Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

6 décembre 2005 - Consultations officieuses de la plénière sur la réforme du Secrétariat et de la gestion : Intervention de M. Jean-Marc de la Sablière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Messieurs les co-Présidents,

J’appuie tout à fait ce qu’a dit l’ambassadeur Thomson du Royaume-Uni au nom de l’Union Européenne.

J’ai souhaité cependant intervenir pour souligner deux points :

- tout d’abord, la réforme de la gestion est un élément capital de la réforme de notre Organisation. Ce n’est pas l’agenda de tel ou tel pays, ou tel ou tel groupe. C’est l’agenda de tous ceux qui souhaitent des Nations Unies fortes et efficaces.

Ne nous y trompons pas : la volonté des Etats membres ne peut être traduite en actes que si le Secrétariat est lui-même performant. C’est pourquoi la réforme de la gestion doit impliquer les Ambassadeurs qui doivent s’y consacrer personnellement.

- en second lieu, le moment est venu d’avoir entre nous, pour dissiper les suspicions, un vrai dialogue. Nous sommes reconnaissants aux co-présidents pakistanais et canadien car c’est en effet sur des propositions concrètes que nous devons débattre et que nous pouvons avancer.

Selon quelle méthode et quel calendrier ?

Nous avons tous en tête bien entendu l’échéance de la fin de l’année car elle correspond en outre à l’adoption du prochain budget.

Nous savons aussi que nous devons être à la fois pragmatiques et ambitieux. Comme plusieurs collègues l’ont indiqué ce matin, de notre collègue américain à notre collègue de la Jamaïque, nous devons en outre définir une approche cohérente. Cette approche cohérente pourrait comprendre trois éléments.

1/ d’ici la fin de l’année, il est essentiel que nous adoptions les premières mesures prévues par le Sommet mentionnées dans le groupe A de la lettre de l’Ambassadeur Akram et de l’Ambassadeur Rock. Ce sont les " récoltes précoces ".

2/ dans le même temps, nous devons nous mettre d’accord au moins sur la méthode et le calendrier qui nous permettra de traiter début 2006 les sujets plus lourds (réexamen des mandats et du règlement financier, amélioration de la gestion des ressources humaines) qui correspondent au groupe B de la lettre de l’Ambassadeur Akram et de l’Ambassadeur Rock. Il doit y avoir une seconde récolte dans le premier tiers de l’année prochaine. Mais nous devons en mettre en place les conditions avant la fin de l’année.

3/ sur le budget, notre organisation a besoin d’un budget régulier biennal à la fin de l’année. Ce budget doit intégrer l’impact financier de l’ensemble des mesures de réformes d’ores et déjà décidées à la suite du Sommet ("récolte précoce" en matière de réforme de gestion, mais aussi autres réformes).

Il nous faut en même temps nous engager à ce que les autres mesures de réforme que nous adopterons au cours de l’année prochaine - la seconde récolte - trouveront bien leur traduction concrète dans notre budget biennal qui sera alors en cours d’exécution.

Monsieur le Président,

Nous avons tous une obligation de résultat car la réforme de la gestion est la clef de l’efficacité et donc de la crédibilité de notre organisation.

Il nous reste peu de temps avant le fin de l’année. Nous avons besoin d’un concours actif et déterminé du Secrétariat. Nous devons nous expliquer entre nous et nous mettre d’accord rapidement sur un programme concret tel que celui que je viens d’évoquer./.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU