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13 juin 2013 - Assemblée générale - Mise en œuvre de la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida et des Déclarations politiques sur le VIH/sida - Intervention de Mme Camille Petit, représentante de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

La France s’aligne sur la déclaration de l’Union européenne.

Nous remercions le Secrétaire général pour son rapport (sur les progrès réalisés et ceux qui restent à effectuer pour atteindre les objectifs de la Déclaration politique de 2011) Il est désormais possible d’espérer faire émerger une génération sans sida. Cela requiert la poursuite d’efforts soutenus et conséquents.

La France a fait de la lutte contre le VIH et le sida une priorité et réaffirme son engagement dans les réponses nationale et internationale contre l’épidémie.

Monsieur le Président,

Au niveau national, la France a mis en place un plan de lutte contre le VIH, le Sida et les infections sexuellement transmissibles, pour la période 2010-2014. Ce Plan s’articule autour de cinq axes : la prévention ; le dépistage ; la prise en charge médicale ; la prise en charge sociale et la lutte contre les discriminations ; la recherche. Des progrès ont été accomplis, notamment en matière de dépistage du VIH (avec récemment la diffusion d’auto-tests) et de baisse de la mortalité liée au Sida. Ces progrès ont été réalisés notamment grâce la prise en charge sans discrimination des populations vulnérables, notamment des personnes LGBT, par des politiques de réduction des dommages pour les usagers de drogue et par la pleine réalisation des droits sexuels et reproductifs (avec le remboursement de tous les moyens contraceptifs pour les jeunes-femmes de 15 à 18 ans). La lutte contre le VIH et le sida requiert un effort financier, mais également un engagement en faveur des valeurs d’équité, de justice sociale et de défense des libertés fondamentales.

Monsieur le Président,

Au niveau international, la France prend toute sa part dans cet effort, qui se reflète notamment dans sa contribution financière, une de plus élevées au monde : soit 313 millions d’euros en 2012. La France est le deuxième donateur au Fonds mondial avec plus d’un milliard d’euros sur la période 2011-2013 (360 millions chaque année). Elle est aussi le premier donateur à UNITAID, avec 110 M EUR en 2012, grâce à des financements innovants.

Ces efforts portent leurs fruits, grâce à la baisse du coût des thérapies antirétrovirales. La réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est une réussite. Nous saluons, à cet égard, le rôle d’ONUSIDA, du Fonds mondial et d’UNITAID, ainsi que des initiatives régionales, telles que la feuille de route de l’Union africaine sur la responsabilité partagée et la solidarité mondiale. Pour autant, encore près de 7 millions de personnes éligibles ne reçoivent toujours pas de traitement. Les populations qui présentent la prévalence la plus élevée sont privées d’un accès équitable aux services.

Il est donc indispensable d’accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et de poursuivre nos efforts après 2015. La lutte contre le VIH et le Sida doit être multisectorielle et intégrée. Nous souhaitons que le cadre de développement après 2015 soit à la mesure des enjeux. La lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, mais aussi la santé maternelle et infantile et la lutte contre les maladies non transmissibles exigent de renforcer les systèmes de santé et de donner accès, sans discrimination et sans risque d’appauvrissement, à des services de santé de qualité. C’est la définition de la couverture sanitaire universelle. Nous souhaitons que cet objectif englobant, universel et mesurable ait toute sa place dans le cadre de développement après 2015.

Je vous remercie.


En savoir plus sur la thématique Santé à l’ONU.



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