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17 octobre 2012 - Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté - Intervention de M. Martin Briens, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

(Vérifier au prononcé)

Mesdames, Messieurs,

La célébration de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté revêt cette année une tonalité particulière. Nous célébrons le vingt-cinquième anniversaire de la création d’une journée internationale consacrée à cette cause. C’est un événement auquel nous participons chaque année. Je remercie le Secrétariat ainsi que Son Excellence Monsieur Der Kogda, l’ambassadeur du Burkina Faso qui co-parraine cette manifestation.

Je salue l’investissement des membres de l’association ATD-Quart monde. Ils poursuivent l’œuvre du père Joseph Wresinski, fondateur de ce mouvement qui, le 14 juillet 1956, rejoignant les 252 familles rassemblées dans le camp des sans-logis de Noisy-le-Grand, déclare alors être « hanté par l’idée que jamais ces familles ne sortiraient de la misère aussi longtemps qu’elles ne seraient pas accueillies dans leur ensemble, en tant que peuple, là où débattaient les autres hommes ». Au premier rang de ces lieux, bien sûr, il citait l’ONU.

Cette année, de nombreuses manifestations s’organisent autour de l’éradication de la pauvreté. Au Trocadéro ce sont les vingt-cinq ans de commémoration de la plaque posée pour l’éradication de la pauvreté et ici aux Nations Unies nous célébrons les dix ans de cette plaque posée au sein des bâtiments onusiens.

Ces manifestations nous permettent d’entendre des témoignages de toutes les générations, de tous les continents, des témoignages artistiques qui nourrissent et illustrent nos efforts pour que dans tous les pays, cette cause représente un des piliers de la promotion des droits de l’homme. C’est aussi l’occasion de prendre acte du travail de la rapporteuse spéciale sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme qui a proposé des principes, mis à la disposition de chaque Etat, afin de déployer des stratégies d’éradication de l’extrême pauvreté qui soient respectueuse des droits de l’homme. Madame Sepulveda a ainsi fourni des outils différenciés qui permettront à chaque Etat de pouvoir faire des progrès dans l’éradication de l’extrême pauvreté.

Sur cette base, une résolution portée par la France et neuf autres co-auteurs à Genève, lors de la vingt-et-unième session du Conseil des droits de l’homme, a permis d’adopter les principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme.

Le chemin reste difficile. Mme Santos Pais, Représentante Spéciale du Secrétaire Générale sur la violence à l’égard des enfants, dont la France soutient le mandat, est là pour nous le rappeler.

Il faut donc poursuivre l’effort ici à l’ONU notamment avec le Pérou qui porte une résolution sur ce sujet en 3ème .commission de la 67ème Assemblée générale, mais également dans le cadre de l’agenda du développement post 2015.

L’éradication de la pauvreté est le premier des objectifs du millénaire pour le développement. Cet objectif est à la croisée de nombreux sujets sur lesquels la France poursuit son investissement.

Les réformes de la gouvernance financière et la mise en place de financements innovant concourent à cet objectif. C’est dans cet esprit que la France va mettre en place un prélèvement sur les transactions financières afin de donner des conditions pérennes au développement économique et social et ainsi contribuer à la lutte contre la pauvreté.

Dans l’agenda post 2015, il faut bien sûr poursuivre nos efforts pour la mise en place d’un modèle de développement durable. La crise des dettes souveraines en Europe a montré qu’il était possible de s’unir pour en atténuer les effets délétères, en promouvant un pacte de stabilité et de croissance soutenable, indispensable pour lutter durablement contre la pauvreté et ses conséquences à long terme sur les individus et leur pays.

Aux côtés de l’Europe, c’est tout l’espace francophone, soit désormais 77 pays, qui se mobilise, au service de la solidarité. Par la déclaration finale du Sommet qui s’est tenu à Kinshasa, nous nous sommes collectivement engagés à participer activement à la formulation et la réalisation d’objectifs de développement durable. Nous avons affirmé notre résolution à mettre en œuvre des stratégies nationales de développement durable afin de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à la préservation des ressources de l’environnement.

Je veux donc profiter de l’occasion qui m’est donnée pour saluer l’engagement personnel, au sein du Comité international du 17 octobre, du Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Son Excellence Monsieur Abdou Diouf, dont nous allons entendre une allocution.



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