Monsieur le Président,
Il est de notoriété publique que certains développements récents dans le domaine de la prolifération balistique ont été à l’origine de la décision prise par certains Etats d’envisager des programmes de défense nationale anti-balistique.
La France est sérieusement préoccupée par la prolifération balistique, et participe activement à tous les efforts menés en vue de la combattre. Elle estime toutefois que les projets de défenses antimissiles du territoire ne sont pas une réponse approprié. Elle estime que la préservation du traité ABM et des équilibres stratégiques qu’il sous-tend, est d’une importance primordiale. A nos yeux, les risques de prolifération balistique ne justifient pas une remise en cause du traité ABM, qui est la pierre angulaire de la stabilité stratégique.
Pour cette raison, nous partageons le point de vue selon lequel il est opportun que l’Assemblée générale réaffirme son soutien au traité ABM. Le traitement par l’Assemblée générale de cette importante question nécessite cependant d’adopter une approche globale et équilibrée. Il est donc indispensable que l’Assemblée générale exprime dans un seul et même texte son attachement à la fois au traité ABM et à la prévention de la prolifération balistique.
Monsieur le Président, tel est le sens des amendements dont nous proposons l’adoption à la Première Commission.