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21 octobre 2010 - Assemblée générale - Réforme du Conseil de sécurité - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Réunion sur la " Représentation équitable au Conseil de sécurité, l’augmentation du nombre de ses membres et questions connexes "

Monsieur le Président,

Je vous remercie d’avoir organisé cette réunion sur la réforme du Conseil de Sécurité aussi rapidement après le début de votre mandat.

Les travaux conduits par l’Ambassadeur Tanin ont permis de conclure qu’existent des éléments de convergence entre les membres de l’Assemblée générale sur les principes d’une réforme du Conseil de Sécurité. Ces convergences ont été relevées par le représentant de l’Inde et reprises par le représentant permanent de l’Indonésie. L’élargissement du Conseil dans les deux catégories de membres fait partie de ces éléments qui recueillent un soutien croissant.

Il faut que nous travaillions sur ces convergences, en les précisant, afin d’engager de véritables négociations et éviter la répétition de déclarations unilatérales juxtaposées, que nous connaissons avant même de les entendre. A cet égard, nous pouvons bâtir sur le progrès que constitue le document établi lors de la 64e session grâce aux efforts du facilitateur. Il est temps maintenant de travailler à obtenir un texte plus court, plus opérationnel, qui servira de base aux négociations que nous devons engager avant la fin de l’année.

Sur le fond, nous soutenons l’accession à un siège de membre permanent de l’Allemagne, du Brésil, de l’Inde et du Japon. Nous appuyons aussi une présence plus importante des pays africains au Conseil de sécurité, notamment parmi les membres permanents. Se pose également la question de la présence d’un pays arabe parmi les membres permanents du Conseil de sécurité.

Dans cette perspective qui est la nôtre, nous avons noté l’intérêt manifesté par beaucoup de membres pour une solution intérimaire, qui est une option pragmatique qui a été proposée conjointement par le Président de la République et le Premier Ministre britannique. Elle pourrait représenter un premier pas vers une solution définitive, qui nous permettrait de progresser, et d’échapper au danger de l’embourbement qui nous menace.

Nous attendons avec impatience les prochaines discussions de substance que nous aurons le 11 novembre. Nous avons confiance que la 65e session, sous votre présidence et avec l’aide du facilitateur, pourra ouvrir le dialogue tant attendu, qui devra associer étroitement les capitales. Car c’est au niveau politique que nous trouverons le souffle nécessaire pour porter cette réforme.

Je vous remercie.



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