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5 décembre 1997 - Question de la représentation équitable au Conseil de sécurité et de l’augmentation du nombre de ses membres et questions connexes : Intervention de M. Alain Dejammet, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Mon intervention sera brève. Elle a pour objet de confirmer l’intérêt que la France continue de porter aux travaux en cours sur l’élargissement du Conseil de sécurité. Cette entreprise, dans laquelle nous sommes engagés depuis maintenant quatre ans, doit être menée à bien.

L’orientation que préconise la France est dépourvue d’ambiguïté : nous sommes en faveur d’une augmentation du nombre des membres du Conseil de sécurité dans les deux catégories existantes. Nous nous exprimons en faveur de l’accès de l’Allemagne et du Japon, mais aussi de trois pays du Sud à des sièges permanents. Nous soutenons la création de nouveaux sièges non permanents afin d’améliorer la représentativité géographique du Conseil. Nous estimons que, pour ne pas remettre en cause la capacité du Conseil à agir de manière rapide et efficace, l’effectif total de ses membres devrait rester inférieur à 25. Nous sommes favorables à ce que les nouveaux membres permanents disposent des mêmes prérogatives que les membres actuels, tout en étant disposés à travailler à l’élaboration de toute formule qui permettrait un accord général. Nous sommes par ailleurs disposés à poursuivre de manière pragmatique l’effort engagé depuis quatre ans pour rendre plus transparentes les méthodes de travail du Conseil de sécurité.

Les travaux du Groupe de travail au cours de la cinquante et unième session ont, selon nous, permis de progresser dans la voie d’un accord général. L’approche proposée par le Président Razali consiste à procéder en plusieurs étapes. La première consisterait à décider du cadre de l’élargissement. La seconde consisterait à en décider la mise en oeuvre en élisant en particulier les nouveaux membres permanents. La troisième étape serait celle des amendements à la Charte. Cette approche présente l’avantage de laisser suffisamment de temps pour qu’un accord se forme progressivement d’abord sur un cadre puis sur les noms de nouveaux membres, y compris sur d’éventuelles formules de rotation régionale. L’occasion s’offre d’engager véritablement le processus conduisant à l’élargissement du Conseil.

Nul ne conteste que la question de la composition du Conseil de sécurité est un aspect central du processus de réforme des Nations Unies. Un accord sur l’élargissement est donc un aspect indispensable de toute vraie réforme. Nous devons nous donner comme objectif de faire aboutir la négociation. La délégation française est disposée à y contribuer.



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