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10 octobre 2007 : Commission de consolidation de la paix - Débat à l’Assemblée générale : Intervention de M. Jean-Pierre Lacroix, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

L’Assemblée générale examine le rapport de la commission de consolidation de la paix et définit les axes de son action future. Rapport annuel de la Commission de consolidation de la paix et rapport du Secrétaire général sur le fonds de consolidation de la paix.

Monsieur le Président,

Je souhaite vous remercier d’avoir organisé le débat qui nous réunit ce jour à un moment opportun. Souscrivant pleinement à la Déclaration que prononcera tout à l’heure le Portugal au nom de l’Union européenne, j’aimerais brièvement faire les commentaires suivants :

L’enjeu du succès de la Commission de consolidation de la paix est à la mesure des défis de la stabilisation post-conflit : immenses. Collectivement, dans cette salle, nos Etats, réunis au plus haut niveau ont fixé un objectif très ambitieux, qui va bien au-delà d’une nouvelle création bureaucratique. Gardons ce contexte à l’esprit et veillons à honorer ensemble cet engagement. C’est pour la France, la raison d’être de ce débat.

1/ Passé le cap de sa première année d’activités, la Commission de consolidation de la paix doit désormais atteindre son rythme de croisière. Après des débuts difficiles, elle est parvenue à créer un processus qui rassemble tous les acteurs et jeté les bases d’une stratégie qui fédère leurs efforts.

Je tiens à cet égard à saluer le travail réalisé pour produire le cadre stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi autour d’un nombre limité de priorités et d’engagements adaptés aux enjeux cruciaux de la consolidation de la paix dans ce pays. Ce document a été développé en étroite liaison avec le gouvernement, mais aussi, et c’est également important, les partis politiques, la société civile et, plus généralement, toutes les parties prenantes impliquées sur le terrain.

La Commission doit maintenant passer à la phase opérationnelle et piloter la mise en œuvre de ce cadre stratégique. Ceci suppose, en relais des mécanismes établis localement, d’appuyer les actions et projets nécessaires et de suivre les progrès, en veillant à ce que les échéances soient tenues.

Nous espérons qu’un travail similaire pourra être rapidement accompli s’agissant de la Sierra-Leone. Sur ce point, nous attendons avec intérêt le retour de l’Ambassadeur Majoor sur sa visite à Freetown où un nouveau gouvernement issu d’élections démocratiques vient de se mettre au travail.

2/ La question de l’ajout de nouveaux pays à l’ordre du jour de la Commission est désormais posée. Le Conseil de sécurité, conformément à son rôle en la matière, est saisi de la question. Pour la France, cette question est indissociable de la capacité de la Commission de consolidation de la paix à prendre à bras le corps les situations inscrites à son ordre du jour et à dégager des résultats tangibles pour les pays inscrits à son ordre du jour. Avec cet objectif en tête, nous abordons cette discussion de manière ouverte et dans un esprit imaginatif.

Cette exigence de résultat doit aussi guider les méthodes de travail de la Commission. Pour être plus efficace, celle-ci doit pouvoir tirer pleinement parti des nouvelles technologies de l’information et de la communication, comme elle a déjà commencé à le faire avec la vidéo-conférence. La France remercie le secrétariat de son soutien à cette entreprise et l’encourage à poursuivre dans cette voie. La réflexion à venir sur le site internet de la commission offre à cet égard l’occasion de réfléchir à la création d’une véritable plate-forme d’échanges avec toutes les parties prenantes.

3/ Avec le Bureau d’appui à la consolidation de la paix, le fonds de consolidation de la paix, destiné à agir comme un catalyseur, constitue un outil important pour assurer que l’action de la Commission se concentre sur les priorités immédiates, comble les lacunes et dégage des résultats concrets.

Il est essentiel que le fonds de consolidation de la paix inscrive pleinement ses opérations dans le contexte des travaux des différentes configurations de la Commission, pour les pays à son ordre du jour, mais aussi pour les autres interventions du fonds. Parce qu’il s’agit d’un nouvel instrument, il doit pleinement répondre à l’exigence de cohérence et d’intégration des actions de l’ensemble de la communauté internationale, qui a appelé la création de la Commission de consolidation de la paix.

Je vous remercie./.



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