(Vérifié au prononcé)
Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Cher Elie Wiesel, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames, Messieurs,
Il y a soixante ans, alors que les Alliés prenaient en tenaille les territoires du Reich, aux horreurs des combats venait s’ajouter l’épouvante de la découverte des camps. Tous ceux qui ont alors croisé le regard fiévreux des survivants, découvert les monceaux de cadavres décharnés, assisté à l’agonie pathétique de ceux pour qui la libération arrivait trop tard, ont été marqués à vie par l’impensable et l’indicible.
Depuis les premiers jours de son accession au pouvoir en 1933, le régime nazi avait construit un système de répression implacable et cruel.