Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

14 octobre 2003 - 58ème session de l’Assemblée générale des Nations unies : Intervention de M. Jean-Marc de La Sablière, représentant permanent de la France

La charte des Nations Unies a investi le Conseil de sécurité de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Comme l’a souligné le Président de la République française lors de la séance d’ouverture de cette session de l’Assemblée générale, il est souhaitable pour sa légitimité que la composition du conseil de sécurité reflète mieux l’état du monde.

C’est pourquoi la France s’est toujours montrée favorable à un élargissement qui conforterait la représentativité du Conseil de sécurité. Cet élargissement doit s’appliquer à la catégorie des membres permanents, car la présence de grands pays est nécessaire. La France soutient en particulier les aspirations de l’Allemagne et du Japon. Devraient aussi rentrer parmi les membres permanents de grands pays d’Asie et d’Amérique, comme l’Inde et le Brésil par exemple, et bien sûr d’Afrique. Dans la catégorie des membres non permanents, la représentativité du Conseil doit aussi être améliorée, de façon à permettre en particulier une représentation accrue des pays en développement.

Cette Assemblée le constatait l’an dernier lors du même débat : les discussions sont malheureusement aujourd’hui dans l’impasse, en dépit de dix années de débats. Il nous faut donc leur donner une impulsion nouvelle, en gardant à l’esprit l’intérêt général. Il nous faut d’ailleurs aussi accompagner une éventuelle réforme de la composition du Conseil de sécurité d’un renforcement de son autorité et de son efficacité dans la mission qui lui est confiée.

Le Secrétaire Général vient de faire des propositions pour relancer la réforme nécessaire de notre organisation. La France approuve pleinement la décision du Secrétaire Général de réunir un Comité des sages indépendant, chargé de présenter des pistes d’action. Mais les membres de l’ONU doivent s’engager eux-mêmes dans la réforme, qui ne touche pas seulement le Conseil de sécurité. La France pour sa part est prête à jouer tout son rôle dans la réflexion qui doit être menée sans tarder pour permettre au Conseil de sécurité de poursuivre son action avec efficacité et détermination./.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU