoriser les discussions interactives. Je souhaite que cette approche produise les résultats espérés : nous engager tous dans une vraie négociation.

Monsieur le Président,

1. Nous avons désormais sur la table les éléments nécessaires pour avancer et faire évoluer le Conseil dans le sens d’une meilleure prise en compte des réalités du monde actuel, tout en préservant – c’est essentiel - sa capacité à agir et faire face aux défis de sécurité qui nous sont posés aujourd’hui.

Ces éléments, vous les avez justement mentionnés dans votre lettre du 29 décembre dernier. Ce sont, d’un côté, les initiatives intéressantes et utiles de certains Etats membres. De l’autre, le texte de compilation « Rev 3 », présenté il y a quelques mois, et qui pourrait être rendu plus opérationnel au regard des résultats de ce 8e cycle de négociations intergouvernementales.

Monsieur le Président,

2. Sur le fond, les idées de la France sont connues. Comme nous l’avons indiqué la fois précédente, nous appuyons le G4 et sa proposition. Cette dernière va dans le sens de nos positions, répétées à de nombreuses reprises : soutien à un élargissement dans les deux catégories de membres ; soutien à une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité, en particulier parmi les membres permanents ; question posée de la représentation d’un pays arabe.

Le raisonnement est simple : il s’agit de donner leur place aux nouvelles puissances qui auront premièrement - la volonté et deuxièmement - la capacité d’assumer la responsabilité d’une présence permanente au Conseil de sécurité et seront en mesure, conformément à la Charte des Nations Unies, d’apporter une contribution importante à l’action du Conseil au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Monsieur le Président,

3. J’évoquais à l’instant les éléments nécessaires pour progresser dans les discussions sur la réforme. Ceux sur lesquels vous nous faites réfléchir dans le cadre du 8e cycle des négociations intergouvernementales le sont.

Mais s’ils ne sont pas suffisants pour atteindre l’objectif d’une réforme juste et ambitieuse du Conseil, peut-être faudra-t-il penser à une période transitoire.

La France est prête à contribuer aux réflexions sur l’option d’une réforme intérimaire, et non définitive, dont l’idée avait été proposée conjointement par le Président de la République française et le Premier Ministre britannique dès 2008. Les modalités et paramètres d’une telle option devront être le fruit d’une négociation, afin de faire l’objet d’une appropriation par tous les Etats membres.

Monsieur le Président,

Quelle que soit la voie choisie, entre les propositions définitives et les solutions transitoires, la condition préalable est que cette Assemblée montre une volonté claire de s’y engager. J’en suis convaincu, vous trouverez alors des « honnêtes courtiers » prêts à travailler à cette réforme, de manière ouverte et transparente, avec l’ensemble des Etats membres. Soyez assuré que la France contribuera à ces travaux et vous apportera tout son soutien dans ce cadre.

Je vous remercie.



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