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6 décembre 1999 - Multilinguisme : Intervention de M. Alain Dejammet, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

J’ai l’honneur de vous présenter aujourd’hui le projet de résolution portant sur le multilinguisme. Ce document portant la cote A/54/L.37 a été distribué mercredi 1er décembre comme document officiel. Ce projet reprend les termes de la résolution 52/23 du 25 novembre 1997 que nous avions adoptée par consensus.

Aux 69 co-auteurs de la résolution, je voudrais préciser que s’ajoutent l’Albanie, l’Allemagne, l’Autriche, le Belarus, la Bulgarie le Brésil, le Cap-Vert, le Chili, la Chine, l’Egypte, l’Inde, l’Italie, le Koweït, le Lesotho, Oman, le Qatar, la République centrafricaine et le Yémen, portant à 87 le nombre des pays co-parrainant le projet.

Ma délégation souhaiterait en premier lieu remercier le Secrétaire général pour son rapport.

En ce qui concerne le projet de résolution, le seul élément qu’il comporte différant de la résolution 52/23 est le paragraphe 2 du dispositif. Ce dernier prie le Secrétaire général de désigner parmi les fonctionnaires de haut niveau du Secrétariat un coordonnateur des questions ayant trait au multilinguisme dans l’ensemble du Secrétariat.

Permettez-moi, à propos de cette simple et très concrète innovation, d’ajouter les quelques commentaires suivants :

- Je voudrais tout d’abord informer les délégations de ce que l’adoption du projet de résolution n’aura pas d’incidences budgétaires.

- En effet, il ne s’agit pas de recruter un nouveau fonctionnaire qui aurait pour rôle de coordonner les questions ayant trait au multilinguisme, mais de désigner parmi le personnel déjà en fonction un administrateur qui servirait de point de contact aux délégations sur les questions relatives au multilinguisme au sein du Secrétariat ; je pense notamment aux questions qui se posent régulièrement concernant l’interprétation, la publication des documents dans les six langues officielles, le développement du site internet de l’organisation, la formation des fonctionnaires dans les langues de travail et les langues officielles. En sus de ses autres activités, ce fonctionnaire veillerait à ce qu’il soit répondu aux questions posées par les délégations dans ces domaines. Les questions ayant trait au multilinguisme touchent en effet plusieurs aspects du fonctionnement de l’organisation : il est important pour le personnel, comme pour les délégations ayant le souci de l’utilisation de plusieurs langues sur une base d’égalité entre elles, de disposer d’un interlocuteur unique.

Ce projet n’entraîne donc en rien une modification du droit en vigueur aux Nations Unies. Il s’inscrit dans le droit fil des efforts constants, depuis l’adoption de la Charte des Nations Unies, pour maintenir la parité entre les langues officielles et les langues de travail des différents organes, pour respecter des principes de l’égalité des langues. Il s’agit là de l’un des éléments qui font la richesse de la vie internationale et contribuent à la promotion de la diversité culturelle.

Le coordonnateur du multilinguisme aura donc un rôle important à jouer dans la préparation du rapport du Secrétaire général que nous demandons pour la 56ème session de l’Assemblée générale.

Tel est l’objet du projet de résolution qui est présenté aujourd’hui à l’Assemblée générale. La liste des co-auteurs du projet témoigne de l’importance que de nombreux Etats membres attachent à cette question. Le multilinguisme est en effet l’un des éléments du caractère universel de cette Organisation.

Je voudrais, pour terminer, espérer que notre Assemblée se prononce sur ce projet de résolution par consensus.



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