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3 novembre 2008 - Groupes de pays en situation particulière - Point 52 - Intervention prononcée au nom de l’Union européenne par M. Stéphane Crouzat, Conseiller

63ème ASSEMBLEE GENERALE
Débat général de la Deuxième Commission

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom de l’Union européenne.

La Turquie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et l’Arménie se rallient à la présente déclaration.

L’Union européenne remercie le Haut-représentant et le Secrétaire général pour le rapport présenté sur l’examen du Programme d’action de Bruxelles (2001-2010), qui souligne très justement l’impact négatif de la crise alimentaire sur ces pays particulièrement vulnérables, alors même qu’ils connaissent pour la plupart une croissance économique significative. Celle-ci est remise en cause aujourd’hui par la crise financière et économique qui va toucher plus particulièrement les PMA.

L’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de la mise en œuvre du programme d’action de Bruxelles. La troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) de 2001, à Bruxelles, a été un événement majeur pour la mobilisation internationale en faveur des PMA.

L’Union européenne est l’un des soutiens les plus importants aux PMA. Elle s’est engagée à consacrer 0,15 à 0,20% de son revenu national brut à ces pays. L’Union européenne a engagé une importante réforme de ses liens avec les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique, qui sont constitués d’une majorité de PMA. Le 10e Fonds européen de développement, qui couvre la période 2008-2013, est doté de 22,7 milliards d’euros. 90% de cette somme ira aux PMA. Parmi les mesures prises pour répondre aux besoins engendrés par la crise alimentaire, qui touche tout particulièrement les PMA, et en sus du redéploiement d’une partie de ses programmes, l’Union européenne envisage la création d’un instrument ad hoc, dit " facilité de réponse rapide à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement ", qui pourrait s’élever à un montant d’un milliard d’euros.

L’Union européenne se réjouit de l’organisation d’une quatrième conférence des Nations Unies sur les PMA. Cette conférence sera une opportunité offerte à tous les partenaires de développement d’évaluer ensemble la mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles.

L’Union européenne remercie le Secrétaire général pour sa note exposant les modalités d’organisation de cette quatrième Conférence. Il s’agira de faire le bilan de la mise en œuvre du Programme d’action 2001-2010, d’examiner la mise en œuvre de mesures internationales d’appui que ce soit en matière d’APD, de dette, d’investissements ou d’échanges commerciaux, et de formuler des politiques et mesures appropriées en vue du développement durable des PMA. Elle devra également tenir compte de l’impact sur les PMA des résultats obtenus à Doha sur le suivi de la conférence de Monterrey. Lors de la conférence de Doha, l’Union européenne ne ménagera pas ses efforts en faveur d’une plus grande mobilisation pour promouvoir une croissance durable des PMA et la réalisation des objectifs du Millénaire en particulier l’éradication de la pauvreté qui touche au premier chef ces pays. L’Union européenne souhaiterait que la Conférence se penche notamment sur l’importance pour les PMA de s’approprier leurs stratégies nationales de développement, d’améliorer les capacités productives dans le domaine agricole, et de développer les infrastructures.

Enfin, l’Union européenne continue de considérer la graduation de pays de la liste des PMA comme une étape positive dans le processus de développement. Cependant, elle est consciente du besoin d’assurer une transition douce à ces pays pour les préparer au mieux à leur pleine intégration dans l’économie mondiale et pour assurer une certaine continuité des plans et programmes de développement.

Monsieur le Président,

L’Union européenne souhaiterait enfin souligner sa satisfaction quant à la teneur des travaux de la Séance plénière de haut niveau consacrée à l’examen à mi-parcours du Programme d’action d’Almaty des 2 et 3 octobre 2008. L’Union européenne salue le fait que cette réunion ait abouti à l’adoption d’un document final équilibré, complet, et débouchant sur des recommandations concrètes, dans le cadre déjà fixé par le Programme d’action d’Almaty.

L’Union européenne rappelle que ce programme d’action repose sur un partenariat entre pays enclavés, pays de transit et partenaires du développement. Vous pouvez être assurés qu’elle assumera sa part de l’effort.

Je vous remercie./



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